205  posté le mercredi 16 avril 2008 17:43

 

Une musique très douce résonne alors à mes oreilles, tandis que des personnes telles que Lindsay et Sheldon se rapprochent considérablement pour entamer une danse sensuelle et langoureuse. Même ma sœur est de la partie, avec Jeffer, bien qu’il est évident que ces deux là ne partagent pas les mêmes sentiments l’un envers l’autre. Mon frère s’ajoute à ces quatre là, tenant fermement Lesley par la taille. La magie de leur couple est morte, définitivement morte, c’est quelque chose que même moi, je peux pressentir. Honnêtement, je ne vois pas pourquoi ils s’accrochent tant, lui comme elle… Ces deux là ne s’aiment plus.

 

 

Je m’emplis au préalable d’une rancœur presque routinière à présent, m’attendant à surprendre Camilla pendue au cou de son blond, mais brusquement, une silhouette féline et solide se poste devant moi.

 

- Viens danser, me lance-t-il.

 

Ce n’est pas une question, mais un ordre. Alors qu’Andreas me force à me lever, je l’empêche de m’emmener plus loin.

 

- Non mais tu te prends pour qui ? Je lui lance au visage. Je n’ai pas d’ordres à recevoir de toi !

 

 

Je dois avouer que je suis tout de même surprise… Lui, qui s’est fait un plaisir de m’ignorer depuis ma malencontreuse rencontre avec son frère, et pire, de me mépriser, m’invite soudainement à partager un magnifique slow. Je le répète, quelque chose ne va pas chez lui… Et ce n’est apparemment pas pour me déplaire, vu l’allure à laquelle ma colère est réduite à néant devant son regard.

 

- Tu viens danser, s’il te plait, Lyra ? Répète Andreas en accentuant d’un air moqueur la dernière partie de sa phrase.

 

Je tente de ne pas baisser les yeux en affrontant les yeux, mais c’est peine perdue. Je soupire, lasse, et hoche la tête.

 

- C’est bon, j’arrive…

 

 

Cet habituel sourire narquois anime ses lèvres alors que sa main s’empare de la mienne pour me mener avec rapidité et adresse au milieu des autres danseurs. Il encercle doucement ma taille de ses bras fins mais musclés, et je fais mon possible pour ne pas me laisser aller et lui sauter littéralement dessus. M’emparer de ses lèvres si désirées en cet instant paraîtrait peut-être un peu déplacé, et plutôt masochiste…

Il ne faut pas que j’oublie que je danse avec Andreas, et non la réincarnation de la douceur.

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206  posté le mercredi 16 avril 2008 17:48

 

Mais tout devient vite très flou. Je ne vois plus que lui et sa beauté atypique qui me rend totalement incapable de toute pensée pourvue d’un minimum d’intelligence. Et cet air torturé qui ne le quitte jamais…

Mes sens semblent se décupler de manière surprenante. Je respire son odeur enivrante qui m’emplit les narines, j’explore le bas de son dos par de timides caresses qui osent à peine s’intensifier…

A vrai dire, je suis déjà bien assez obnubilée par ses yeux d’un noir qui a toujours su retenir mon attention, par sa proximité excitante. Je crois bien que jamais je n’ai eu l’occasion de le sentir si près de moi, aussi longtemps…

 

 

C’est à son tour d’être entreprenant. Je sens ses mains expertes caresser mes hanches et mon dos, lentement, doucement…

Je n’ose plus le regarder, sentant mes joues s’empourprer considérablement. J’ai soudain l’impression d’avoir treize ou quatorze ans, et de découvrir pour la première fois le côté plaisant des contacts physiques.

Sa main gauche s’envole de ma taille pour se poser délicatement sur ma joue, et me forcer à lever le visage, bien contre mon gré. Mais là, maintenant, tout de suite, je sais à peine comment je m’appelle… Alors il est bien évident qu’il peut obtenir ce qu’il veut de moi. Absolument ce qu’il veut.

 

 

Tout se passe à la fois extrêmement lentement et rapidement. Sa bouche entre en contact avec la mienne et sa langue force le barrage de mes lèvres, sans que celles-ci ne lui aient offert une réelle résistance. Je m’agrippe à lui cette fois sans une once de timidité, me foutant bien du monde autour de nous, de ceux qui nous regardent sans doute.

Un baiser avec Andreas ressemble à tout, sauf ce à quoi j’avais pu imaginer. C’est un million, que dis-je, un milliard de fois plus extraordinaire.

