
Le jeune homme lâche Cloe à contrecœur, et s’éloigne de quelques pas, faisant face à son frère et sa mère.
Will regarde celle-ci d’une façon éternellement protectrice. Trop, même. Mais tout le monde y est habitué.
Il soupire, se sentent soudainement impuissant. Il ne peut pas refuser la requête de sa mère. Sinon, il condamne sa petite sœur à vivre ainsi. Il a très bien comprit le manège d’Elizabeth. Elle ne lui a pas demandé de l’argent par téléphone, parce qu’elle savait qu’il aurait refusé net. Alors elle l’a fait venir ici, là où elle pourrait manipuler Cloe pour obtenir les faveurs de son grand frère. Maléfique, pour sûr, elle l’est.

- C’est bon, tu l’auras ton fric, marmonne le jeune blond, résigné.
Il ne laisse pas sa colère exploser. Il sait qu’en cet instant, Will et sa mère jubilent de son abdication. Lui, il en souffrirait presque. Dieu, qu’il aimerait pouvoir vivre sans être incapable de refuser quoi que ce soit à ses sœurs ! Mais c’est impossible. Tout bonnement impossible.
- Tu m’en verseras à chaque fois que je te le demanderai ? S’enquit Elizabeth.
- Si je ne suis pas sur la paille, ouais, grogna Andreas lutant intérieurement pour ne pas exploser une bonne fois pour toute.

Elle profite cette salope, elle profite, et bien comme il faut ! Will émet un petit rire vainqueur, et c’est la goutte d’eau. Le jeune blond se retourne et se rue en sa direction, dans l’intention de le frapper, mais il se retient au dernier moment.
- C’est quoi ton problème ?! Crache le rouquin. Tu t’en prends à moi parce que je suis gay, c’est ça ?!
Andreas secoue doucement la tête, un vil sourire animant ses traits.
- Tu joues la carte de l’homo, comme d’habitude… Rit-il. T’es pas gay Will, ou plutôt, tu l’es parce que tu seras jamais capable d’aimer une autre femme que…

- TA GUEULE ! Cingle Will en donnant un fort coup de pied dans le tibia de son frère.
Celui-ci étouffe un cri de douleur. La peine physique est insupportable. Il veut hurler, mais il ne le fait pas. La violence du coup a été dupliquée par le manque d’H.
Il n’en peut plus, il ne peut plus rien supporter. Il n’a qu’une idée en tête, se piquer, tout de suite, tout oublier.
Il se rue dehors sans un regard en arrière.

- Je veux être seul, vocifère-t-il à l’adresse de Jake qui s’avance vers lui d’un pas inquiet.
Puis, il se met à marcher seul le long du trottoir, épuisé, meurtri. En cet instant, les cicatrices qui lui avaient laissé ses ailes arrachées d’ange déchu le font souffrir. C’est une douleur physique, n’est-ce pas ? Il n’y a rien de psychologique dans tout ça… Il ne peut pas souffrir moralement.
Il ne peut pas puisque de l’intérieur, il est mort.
















Je n'ai jamais lu une histoire aussi vraie ,on est pris tt à fait dans votre trame!
Mademoiselle ecrivez des livres vous avez du talents je comprends votre succès,je suis sidérée tellement votre histoire me passionne!
BRAVOOOOOOO