190  posté le samedi 12 avril 2008 13:10

 

Je me lève, incapable de supporter plus longtemps son visage d’enfant qui se dessine doucement dans mon esprit. Voilà pourquoi je m’interdis sans arrêt de penser à lui. Si je me laissais faire, alors jamais je ne serais capable de patienter. Pour l’instant, je suis bloquée. La seule façon d’être définitivement en sécurité serait que Diego s’en aille. Qu’il me laisse. A cet instant, je pourrais le retrouver. Comment évincer cet homme dont je me cache ? Telle est la plus angoissante des questions qui m’assaillent. Il est connu pour ne pas renoncer.

 

- T’es somnambule ou dans les vapes ? M’interpelle une voix qui m’arrache directement un sourire.

 

 

Clint et ses remarques narquoises, mais absolument inoffensives lorsqu’il ne souhaite vraiment pas faire de mal… Clint, l’idole de Miza niveau rhétorique…

 

- Aucun des deux, je fais semblant de m’offusquer. Je marche, c’est tout !

 

- Tu le prends mal si je te dis que ce soir tu as la dégaine d’un canard ambulant ?

 

- Mm… je feins une réflexion intense, oui plutôt, oui !

 

Il rit légèrement, et le rejoins au beau milieu de la cuisine. Etant un ventre sur pate, je ne suis pas vraiment étonnée de le retrouver là. Pourtant, il ne tient rien dans ses mains qui ait une allure comestible. A vrai dire, il ne tient rien du tout. Je le regarde les sourcils froncés. Malgré ses plaisanteries, je vois bien que le roux est préoccupé.

 

- Mauvaise journée ? Je lui demande.

 

Il hoche la tête d’un air amer.

 

- Pas la meilleure, en effet. Prise de tête avec ta sœur…

 

Je ne réponds pas. Je n’ose pas vraiment émettre de commentaire concernant Tess, c’est quelque chose que j’ai appris en côtoyant Clint. Il l’aime beaucoup, et les critiques gratuites ne sont pas les bienvenues. Je m’y tiens… Après tout, il m’empêche ainsi de me conduire en mauvaise langue vingt quatre heures sur vingt quatre. Il lève son regard vers moi, et lance ;

 

 

- Je sens que tu brûles d’envie de faire une réplique à son propos…

 

J’hausse les épaules, pour lui faire comprendre que de toute façon, c’est toujours le cas. Il promène son regard un peu partout dans la pièce, avant de s’arrêter dans motivation spéciale sur la théière qui repose sur l’un des comptoirs. Le connaissant, il est sur le point de poser une question.

 

- Oui ? Je le devance d’un ton las.

 

Un léger sourire prend forme sur ses lèvres. Nous nous connaissons bien, mine de rien. Si l’on m’avait dit, lors de ma rencontre avec Clint, que je le considérerai un jour comme sans aucun doute mon meilleur ami avec Jake, j’aurais éclaté de rire.

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191  posté le samedi 12 avril 2008 13:14

 

– Tu ne veux toujours pas me dire ce qu’il s’est passé entre Tess et toi ? Ecoute… Tu sais que je l’aime énormément, mais ça ne m’empêche pas de savoir ses défauts. Si tu veux tout savoir, tout à l’heure j’ai agis de manière un peu injuste avec elle, mais la moitié des choses que je lui ai lancées, je les pensais vraiment. Ca reste une femme que j’estime et à qui je ne souhaite que du bonheur… Je n’arrive pas à me l’imaginer vraiment méchante. Alors dis-moi, Lyra, qu’est-ce qu’elle t’a fait ?

 

Méchante ? Ce n’est pas vraiment le mot. Je dirai plutôt manipulatrice. Ce qu’elle m’a fait… Quelque chose qui m’a détruite. N’est-ce pas suffisant comme explication ? Non ? Faut-il vraiment que je raconte l’histoire du début à la fin pour que tout le monde soit enfin satisfait ? Et bien dans ce cas, jamais personne ne le serai. Ce qui s’était passé est une affaire personnelle, à jamais entre elle et moi.

