
Sa mauvaise humeur s’évapore comme une goutte d’eau en plein désert lorsqu’il a parfaitement reprit ses esprits. Mon frère n’est jamais mécontent de me voir, et vice-versa. C’est un lien fort qui nous unit, un lien qui n’a jamais cessé d’exister, un lien qui continue de rattacher trois personnes l’une à l’autre, et ce à jamais, même si Lyra, elle, semble tout faire pour l’ignorer. Ou du moins, avec moi.
Il se lève, et me prend rapidement dans ses bras.

- Ah, merde, je suis à moitié à poil, marmonne-t-il.
- Une fois n’est pas coutume, je ris. Je ne suis pas choquée, tu sais, t’es mon frère.
- N’empêche ! Me contredit-il avant de filer dans sa chambre pour se changer rapidement.
Quant à moi, je descends les escaliers, sachant d’ores et déjà que nous allions discuter quelque part dans la cuisine ou le salon.
J’aime cette maison, malgré ses airs désordonnés. Elle reflète la convivialité et la joie. Deux sentiments aussi légers qu’une plume.
Une voix parvient à mes oreilles, une voix féminine que j’identifie tout de suite. Elle est douce, calme et un peu chantante.





























