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335  posté le dimanche 08 juin 2008 03:26

 

Flash Back

 

Le jour même de mes dix-huit ans. Je me réveille, et la première pensée que me passe par la tête c’est… « Je me barre ».

M’extirpant lentement de mes couvertures, toujours enfermée par la chaleur du sommeil, je me dirige vers l’armoire pour m’habiller en vitesse. Vite… Vite… Le plus vite possible. Quitter cet endroit, quitter cette maison ou elle habite. Je ne m’embarrasse même pas de valises ou quoi que ce soit. De toute façon, tout ce que j’ai ici, je veux le laisser derrière moi. A part peut-être mon frère… Mais même lui, pour l’instant, je compte le laisser derrière. Je reviendrai peut-être un jour, qui sait ? Peut-être que je serai capable de faire l’impasse. Même si… J’en doute. Fortement.

 

 

Je descends les escaliers, et découvre la présence des trois personnes qui peuplent également cet endroit. Mon père, Kendall, et la pute.

 

- Salut ! Me lance Kendall avec un léger sourire. Bon anniversaire !

 

Je croise le regard de ma jumelle, qui baisse les yeux immédiatement.

 

- Merci, je lance alors. Maintenant j’y vais.

 

- Tu t’en vas ? S’étonne mon père.

 

- Ouais, et je reviens pas. Ciao !

 

 

Et c’est comme ça que j’ai fui. Et c’est comme ça que je les ai laissés, trop abasourdis pour même penser à me retenir. Et c’est ainsi que j’ai laissé cette maison devenir de plus en plus petite pour enfin s’effacer, au fur et à mesure que j’ai avancé.

Et c’est ainsi que j’ai couru droit vers un nouveau cauchemar. J’ai dormi quelques semaines dans un hôtel pourri avec le peu d’argent que j’avais emporté, et j’ai enchaîné des boulots à la con.

 

 

Un soir, je suis là, sur le bord d’une route, en train de me lamenter sur mon sort pathétique. C’est à cet instant qu’il entre en jeu. Une présence masculine se fait sentir à mes côtés, et je sursaute pour me redresser aussitôt et m’écarter d’un bond. Les hommes. J’ai perdu toute confiance en eux.

Mais celui-ci… Celui-ci plonge d’entrée de jeu son regard dans le mien.

Il est si beau, paraît si doux…

 

 

Un vois grave et lente s’échappe de sa gorge. Grave, lente et rassurante. Et en à peine quelques secondes je me mets à lui parler comme s’il était mon confident de toujours. Je pleurs, je ris avec amertume, je lui raconte tout de moi, en incluant mon viol, le suicide de ma mère, tout. Je me livre bêtement à un inconnu dont je ne connais rien d’autre que le prénom. Diego.

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337  posté le dimanche 08 juin 2008 03:26

 

Flash Back

 

Alors que je hurle, que je crie d’une voix stridente, que je tente tant bien que mal de me débattre, quelques coups à la porte se font entendre. Celle-ci s’ouvre dans un mouvement continu.

 

- Ah, t’es enfin là ! S’exclame Keith d’un ton railleur. Juste à temps, ça commençait à me faire chier ! Cadeau mon pote, elle est à nous ce soir !
 

Non ! NON ! Pas un septième ! Non… Je crois que je ne supporterai jamais. Pas une humiliation de plus. Pas une souffrance, une torture de plus. A ce train là, je ne survivrai pas à cette soirée.
 

- Qu’est-ce que tu fous, Keith ? S’exclame le nouvel arrivant.
 

 

Cette voix, je ne la connais pas. C’est un de ses amis dont je n’ai jamais fait la connaissance. Et son ton glacial me fige. De tous, j’en suis sûre, il sera le plus impitoyable. Il sera le pire. C’est lui qui va m’achever.

 

- Tu la veux ? Propose Keith comme s’il parlait d’un vulgaire objet. Prends-là.
 

Un silence s’abat dans la chambre, tandis que je sanglote recroquevillée sur moi-même. Quoi qu’il advienne… Oui, quoi qu’il advienne, faite que tout s’arrête vite. Puis, enfin…
 

- Mais quelle bande d’enfoirés ! S’exclame alors le visiteur. Connards ! C’est ça ta « surprise », Keith ? Tu te rends compte de ce que tu fais ?! Regarde-là, comme elle tremble ! REGARDE LA, ENFOIRE !
 

 

- Attention mon vieux, lance alors mon assassin moral à l’adresse de son ami, si tu dis quelque chose, on t’explose tous. Tu sais très bien que tu ne fais même pas le poids contre un seul d’entre nous !

