
Je mets un peu de temps à trouver le sommeil. Ou du moins, c’est ce que je crois…
Je me retourne sans arrêt dans mon lit, et pourtant, ce que je vois devant mes yeux n’a rien d’une chambre…
C’est une pièce vide, noire, sans porte, sans fenêtre, sans rien.
J’avance lentement, chacun de mes pas me donnant l’impression de me décomposer. Je ne sais pas vers quoi je me dirige, mais je le redoute préalablement.

Puis, soudainement, une silhouette se dessine, au loin. Une silhouette sûre d’elle et imposante.
J’aimerais rebrousser chemin, retrouver la sécurité de mes draps, mais il est trop tard…
Mes jambes n’en font qu’à leur tête, et se précipite vers cet inconnu que je soupçonne de ne pas l’être tant que ça…
Il se retourne lentement, tandis que je cesse enfin de courir. Le voir, lui, son visage me donne des frissons. Des frissons d’horreur.
Il est si beau, paraît si doux…
Illusion. Simulation parfaite de la tendresse, cachant une âme des plus noircies. Je tente un mouvement de recul sans y parvenir.

Il se rapproche de moi, et je ne peux rien faire. Cependant, je n’ai pas peur… Pourquoi ? Parce que je me rends compte que je suis en train de rêver.
Je suis bloquée dans un monde imaginaire, cependant, je n’arrive pas à en sortir. Je ne peux pas ouvrir les yeux.
L’homme à la peau mate se met à sourire.
Il est si beau, paraît si doux…
Je veux dire quelque chose, mais les mots semblent mourir au fond de ma gorge. Lui, continu de sourire inlassablement, et prend mes mais dans les siennes, dans un geste rassurant.
Il est si beau, paraît si doux…
Il est si maléfique…

Je me force à observer cet homme que je n’ai jamais aimé, mais qui m’a tant aidée, pour ensuite me faire sombrer dans une vie que je ne voulais pas.
- Je te cherche, Lyra, déclare-t-il d’une voix grave.
- Je sais, Diego…
Ma voix parait si faible à côté de la sienne…
- Je te retrouverai, me promet-il. Tu ne pourras pas m’échapper… Tu sais que tu ne pourras pas… Je vais tout détruire autour de toi, tout. Tu n’auras plus rien, seulement moi.

Je ferme les yeux, emprisonnée par le poids des paroles qu’il vient de prononcer. Tout ça n’a beau être qu’une illusion, mon rêve est animé par un arrière gout de réel que je ne peux supporter. Il va me traquer jusqu’à me rendre à nouveau prisonnière…

Je soulève les paupières, et découvre un visage aux traits animés par une beauté folle. La couleur blonde de ses cheveux est la seule chose que le relit à l’homme qui se trouvait à sa place quelques secondes avant… Et pourtant, je trouve qu’il lui ressemble tant… Pas à cause des expressions qu’il arbore, non, mais parce que lui aussi, semble si calme et tendre.
Andreas penche son visage vers moi et me murmure d’une voix chantante ;
- Pars, pars Lyra, marche en ligne droite, ne t'arrête jamais. Avance sans te retourner, c'est la clé pour repousser la souffrance. Va, Lyra, Va...













Raa j'aimerai bien me retrouver dans une pière noire avec andreas et diego
