
J’entends au loin la voix de son copain qui l’interpelle à nouveau. Tout se joue en une seconde. Troublé, il desserre un peu son étreinte, et mon corps réagit plus vite que mon esprit.
Avant même que je n’ai le temps de réaliser, je lui administre un coup de pied magistral en plein dans les parties génitales et je me sauve à toute allure.

Cette fois, je suis perdue. De rage, j’essuie mes larmes, et me maudis intérieurement. Je suis trop tremblante et troublée pour me rappeler du chemin. Je ne sais plus où je vais. Tout ce qui compte maintenant, c’est de fuir, et c’est la seule chose que je sois capable de faire.
Je cours inlassablement, et au bout d’un instant, j’entends sa voix m’appeler. Il me poursuit.
Une dose d’angoisse force mon adrénaline, et je me mets à sprinter d’une manière dont je n’aurais jamais été capable sous aucune autre circonstance.
Le salaud me rappelle, il m’insulte, vocifère, et pire que tout, il me rattrape. Je laisse échapper un court hurlement, espérant qu’un éventuel passant m’entende, je guette une voiture qui n’arrive pas, je tourne frénétiquement ma tête de droite à gauche pour ne voir personne, j’ai peur, je panique, tout devient trouble, mes jambes refusent de me porter plus longtemps, je vais m’effondrer et être à sa merci à nouveau, je vais…

Je heurte quelqu’un de plein fouet et me retrouve cul par terre.
Je suis d’abord trop sonnée pour réaliser, puis petit à petit, j’entends une voix marmonner et vociférer. Pas de la même manière que ce type qui me poursuit. Non, d’une façon plus… détachée.
Le rapprochement se fait en un éclair, et brusquement, je n’ai plus peur.
- C’est un réflexe chez toi de me foncer dedans à chaque fois que tu me vois ? Marmonne Andreas en m’aidant à me relever sur mes jambes tremblantes. Ho, Lyra, t’as vu un mort ou quoi ? Hé, répond !

Il s’immobilise. J’en déduis qu’il est arrivé. Brusquement, je sens le bras d’Andreas se passer dans mon dos et il me serre contre lui. Je me laisse aller, paralysée par les vestiges de ma peur, et hume son odeur masculine et rassurante à plein nez.
- Sauve-moi… Je murmure faiblement.
Je n’ai pas besoin de répéter. Il me lâche à mon grand regret, et par réflexe, je ramène mes bras autour de mon corps pour me protéger, maintenant qu’il ne me serre plus.

Il s’avance vers le type qui lui ne bouge pas, sans doute effrayé d’être démasqué, et ralentit par les effets de l’alcool. Le jeune bond considère le salaud d’un coup d’œil presque amusé, et sans prévenir, lui administre un coup de poing très violent en pleine tête.
Le type s’effondre, sans doute assommé.
- Ca tombe bien, marmonne Andreas d’une voix haineuse, j’avais très envie de cogner quelqu’un depuis ce matin…













trop booo andreasss
