
Il tourne son visage vers moi, et m’observe quelques secondes d’un regard un peu excédé que je tente d’ignorer. Puis, il reporte son attention sur le match de foot qui le passionne au moins autant que moi, et lance ;
- Excuse-moi, Lyra, mais là, je n’ai vraiment pas envie de parler…
Ses paroles me choquent presque. Éberluée par sa gentillesse, j’ouvre des yeux rond et les pose sur son profil.
- Depuis quand tu t’excuse pour ce genre de choses ?
- Depuis que j’apprends à bien t’aimer, répond-t-il.
Je souris, presque involontairement. De la part de Clint, c’est énorme. Ce type est tout simplement formidable…

Je me mets à rire très légèrement, et le taquine alors qu’il reporte son regard sur le match, télécommande à la main ;
- Oh, c’est mignon…
Il se renfrogne soudainement tout sourire disparaît de ses lèvres. Cependant, cela ne m‘alarme pas.
- Oui, bah ça va, je ne t’ai pas fait une déclaration d’amour non plus, hein…
Sa fierté m’amuse. Bien sûr que non, il ne m’a pas fait une déclaration d’amour. Une simple déclaration d’amitié. Ce genre de paroles qui me font du bien et me réconfortent. Je crois que jamais je n’ai entretenu une relation si peu ambiguë avec un homme. Un ami, et rien d’autre.
Mais un ami devenu extrêmement cher, en très peu de temps.

Je me lève, soudain plus légère, et lui lance un bonne nuit amical auquel il répond à peine feignant une fascination démesurée pour le match qui vient de toucher à sa fin, ce qui ne semble pas le gêner le moins du monde.
Je ferme la porte de ma chambre derrière moi, te me change rapidement avant de me glisser dans mon lit.
Peut-être vais-je parvenir à finir paisiblement cette journée, finalement.
Pourquoi ne serait-ce pas le cas ? Chaque jour, une chance d’être heureux se présente… Il suffit de la reconnaître, et de la saisir.
Le bonheur est immatériel, et pourtant, il est si aisément identifiable…
















eh oh ...ta fait une faute ta fait une faute ta fait une faute
chui trop fiere