 

- Je le fais largement quand je vois une bande de salauds violer une pauvre fille sans défense comme des enculés fini !

 

La pression qui s’exerçait sur moi me quitte, et je replie mes genoux vers mon ventre, en position du fœtus sur le lit. Je vacille et je pleure, ne sachant que faire. Je ne peux pas fuir… Je ne pourrai jamais fuir.
 

 

Je vais mourir ici. Mourir de honte. Mourir de désespoir.

Plus aucun son distinct ne me parviens. Tout résonne à mon oreille, tout bourdonne tellement que je ne peux plus rien identifier. Un sifflement insupportable attaque mes tympans alors que je me frotte maladroitement les bras et les cuisses, comme pour faire disparaître toute cette honte qui m’assaille. Pour me purifier après avoir été souillée.

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338  posté le dimanche 08 juin 2008 03:26

 

Et alors que je continue de pleurer sans prendre pleinement conscience de ce qui m’est arrivé, une main agrippe mon poignet avec force.

Instantanément, je hurle, je me débats, je griffe l’avant bras de mon kidnappeur avant que celui-ci ne m’immobilise.

 

- Arrête ! Je ne suis pas là pour te faire subir d’autres horreur mais je te sors d’ici ! Suis-moi !

 

- NON ! JE TE CROIS PAS ! LAISSE-MOI !

 

-Écoute-moi ! Écoute ma voix ! Je te promets ! Je te promets que je vais t’aider ! Suis-moi, sinon tu ne sortiras jamais d’ici !

 

 

Et alors je capitule. Plongée dans son regard noir encore, qui arrive à m’inspirer une once de confiance en dépit du fait que je ne suis plus capable d’en accorder aucune, guidée par cette voix froide, tranchante, mais rassurante, je capitule. Je retire mes ongles de sa peau et le laisse me tirer vers l’avant. Et nous dévalons les escaliers. Et sa main dans la mienne me guide en plein milieu des ténèbres avec tellement d’aisance qu’il donne l’impression de lui-même connaître l’obscurité par cœur. Comme s’il y vivait constamment.

Quelques minutes plus tard, il s’arrête derrière une maison, et me relâche.

 

- Tes vêtements, lance-t-il froidement.

 

 

D’une main fébrile, je les prends de sa main, son visage m’étant toujours totalement inconnu. Et alors que j’enfile ces bouts te tissus qui constituent en cet instant un emblant d’armure, de protection, j’essaye de réaliser…

Mais je n’y arrive pas. C’est un cauchemar. C’est forcément un cauchemar. Ce doit être un cauchemar ! Il m’aime… Il ne m’aurait jamais fait ça, jamais…

Et j’explose à nouveau en sanglot.

Immédiatement, ses bras se referment autour de mes épaules. J’essaye, dans un premier temps, de me dégager, mais ses murmures me rassurent…

 

- Chut… Là, c’est bon, je suis là… Calme-toi. Je sais… Je sais que c’est dur, je sais… Mais je suis là…

 

- Je… J… Je ne sais m… Même pas qui t… tues ! J’hoquète à son adresse.

 

- Peu importe, je ne te veux pas de mal. Ne t’en fais pas… Crois en moi.

 

 

Je ne sais même plus comment, mais je me retrouve encerclée par ses bras. Sa tête posée contre la mienne, l’ange de mon cauchemar sourit doucement, sans doute pour illuminer quelques instants seulement cet instant de déchéance. Il fredonne un air de chanson que je ne connais pas, d’une voix un peu éraillée, mais dans un sens agréable, si j’ose employer ce mot.

Et je sombre peu à peu dans le sommeil. Et je sombre peu à peu dans l’oubli, abritée par des bras glaciaux qui font office de bouclier sur moi. Des bras puissants en qui je place toute ma confiance perdue.

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339  posté le dimanche 08 juin 2008 03:26

 

J’ouvre soudain les yeux.

