
– Si ça te gêne tant que ça qu’elle sorte avec des blaireaux, tu n’as qu’à repartir avec elle, elle n’attend que ça, je propose dans l’espoir naïf qu’il médite sur mes paroles.
Il éclate d’un rire froid et dénué de réelle joie. Et soudainement, je suis content qu’il se fiche de mes conseils comme de l’an quarante. Aucune femme ne devrait se risquer dans une relation avec un type incapable de ressentir quoi que ce soit qui se rapproche de l’amour. Aucune.

Il tient à Camilla, c’est indéniable. Au point de l’embrasser, de coucher avec elle, même, occasionnellement. Ca s’arrête là. Il ne s’engage jamais.
Sauvage, inaccessible. C’est cette couverture qui est la sienne qui attire tant les femmes à la manière d’un aiment.- Je ne ressortirai pas avec Camilla. Je suis bien trop incapable de me stabiliser, tu le sais. Je ne veux pas lui faire du tort, ni à elle, ni à moi, par ailleurs. Ce n’est pas de ma faute si je ne l’aime pas.
- Mais elle est importante pour toi.
- C’est vrai, opine-t-il. Je l’ai vue naître. Mon premier baiser, c’était elle, première fois que j’ai fait l’amour, c’était elle. Tu ne peux pas te détacher d’une personne aussi spéciale.
« Alors pourquoi continues-tu de jouer avec elle ? » est la question qui résonne sans fin dans mon esprit et qui ne franchira jamais le barrage de mes lèvres. Il faut que j’arrête de tenter de le comprendre, et que je m’en tienne au statut qu’il occupe dans ma propre vie : l’un de mes meilleurs amis. Point barre.