Clint comprends ma réticence et capitule.

 

 

- Ok, lance-t-il. Je comprends que tu ne veuilles pas en parler.

 

- Merci, je lance d’une sincérité des plus authentiques. Autre chose ?

 

- Oui ! Rebondit-il sur l’occasion. Qui est Diego ? Je t’ai entendue crier son nom dans ton sommeil.

 

Le sol s’ouvre sous mes pieds. Si je ne veux pas parler de Tess et moi, c’est bien faible comparé aux réticences que j’éprouve quant à raconter l’histoire qui nous lie, lui et moi. Une histoire de descente aux enfers. Personne ne doit savoir…

 

 

Quelqu’un pourrait me trahir, même inconsciemment. Personne… Pas même Clint, Jake, ou Andreas. Surtout pas Andreas.

Je tente de cacher mon état vacillant, et m’oblige à sourire.

 

- Diego ? Je lance du ton le plus naturel qui soit. Aucune idée… Sans doute un rêve comme un autre, tu sais…

 

Je prie le ciel pour qu’il me croie. Je le prie de toutes mes forces, alors que je ne crois pas en Dieu. Et apparemment, c’est utile. Clint hoche la tête d’un air dupe.

Coïncidence bien sûr… Mais si jamais ma prière a réellement été prise en compte… Merci à vous, divinités.



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192  posté le samedi 12 avril 2008 13:19

 

Je m’appuie contre le frigo, laissant mon dos transpirant se rafraichir au contact de l’objet. Sans raison particulière, je pense à Andreas. Je repense à l’incident au studio d’enregistrement. A Will qui m’avait fait dire une phrase que je regrette encore… Une phrase qui, aussi fou que cela puisse paraître, avait touché le jeune blond. Je me souviens encore de ce regard accusateur qu’il avait braqué sur moi… De cette déception presque palpable… Puis de cette reprise de control. Aujourd’hui, je ne sais quoi pensé. Il a menti sur l’un de ses sentiments ce jour là ; est-ce sur son indifférence, ou sur son mal être ?

Perdue dans mes réflexions, je sursaute lorsque la voix de Clint me ramène une nouvelle fois sur terre.

 

- Tu penses à Andreas ?

 

- Comment tu sais ? Je soupire, lasse de ses capacités de déduction.

 

- Ton expression… On a l’impression que la fin du monde va survenir.

 

Je ris. Est-ce vraiment ainsi que je me comporte lorsqu’il m’obsède ?

 

 

C’est malheureusement fort probable. Je me demande si je serai un jour capable de le cerner. Tant de mystère autour d’un seul homme m’attire tel un aimant. A moins que ce ne soit l’homme en lui-même… Non, je ne pense pas… Pourtant… Pourquoi suis-je si affectée par ce rejet qu’il m’avait témoigné, après avoir surprit ma conversation avec son frère ? Peut-être parce que je… Non…

Pourrais-je vraiment l’aimer ? Je me sens soudainement très fragile… Comme si ma carapace de fer qui me protégeait de l’amour venait de disparaître… Je me sens vulnérable… Je me sens amoureuse. L’horreur me frappe. C’est, et de loin la pire des choses qui pouvait arriver. Non seulement assaillie de sentiments destructeurs, mais par-dessus tout dirigés vers la seule personne dont je sais qu’elle jouera avec moi comme avec un jouet avant de me repousser sans remords.

 

 

- Ne te tortures pas trop, me conseille Clint, bien ignorant du débat intérieur qui fait rage en moi, il n’est pas facile à comprendre.

 

Que veut-il dire par là ? Qu’Andreas n’est qu’un morceau de glace décollé de la banquise depuis des années, refusant néanmoins de fondre ? Merci, je le sais déjà, Clint.