Et je n’ai absolument aucune envie de reculer mon visage de celui de cet homme qui m’embrasse. Je sens que mon cœur implose… Réellement. Il implose et sort de ma poitrine pour aller se réfugier juste à côté de sien, celui qui bat si faiblement et que j’espère aider par cette marque de soutien.

 

 

L’amour… Un sentiment que je m’étais jurée de ne plus jamais ressentir vient de me submerger avec plus de force qu’il ne l’a jamais fait. J’en suis prisonnière, pour mon plus grand malheur. Parce qu’aussi passionné ce baiser soit-il, je n’arrive pas, non, vraiment pas à déceler une ombre de sentiment de la part de celui qui me le donne…

Et pourtant je lui réponds avec assez d’émotion pour deux.

J’espère de toutes mes forces qu’il ne percevra pas cette dévotion toute entière, mais cela ma paraît dur, très dur… Sachant que je suis en train de m’offrir à lui avec une sincérité des plus troublantes.

 

 

- Viens, me murmure-t-il alors tout en lâchant mes lèvres uniquement quelques secondes.

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207  posté le mercredi 16 avril 2008 17:53

 

Je ne fais attention à rien, n’ai même pas conscience que nous montons les escaliers, que nous passons une porte… Je me retrouve allongée sur son lit, lui au dessus de moi, sans même vraiment savoir comme j’ai pu y atterrir. Je crois qu’aucun de nous, aussi bien lui que moi, ne réfléchis plus. Tous nos gestes sont guidés par un même désir, une même avidité, une même envie. Son haut glisse sur le sol en même temps que le mien, tandis qu’il couvre chaque parcelle de mon corps de baisers terriblement sensuels et agréables. Je ne suis plus qu’en sous-vêtements lorsqu’il se relève brusquement.

Coupée dans mon élan, je le regarde, intriguée, son contact me manquant déjà.

 

 

Il reste debout et je m’approche doucement de lui pour l’enserrer de mes bras, mais il se recule encore. Une bouffée de chaleur s’empare de moi… S’il continue à m’éviter, je ne vais pas tenir longtemps.

 

- Je reviens, lance-t-il alors dans un murmure affreusement attractif.

 

Il se dirige vers la porte et je m’élance derrière lui. Il m’arrête, un grand sourire aux lèvres.

 

- Attends-moi là, ma belle, glisse-t-il. Je te promets que tu ne vas rien regretter, je te réserve de belles petites surprises.

 

 

Je me recule de quelques mètres pour percuter à nouveau de lit et m’étaler sur le matelas, tous mes sens en éveil. Son temps d’absence paraît se multiplier par cent, tant mon désir de l’avoir tout contre moi est fort. Mon cœur bat si vite que je n’ai même pas le temps d’en sentir les pulsations. Je ne pense même pas à m’interroger sur la morale de tout cela. Ai-je raison, ai-je tort, je m’en fous complètement. Sentiments ou pas de sa part, ça aussi, ça m’importe bien moins que cela ne le devrait. Je crois bien que ce que j’éprouve me fait aller au-delà de toute attente vis-à-vis de lui. Je l’aime, j’aime cet homme faussement indifférent à tout qui masquent ses peines et ses douleurs derrière de la moquerie, je l’aime lui, son odeur, son corps, sa peau, ses traits… Tout.

Et une chose est sûre ; je le veux. Ici, maintenant, tout de suite.

Je fais sans doute une erreur… Mais qu’importe. Je m’embarque sûrement dans un nouveau cauchemar, mais je m’en contrefous. Je suis prête à endurer toutes les humiliations du monde pour ces quelques minutes de plaisir charnel prononcé.

Mon impatience croît en même temps que mon désir qui ne s’atténue pas. J’ai tellement chaud que je ne supporte aucun contact. Sauf le sien, évidemment.

 

 

Enfin, il repassa la porte. Je souris niaisement, ne dissimulant pas une seule seconde ce que j’éprouve. Il est trop tard pour reculer.

Il est la, se tient droit, beau à en mourir, et mon cœur s’emballe. Sans que je ne sache pourquoi, les larmes me montent aux yeux.

J’ai envie de lui crier un nombre de choses insensé, envie de me jeter dans ses bras rassurant et de le laisser explorer mon corps sans limite, j’ai envie de lui murmurer que je l’aime à la folie, et par-dessus tout, je crève d’envie qu’il me réponde… Ce qui est impossible, horriblement impossible. Un immense sentiment de désespoir m’assaille sans retenue. Je ne sais pas quoi faire, absolument pas. Parce qu’il ne m’aime pas, cela se voit dans ses yeux, aussi clairement qu’il vient de se droguer.

