
Lyra
Je me réveille en douceur, et constate avec une satisfaction que je ne prends pas la peine de cacher qu’elle n’est pas là. Première bonne nouvelle de la journée.
Je me demande quelle heure il peut bien être. Sûrement pas encore dix heures, ou dans ces eaux là, mais les volets fermés, il est difficile de dire.
Je sens mes cheveux venir chatouiller ma nuque, et me tomber dans les yeux. J’en déduis que l’élastique qui les retenait en queue de cheval a dû glisser pendant la nuit, et doit se trouver à présent quelque part dans les méandres de ma couverture.
Aucun son ne parvient à mes oreilles, tout est aussi silencieux qu’une nuit d’hiver.
Je pose un pied à terre. Ils doivent tous être partit au travail, ou quelque chose dans ce goût là. Grand bien leur fasse !

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J’ouvre la porte, et m’avance dans le salon de ce grand appartement encore plus où moins inconnu. Quelque chose dans cet endroit semble vouloir me rappeler que je ne suis pas chez moi, et que je ne suis pas ce qu’on pourrait appeler la bienvenue. Pourtant, je n’arrive pas à saisir quoi. Je sais simplement que je ne suis pas réellement à ma place ici. Mais de toute façon, peu importe, je ne partirai pas.