« Il n’est pas facile à comprendre »… Cette phrase résonne dans ma tête. Pourtant, cela ne me paraît pas si compliqué… Il est détruit, c’est tout. Il souffre et le fait payer aux autres. Ce n’est peut-être pas la meilleure solution, mais c’est sans doute la plus humaine. Malgré sa façade aux allures incassables, malgré ses faux airs d’intouchable, malgré ses paroles blessantes et parfois humiliantes, il n’en reste pas moins un homme. Et sans doute l’un des plus sensibles que je puisse connaître.

 

 

Ce n’est pas un scoop, ces derniers se protègent en permanence. C’est ainsi qu’ils en arrivent à mépriser les autres, à mépriser la vie. En se cachant dans une personnalité qui est devenu la leur par la simple force des choses.

Les personnes les plus mal paraissent toujours les plus détestables. Et les gens autours d’eux ne cherchaient pas à voir plus loin.

Andreas n’est qu’un homme. Le deuxième à toucher mon cœur.

La deuxième menace.

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193  posté le samedi 12 avril 2008 13:24

 -> Bon, en fait je me suis démerdée pour vous faire une traduction générale des paroles, bon c'est moins "poétique" dirons nous que le texte original, mais au moins tout le monde comprend

 

 

Andreas - Narrateur externe

 

Et en cet instant, la menace est penchée sur un cahier, avachie sur le sol. Il se sent bien, oui, en cet instant, il se sent bien. C’est d’ailleurs l’unique moment ou il ressent quoi que ce soit. Lorsqu’il écrit. Sa plume trace des mots sur le papier blanc de manière spontanée.

Il n’a pas vraiment besoin de réfléchir… Il a tant à dire. Ecrire lui est primordial ; c’est ainsi qu’il trouve la force de se blinder, une fois le texte fini, derrière son indifférence. C’est ainsi qu’il arrive à ne plus rien ressentir. Il aimerait qu’il en soit autrement, il aimerait rester insensible, du début à la fin, mais c’est au dessus des forces de n’importe qui, même des siennes.

Il ressent les mots. Ceux qu’il dépose dans son cahier. Il donne une vie et un sens à chacun d’eux. Parce qu’il ne dit ni n’écrit jamais rien au hasard. C’est une liberté qu’il n’osera jamais prendre. Le hasard signifie ignorance. Et il déteste ignorer.

 

 

Drown myself into darkness

( me noyer dans le noir)

Is the only way out I can see                  

( c'est la seule issue que je puisse voir)

Hide myself behind bitterness                   

(me cacher derrière l'amertume)

Only temporarily saves me                       

(ne me sauve que temporairement)

This is why I’d rather choose madness
 (c'est pourquoi je choisis la folie)

 

Chacune de ses chansons est une partie de lui-même.

 

 

Don’t know what I’m heading for

(Je ne sais pas vraiment où je vais)

Lost all kind of notion of reason

(J'ai perdu toute notion de raison)

Don’t notice my tears on the floor

(je ne remarque plus mes larmes sur le sol)

Dropping down as pass the four seasons

(qui coulent au fil des saisons)

Eyes wide shut such as an open door

(mes yeux sont aussi clos qu'une porte grande ouverte)
 

Chaque chanson reflète son esprit tourmenté.

 

 

I share my world

(Je ne partage mon monde)

With no one else

(avec personne d'autre)

All by myself

(je suis seul)

I stay alone

 (et je le reste)

 

My place to be

(mon monde à moi)

Is not for you

(n'est pas pour toi)

I don’t need you

(je n'ai pas besoin de toi)

Go and leave me

(va-t-en et laisse moi)
  

Mais ça il ne le sait pas…

 

 

Live in the eye of a storm

(Je vis au plein coeur d'un orage)

See it, take it, like it, destroy it

(je vois, je prends, j'aime et je détruis)

And cannot feel anywhere home

(et ne peux me sentir chez moi nulle part)