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208  posté le mercredi 16 avril 2008 17:57

 

Sans aucun baiser supplémentaire Andreas se penche sur moi et fait glisser ses doigts sur ma peau nue. Je sens à quel point tout est différent de son point de vue. Je suis un objet qu’il va utiliser, une distraction comme une autre, une Camilla de substitution. Et pourtant je l’aime, j’en suis amoureuse, de cet homme imperméable à tout sentiment… C’est du moins ce qu’il dégage, et pour la première fois, j’arrive à le croire.

Il m’arrache mes sous-vêtements d’un geste avide, un sourire dévastateur se promenant sur son visage que je fixe avec obsession. Je me concentre sur ses yeux qui reflètent plus que jamais sa souffrance intérieure. Je les fixe pour me prouver qu’il ressent quelque chose… Qu’il n’est pas insensible, non… J’essaye de me convaincre que je ne suis pas « rien », en me plongeant dans le mal que reflètent ses iris. J’essaye, tant bien que mal, alors qu’il s’obstine à ne pas me regarder.

 

 

Le désir s’évanouit pour laisser place au désespoir. La pénétration est douloureuse, à des lieux du moment magique que nous aurions pu partager. Tout est froid, sec, mécanique. Je sens les larmes couleur en silence sur mes joues tandis qu’il enchaîne des vas et viens violents et robotiques.

Je ne peux nier le plaisir qu’il me procure parallèlement, mais ce n’est rien.

L’orgasme qui me gagne n’est absolument rien comparé à la peur que m’octroie ce vide au niveau de mon cœur, ainsi que de mon esprit.

Non, ce n’est rien. Là, tout de suite, nous ne sommes que deux inconnus, étrangers, qui s’offrons un plaisir mutuel sans pour autant parvenir à assouvir une quelconque envie.

Andreas continue de me baiser. C’est le seul mot qui puisse qualifier notre acte. Il me baise, et c’est tout.

 

 

Et petit à petit, je me dis que je fais la même chose. Mes sentiments non partagés n’ont plus vraiment d’intérêt, maintenant. Ils sont là, ancrés en moi, mais vont rester informulés. Je sais à quoi m’en tenir.

Nous ne sommes que deux êtres déchus, de tout et de rien, qui se laissent guider par une flamme de passion artificielle. Nous n’attendons rien d’autre qu’un peu de répit, alors en attendant, on baise. Il paraît que ça passe le temps.

Andreas laisse échapper un râle de plaisir avant de se laisser choir lamentablement à côté de moi.

 

 

Lamentables. C’est le seul et unique mot que je cherchais. Nous sommes lamentables.

Sans une seule autre parole, sans même un ultime baiser, il se tourne sur le côté, et ne me prête aucune attention. Je reste là, inerte sur le lit, les mains posées sur mon ventre, et j’attends. J’attends je ne sais quoi, je ne sais pourquoi, mais j’attends. Je me suis laissée avoir par celui dont je suis amoureuse, encore une fois à sens unique, et j’aurais très bien pu l’éviter, cette fois. Je…

 

 

Un petit bruit m’arrache à mes pensées. Un son, se rapprochant dangereusement d’un sanglot. Intriguée, je me penche au dessus d’Andreas qui semble perdu dans ses pensées, les yeux fermés. Ses joues sont sèches.

Et là, voyant une larme s’écraser sur sa joue, je me rends compte que ce n’est pas lui. C’est moi. Je suis celle qui pleure.

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Muhahahahahhahahaha

 

Màj riche en... plein de choses J'ai été vache sur la fin, je dois l'avouer...

Aloooors, ça fait plaisir de retrouver notre petit Calas ? ( attention, C'ian est très dangereuse quand il s'agit de Calou ) Et de voir Tyler dans ST Merci a Miza d'amour de me l'avoir prêté D'ailleurs, on a trop la classe non, nous deux en sims, groupies d'Andy et Tyty C'était la màj des guests

Petite parenthèse, pour retrouver Miza et moi ainsi qu'un passage éclair d'Andreas et Tyler, allez lire Fool Illusion, l'histoire sur sky de Miza

Booooooon a part ça Andreas... Il perd des fans maybe.... OR NOT

Amoureux, pas amoureux ? Hinhinnn on penche quand même pour la deuxième solution ^^" xD