Écarquillés comme des soucoupes, je tourne le visage en direction d’un seul et unique homme. Je crains toujours son regard, mais peu importe… Je dois le voir. Le contempler. Je dois être sure…

Et constater son expression crispée de frappe. Les poings serrés, Andreas fixe le sol avec obstination. Voilà… Voilà pourquoi... Voilà pourquoi sa voix m’était familière… Voilà pourquoi elle me réconforte et me fait en même temps peur. Parce qu’elle me rappelle à la fois mon sauveur, mais également mon viol. Parce que mon sauveur, c’était lui…

 

 

- Ouais… Grogne soudain Andreas d’une voix narquoise en réponse à une question passée sous silence. Ouais, c’était moi. J’avais dix-sept ans. T’as dormi toute la nuit dehors, dans mes bras, et quand tu as commencé à ouvrir les yeux, je me suis barré. Et t’as sans doute dû te réveiller seule, avant de rentrer chez toi… J’étais pas loin. Je t’ai suivie pour m’assurer que tu arrivais bien à ta maison… Je t’ai vue te mettre à courir, à pleurer une nouvelle fois. Une fois que tu as passé le pas de ta porte, je suis parti et je t’ai laissé oublier ce que moi j’aurai toujours en tête.

 

 

Tous les regards ne pèsent que sur nous deux. Le jeune homme lève alors les yeux vers moi. Enfin… Et ses iris sont chargés de colère. Une colère noire, mais froide, qui me gèle et me fait éclater en mille morceaux de glace. Je l’observe sans bouger, sans dire mot. C’était lui… Je n’arrive pas à y croire… Et pourtant je crois bien que je l’ai toujours su… Depuis que je l’ai vu ici. Depuis que je l’ai entendu parler… Voilà pourquoi je vois en lui un ange éternel. Voilà pourquoi je compte sur lui en dépit de son attitude détestable et déplorable.

 

- C‘est elle… C’est vraiment elle que t’as aimé… Déclare Jake d’une voix hésitante, en me désignant d’un signe de tête élégant. Tu es tombé amoureux  dès l’instant ou tu as posé les yeux sur elle.

 

- N’exagérons rien, ricane le blond, feignant une indifférence qui pour la première fois, est horriblement mal jouée.

 

 

- Tu vois très bien ce que je veux dire, rétorque Jake. Elle est la seule. Et elle restera à jamais la seule.

 

Silence impérial. Présence impériale incarnée par ce jeune homme qui m’a secourue. Kendall et Tess nous contemple à tour de rôle tandis que je me perds de plus en plus, ensevelie par un lot de souvenir et de révélations. Et plus que tout… J’attends sa réponse.

Ce que tu diras ne changera peut-être pas la face du monde, mais en tout cas, cela me changera moi.

 

- Peut-être bien, lance-t-il soudain d’un ton amer. Mais sincèrement Jake, même si tu avais raison, même si c’était le cas… Dis-moi franchement ; Quelle différence ça fait, maintenant ?

 

 

A suivre...

______________________________________________________________________

 

Muahahahahahahahahahaaaa

 

Comme je suis méchaaaaante de couper à un moment pareeeil Mais bon, j'aurais pu faire pire, genre couper en plein milieu des falsh back

Putain, si vous saviez comme j'ai galéré pour écrire un truc de potable pour cette màj Hallucinant !!

Mais bon, là, j'avoue que j'ai fait fort, on apprend pourquoi Lyra hait Tess, ce qu'il s'est passé le 3 Septembre, et comment Andreas et Lyra se connaissaient ! Ca fait pas mal d'infos àa

Alors ?? Vos tites réactions ??

Moi j'dis, Andreas, il gère grave la fougère

Maintenant, parlons de la suite ! Je vais faire encore une màj avant de partir dans ma famille aux Etats Unis, et une seule, (je pars le 17 Juin) je vais vous expliquer pourquoi ;

ST est une histoire en deux parties, la première est basée sur les relations, etc et " que s'est-il passé le 3 septembre ", et la deuxième partie, à nouveau, les relations, mais aussi " les conséquences du 3 Septembre " Autant dire que la deuxième partie comporte un peu plus d'action, mais toujours dans le même style qu'avant hein Et disons qu'il ne reste qu'une màj ( la maj 20 ) avant la fin de la partie 1, donc je pense que ce serait bien si je faisais une pause à la fin de la partie 1, comme ça je ne vous laisse pas en plan avec une ou deux màj sur la partie 2; et plus rien pendant plusieurs semaine et du coup ça ferait perdre un peu le fil de l'histoire... Je pense que je continuerai ST début Septembre, j'ai expliqué mon planning de l'été a la fin de la màj précédente, si vous voulez savoir pourquoi

Il est possible que je fasse une ou deux màj pendant les vacances, mais j'en doute fortement

Breeeeef, en tout cas, il nous reste encore une màj avant la pause été, donc je vais faire de mon mieux pour la poster rapidement ^^ Mais la màj à venir est aussi assez importante, SO, je prendrai le temps qu'il faudra pour écrire un truc potable x'DD

