
Je suis interloquée par la façon dont Jake renforce l’image d’insensible que dégage le blond. Si mes souvenirs sont bons, ils sont meilleurs amis.
Et apparemment, ça n’empêche pas mon interlocuteur de descendre Andreas dans son dos.
Je souris. Et on ose dire que les femmes sont hypocrites ? Quoi que… Peut-être les deux hommes ont l’habitude de se balancer leur quatre vérités fréquemment, et ressentent le besoin de faire partager leur point de vue aux autres, je n’en sais rien.
Je me lève.- Je te laisse t’habiller, acquiesce-t-il à ma requête silencieuse.
Il sort, et je reste là, les bras ballants le long du corps quelques instants. Parler d’Andreas me rappelle ce sentiment effrayant de déjà vu que j’avais éprouvé en entendant sa voix.
Je n’ai pas compris sur le coup, et je ne comprends toujours pas.
Cela me semble impossible que je l’ai déjà rencontré, par le passé.
Une beauté si spéciale accompagnée de cette froideur déjà légendaire à mes yeux ne s’oublie pas. C’est une rencontre qui marque à vie, j’en suis persuadée.
Il faut que j’arrête mes délires de paranoïa.
Mais une chose est sûre, il m’effraie. Je trouve sa manière de se comporter comme si tout n’était qu’un jeu inquiétante.
Car quelqu’un que rien ne touche ne s’impose pas de limites. Et ce sont le genre de personnes que rien ne peut arrêter.
J’ai été confrontée à ce type d’individus une seule fois dans ma vie, et c’est une expérience que je souhaite de tout cœur ne jamais renouveler.
Mais il lui ressemble, mon Dieu, qu’est-ce qu’il lui ressemble…
Il porte cette même insensibilité constante sur son visage que je n’ai pourtant aperçu que l’espace d’une soirée. Cependant, Andreas semble détruit, quelque part.
Je tente de le chasser de mon esprit. Je ne dois pas me laisser déstabiliser par cette similitude qui n’est évidente qu’à mes yeux. Même si au fond de moi, je sais bien qu’il est trop tard. Il m’obsède déjà d’une façon démesurée.
Peut-être avec le temps, parviendrai-je à faire la différence, et à me détacher…
Peut-être.

















).
t'es toujours ma coupine, hein, dis ?