Pauvre Lyra, amoureuse transie

Bon, j'espère que vous avez aimé cette màj, que j'ai fait plutôt rapidement * se sent fière * et puis voilà, je vais tâcher de faire de mon mieux pour publier la suite rapidement, mais étant en vacance a la fin de la semaine et sachant que Miza va venir squatter mon humble demeure la première semaine, je ne vous promet rien ^^

Ah oui, une question, j'ai remarqué que presque personne n'aime Emily... Mais qu'est-ce qu'elle vous a fait la pauvre, vous savez même pas pourquoi elle est partie Bande d'influencés de Clint

D'ailleurs, au passage, Clint avec cette coiffure raaaah

Non ? Ah, bon, non Ok, jme tais

 

J'vous aiiime

 

Gwen

 

Voilà trois montages splendides de Morty

 

Les frères et soeurs Gray

 

 

Andreas, Sheldon, Lindsay

 

 

Andreas et Kendall, ses deux chouchous

 

 

Merci coupiiiiiiiiiiiine

Ils sont supeerbes

 

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209  posté le lundi 28 avril 2008 02:29

 

Lyra

 

Je me réveille doucement, très doucement. La lumière qui filtre à travers les fenêtres me tire de mon sommeil alors que je me relève à demi.

L’espace d’un instant, je ne comprends plus rien. Je ne suis ni dans mon lit, ni dans ma chambre, ni même chez moi. Ces deux grandes portes fenêtres qui donnent sur un petit balcon ne me sont que très vaguement familières, quant à la pièce en elle-même… Oui, peut-être bien qu’elle me dit quelque chose.

Une sorte de flash me traverse l’esprit, et soudain je me souviens. La soirée, un peu d’alcool, une danse, des baisers et du sexe… Un sentiment de désespoir, des larmes, de la stupidité. De l’amour non partagé.

Je prends ma tête entre mes mains.

 

- Mais bordel, qu’est-ce que j’ai fais…

 

 

Une seconde. Deux secondes. Trois secondes. Mon cœur se met soudain à battre très vite alors qu’une pensée pour le moins gênante me traverse l’esprit. Je tourne brusquement le visage à me droite, et constate avec un soulagement mêlé à une pointe de douleur que je suis bel et bien seule. Il n’est pas là. Il ne m’a pas entendue.

Évidemment, qu’Andreas est déjà levé. Il se fiche totalement de moi et de ce que je représente. Combien d’autres sont passées sur ce lit, avant moi, combien d’autres ? Seulement, je pense pouvoir me distinguer d’elles grâce à un seul et unique critère. Je ne me suis pas bercée d’illusions. Hier soir, je savais… Je savais ce que nous étions en train de faire, que ce n’était pas de l’amour, qu’il se foutait de moi. Je savais tout ça et je l’avais laissé faire, parce que j’étais, et que je suis toujours, conne, pitoyable, idiote, et par-dessus tout amoureuse.

 

 

Oui amoureuse de quelqu’un qui ne semble même pas au courant de l’existence de ce sentiment. C’est quelque chose de douloureux, très douloureux. Je l’aime mais je me tais, parce que je sais très bien ou ces sentiments vont me mener… A ma propre perte. Comme je l’ai deviné depuis le début. C’est lui qui a entamé ma chute, et il m’a accompagnée au début, le temps d’obtenir ce qu’il désirait. A présent, je suis seule, entièrement seule.

C’est pourquoi je me bloque. Ce que j’éprouve ne doit plus être. Je ne dois même plus le ressentir.

Aujourd’hui, je vais descendre, et affronter les sarcasmes et moqueries d’Andreas qu’il ne se gênera pas de lancer. Et je ne montrerai à personne, sûrement pas à lui, que cela me touche. Si quelqu’un me demande ce qu’il s’est passé hier soir, et bien, je réponds que…

J’ai tiré mon coup, aussi bien que lui.

 

 

L’amour, ce n’est pas pour moi, et ça je le sais depuis longtemps. Et ce que j’éprouve pour ce blond dont la méchanceté croît au fur et à mesure que j’apprends à la connaître est tout, sauf sain. Après tout, peut-être ai-je une chance… Peut-être ces sentiments que je ressens ne sont-ils pas aussi authentiques que ce que je le pense… Ce qui soulagerait bien mon cœur meurtri. Et puis après tout, je l’ai cherché… Moi qui peut d’ordinaire me vanter de posséder un caractère indépendant, voilà que cet homme l’a réduit à néant, à ses dépends. Je l’ai laissé agir sans même chercher à le repousser une seule seconde. Constater à quel point je suis démunie face à lui me déchire. L’amour, le vrai, ce n’est pas ça…

 

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