
Tess
e m’enferme dans ma voiture, et démarre à toute vitesse.
J’en ai marre, marre que tout aille mal au point d’en avoir envie de crier. Depuis que ma sœur est ici, je n’ai pas connu un seul foutu jour de bonheur. J’explose, sans que personne ne l’ai soupçonné.
Mais de toute façon, je suis comme ça. J’intériorise, encore et toujours, puis soudainement, un détail vient détruire tout mon self control. Je crie, je hurle, je m’en prends à la terre entière pour ne pas pleurer.
Un rien peu me faire craquer. Et en cet instant, ce rien porte un prénom. Clint.
be

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Je le hais, au plus profond de mon être, je le hais.
Et je me maudis de ressentir quelque chose de si fort pour lui. La haine est malheureusement trop proche de l’amour, seule une ligne invisible départage ces deux sentiments. Une ligne qu’on franchit très, voire trop, facilement, et derrière laquelle je ne cesse de basculer.
Tout chez lui m’insupporte. De sa manière de se comporter en salaud invétéré avec les femmes jusqu’à sa froideur impossible à briser.
Cette froideur qu’il a fait devenir sienne depuis déjà bien longtemps. Je crois que je ne comprendrai jamais d’où elle provient. Sans doute de son enfance, ou de son adolescence… D’une part de sa vie où je ne le connaissais pas encore.
be

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D’une part de sa vie qui l’a brisé.
Il semble se chercher de jour en jour, il semble se battre pour garder la tête hors de l’eau, et continue pourtant d’afficher un sourire sur son visage. Figé, certes, mais un sourire quand même.
Il s’en sortira, je le sais, ce n’est qu’une question de temps.
J’espère seulement faire parti de sa renaissance.
Une fois de plus, je me prouve à moi-même cette réalité à laquelle je ne veux pas faire face.
Je suis indéniablement, profondément, et dangereusement amoureuse de lui.
















, et puis c'est passé

