
Et puis de toute façon, que deviendrait le monde si chacun se mêlait des problèmes des autres ? Un capharnaüm sans ordre ni loi.
J’ai déjà les miens, personne ne s’en soucie. Peut-être parce que je ne les dis ni ne les montre pas. Mais ça reste pareil.
Mais une chose est sûre, je déteste Lyra. Je me fiche de ce qui avait bien pu se passer entre elles, mais son retour perturbe Tess. Trop, sans doute. C’est suffisant pour moi. Et je veux le lui faire comprendre.- En tout cas, dès que t’en peux plus, je la vire vite fais bien fait ! Je lance d’un son sec.
Tess secoue la tête comme résignée. Je sais d’ores et déjà qu’elle va refuser, et je ne la comprends pas. Dans ma tête se dessinent deux solutions ; soit elle a une réelle raison de s’en vouloir, et est prête à payer l’addition, soit elle a de réelles tendances masochistes.
Etrangement, je préfère la deuxième idée.

- Non, ne fais pas ça, semble-t-elle me supplier. Tu verras, elle ne te posera pas de problème, elle payera sa part, et…
- Mais bordel, Tess, tu ne comprends pas que je m’en fous de ça ?! Je commence à m’énerver devant son entêtement frustrant à ne pas comprendre.
- Bah alors c’est quoi le problème ? Se fait-elle passer pour une idiote.
J’émets un semblant de rire nerveux. Comme c’est dur de lui expliquer que je me soucie d’elle sans qu’elle ne voie ses espoirs repartir de bon pied pour être détruits à nouveau. Il est si ténu pour moi d’exprimer correctement mes sentiments, mes émotions... Je me sens presque rougir sous la gêne que j’éprouve, mais je n’y peux rien.
Jamais je n’ai été initié à l’amour. Excepté celui de l’argent.





c'était la meilleurrìe histoire de Gwen je crois...

