
– Bouge pas, lance-t-il en riant, tandis que je me redresse et suis prise d’un léger vertige qui me force à me rasseoir sur mon lit.
Il me fait m’allonger doucement, et place un oreiller sous ma tête. J’ai l’impression qu’il prend soin d’un bébé en porcelaine, tant il est précautionneux. Cela m’exaspère au plus haut point, mais je suis trop épuisée pour dire quoi que ce soit.
Il fait un ou deux pas en arrière, et croise les bras.- T’as toujours eu une santé fragile, d’après ton frère et sa sœur, lance-t-il soudainement, et tu traduis tes émotions par des réactions physiques très fortes. Il faut que tu fasses attention à toi et tes sautes d’humeur. Ca peut engendrer des réactions trop importantes pour que ton corps puisse le supporter.
Je le dévisage, levant un sourcil. Pourquoi me dit-il cela ? Est-ce son problème ? Non, il ne me semble pas.
- Je croyais que t’étais chanteur à la base, pas médecin, je le remballe, presque pleinement maîtresse de mes pensées.
Il émet un léger sourire en coin, et lève les yeux au ciel, presque amusé.
- J’étais infirmier, à la base.
- La musique et les sciences, ça fait pas bon ménage, je rétorque, obstinée à le remballer.

Je ne sais pas ce qu’il m’arrive, mais je ressens le besoin insatiable d’envoyer quelqu’un promener. Le pauvre Jake étant le premier qui à le malheur de croiser mon chemin, c’est sur lui que je m’acharne. Cependant, sa réaction me surprend.
Au lieu de me cracher au visage que je ne suis qu’une vieille peau aigrie, il sourit inlassablement, et répond ;- Toi, je sens que tu ne t’es pas reposée pendant bien longtemps pour être autant sur les nerfs !
J’apprécie sa manière d’accepter ma mauvaise humeur. Il est le seul qui ne porte pas un constant masque de froideur à en rire. Alors je me détends immédiatement. Je souris, même.
Je crois, non, je suis sûre, que je viens de faire la plus positive de mes rencontres depuis mon arrivée.





c'était la meilleurrìe histoire de Gwen je crois...


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