Voilà mes tits Padawans, j'vous embrasse tout foooort

J'vous aime

Gwen

 

Session montage maintenant

 

       Celui de Jeanne                     

 

    

 

 

Celui de Marine

 

                                     

 

Ensuite, trois superbes de Christina,

pour commencer, Andreas

 

 

Puis Andreas et Jake

 

 

Et Clint et Emily

 

 

Et pour finir, deux sublimes montages d'Ophélie

avec d'abord Tess et Jeff

 

 

Et pour finir en beauté, Lyra et Andreas

 

 

 

Merci infinimeeent !! Sont magnifiques

 

 

 -> Edit du 16/06

 

ALLEZ ACCROCHEZ VOUUUS

Ptit coucou a toutes les ptites follasses qui attendent encore la suite a 2:36 A.M

Je pense que la suite sera en ligne vers 5-6h du mat, alors si vous vous sentez le courage, restez, sinon, bon dodo, vous verrez demain *___*

J'vous fais de groooos bisouuus et courage  

 

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340  posté le lundi 16 juin 2008 05:39

 

Jake

 

En une matinée pluvieuse, deux jeunes gens se dirigent vers une maison bien connue. Cette maison c’est la mienne. La plus grande des deus silhouettes, c’est la mienne également. Une silhouette assaillie de toute part par des questions aux dards dévastateurs. Les doutes et les interrogations me mettent au supplice, et moi je ne sais pas quoi faire. A mes côtés se tient une magnifique jeune femme à la chevelure châtain. Une femme que j’ai laissé retomber dans mes bras dès l’instant ou je l’ai vue revenir. Par envie d’être pardonné, mais aussi par envie de l’avoir auprès de moi. Je crois, non, je suis sur que depuis que j’ai lâchement abandonné Tania à cause de mon incapacité à assumer, je n’ai jamais aimé de nouveau. La revoilà et je retrouve ce sentiment perdu. Non pas que je ne me le sois interdit, il à seulement été impossible pour moi de le ressentir.

 

 

Le ciel est gris. Les couleurs sont ternes. Un horrible goût amer traîne dans ma bouche et s’y éternise de manière vicieuse. C’est ça quand on se sent mal, non ? Le gout est âcre, la vision est amochée… Même les sons d’ordinaires agréables écorchent mes oreilles.

Je referme la porte derrière moi d’un geste mou et sans volonté, avant de me diriger d’un pas lourd vers le canapé pour m’y avachir. Juste après cette épopée, la démarche souple et légère de la jeune femme me tenant compagnie vient contraster avec la mienne sur le parquet de bois foncé.

 

 

Elle s’assied sur mes genoux et me lance un regard profond, comme elle le faisait toujours pour me remonter le moral. Ou du moins pour me montrer que je ne suis pas seul. Car j’ai parfois une nette tendance à le penser. Depuis que je suis gamin, la voilà ma phobie. Non, pas celle des araignées, pas celle des serpents, seulement celle d’un jour me réveiller pour ne trouver personne autour de moi.

Je repense à tous ces visages que je viens de voir et que je n’ai pas croisés depuis ce qu’il me semble être une putain d’éternité. Les traits doux, ridés et tristes de ma mère, le chagrin incommensurable de toute la famille qu’il me reste, ainsi que le regard plein de reproches de certaines personnes qui n’ont jamais cessé de me considérer comme l’assassin indirect de mon père et d’une jeune fille extrêmement proche de mon frère.

 

 

Ce matin, c’est le quatrième corps que l’on enterre dans ce cimetière, le quatrième corps qui puisse avoir une quelconque à mes yeux. Je ne peux m’empêcher de penser à maman. Elle a perdu deux de ses enfants. Elle a perdu son mari. Je suis le seul qu’il reste. Et j’ai encore fui à la fin de l’enterrement.

Je ne suis vraiment qu’un lâche. Un énorme lâche. La laisser seule dans son désespoir, c’est… Bas. Détestable. Comme si elle avait interprété mes pensées, Tania posa une main fraîche sur ma joue.

 

- Ne pense plus à ça… Me chuchote-t-elle. Tu as besoin de temps, tu iras la voir quand tu te sentiras mieux, d’accord ? Ca ne servirait à rien de la retrouver si toi-même tu es mal…

 

- T’as raison, je soupire. T’as raison, mais…

 

- Chut, mon chéri, me dit-elle doucement. Arrête de te torturer.

 

Arrêter de me torturer. Ce serait facile si ce n’était pas dur.

 

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