
Un an plus tard.
En fin d’après midi, un certain 7 Janvier. La rue ou habitaient les quatre garçons était déserte lorsque j’avais claqué la portière de ma voiture. J’étais venue rendre un CD que mon frère m’avait prêté. Il faisait sombre, trop sombre. C’était peut-être un présage. J’avais sonné, personne n’avait répondu. J’avais sonné une deuxième fois. La porte s’était ouverte.
Des valises attirèrent mon attention. Deux valises, et un visage aux yeux affreusement rougis.
- Emy… Avais-je murmuré. Où… Où tu vas ?
- S’il te plaît, Tess, ne rend pas la tâche plus difficile !

Cette phrase avait été la dernière que j’avais entendue d’elle. Prononcée sèchement, froidement. Les mots avaient été lancés pour faire du mal.
Puis, elle était partie, le son de ses talons contre le gravier à jamais ancré dans mon esprit. Quelques secondes plus tard, j’avais entendu un « reviens » lointain, déchiré.
Je m’étais précipitée à l’intérieur.
Clint était là, dans le salon, le visage rougis par les larmes qui coulaient encore, recroquevillé sur lui-même. Il n’avait même pas remarqué ma présence, il pleurait, il hurlait de rage et de peine, à s’en casser la voix définitivement.

- Reviens… Reviens… REVIENS ! Criait-il à une Emily qui n’était plus.
Il tendait les mains vers l’avant comme si elle s’était trouvée juste en face, à quelques centimètres de lui. Ses doigts se refermaient dans le vide, et à chaque fois qu’il le réalisait, il hurlait de plus belle. Une boule s’était formée dans ma gorge, et je m’étais jetée sur lui, le prenant par les épaules, et il s’était mis à sangloter.
- Elle va revenir… Avais-je dit d’une voix douce.
Il n’avait rien dit, s’était contenté de crier. Se doutait-il que je souffrais presque autant que lui ? Le voir aussi détruit m’affectait tellement plus que cela n’aurait dû…
- Non, elle ne va pas revenir, cette conne… Avait-il enfin répondu.

Ses sanglots n’avaient pas cessé, mais sa voix ne tremblait plus. La tristesse ne se traduisait plus que par ses larmes, tant son ton illustrait sa fureur. Qu’il parle d’elle comme ça m’avait coupé le souffle. Jamais je n’aurais pensé qu’il soit capable de tant de haine à son égard.
- Mais Clint, tu l’a…
- Je ne l’aime pas ! Avait-il rugi. Je ne l’ai jamais aimée, je lui faisais confiance, c’est tout ! J’avais simplement besoin d’elle, et elle a choisi de se tirer ! Je n’ai jamais aimé personne, Tess, ne cherche pas à comprendre ! Elle est partie, et c’est tout, elle ne va pas revenir, et je m’en fous ! Qu’elle se casse, cette pute ! Je veux ne plus jamais la voir, tu m’entends ? Même pas entendre parler d’elle, plus jamais ! Plus jamais, plus jamais…
Il avait presque paru convaincant… Si ce n’est que ses pleurs avaient redoublés d’une manière que je n’aurais jamais cru possible.

















je t'aiiiiime Cliiiint et tu m'aimeraaas un jouuur Emilyy c'est kune petaaasssse ^^