This is what my universe is like

(c'est à ça que ressemble mon univers)

But don’t you try and stop this cyclone

(mais n'essaye pas d'arrêter de cyclone)
  

Parce qu’il est certain d’être perdu, de ne plus être capable

d’éprouver…

 

 

This is the place I belong

(c'est l'endroit auquel j'appartiens)

Unable to fit anywhere else

(vivre autrepart m'est impossible)

Eye of a storm, don’t come along

(ne t'engage pas au coeur de l'orage)

To stay alive I choose loneliness

(pour rester en vie je choisis la solitude)

Don’t come with me, no you are so wrong

(ne viens pas avec moi, non, tu as tort)
  

Il faudrait simplement qu’il se rende compte…

 

 

I share my world

(Je ne partage mon monde)

With no one else

(avec personne d'autre)

All by myself

(je suis seul)

I stay alone

 (et je le reste)

 

My place to be

(mon monde à moi)

Is not for you

(n'est pas pour toi)

I don’t need you

(je n'ai pas besoin de toi)

Go and leave me

(va-t-en et laisse moi)



 

Qu’il ressent bien plus que n’importe qui.

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194  posté le samedi 12 avril 2008 13:40

 

Il faudrait qu’il comprenne que ce n’est pas une honte, il faudrait qu’il s’autorise à vivre, ne serai-ce qu’une fois…

Qu’il devienne celui qu’il aurait dû être, après l’enfance. Mais une force extérieure s’est emparée de lui pour le projeter dans un avenir désastreux, tôt, bien trop tôt.

L’enfant n’a pas vu ce qu’il se passait. L’enfant était perdu. L’enfant avait peur. L’enfant à grandit en quelques secondes. L’enfant n’a pas laissé place à l’homme, seulement à son spectre.

 

 

Oui, un spectre, un fantôme, une âme errante, incapable de se saisir de quoi que ce soit, puisque tout lui passe au travers. Exactement de la même façon que les émotions. Il a beau essayer, essayer encore, il ne peut rien sentir entre ses mains. Comme dans un rêve, une illusion. Il n’a pas l’impression de vivre sa vie, mais celle d’un autre. C’est pour ça que tout l’atteint su peu. Il s’en fiche… Il n’est pas concerné. Il est spectateur, spectateur d’une interminable pièce de théâtre dans laquelle il incarne tout de même un rôle fait pour ne pas être vu.

 

 

Ainsi, tout prend une tournure amusante. La souffrance des autres, la sienne, tout n’est que source de distractions.

Pourtant, quelques jours auparavant, il n’avait pas eu envie de rire… Il ne s’était pas amusé, en entendant les paroles d’une brune… Ces paroles qui avaient eu vite fait de résumer la personne qu’il était, et est toujours.

Cette brune en qui il avait eu la stupidité de placer une lueur d’espoir… Car depuis toujours, elle est celle grâce à qui il ose, rarement, espérer.

 

 

D’un geste impulsif, il se met soudain à tourner les pages de son cahier… Il tombe sur un texte… Un texte lui étant adressé…

 

Même s’il est trop tard

Même si je suis perdu depuis longtemps

Je veux que tu me sortes de ce trou noir

Je veux que tu laisses mon désespoir s’éparpiller aux quatre vents

Sauve-moi, sauve-moi de tout, sauve-moi de rien

Sauve-moi de ce néant qui me brûle, qui me rend sourd

Sauve-moi, mais n’attends rien en retour

Sauve-moi, et laisse-moi fuir vers de nouveaux lendemains
 


 

Il arrache la page. Il l’arrache, guidé par sa main d’homme, et non de spectre. La page vole alors en mille morceaux. Il perçoit des phrases, dans l’œil d’un cyclone… Dans son univers.

 

Je sais que tu ne me fais aucun bien et pourtant j’ai besoin de toi pour me guider
 

Oui, en tant qu’homme, il avait besoin d’elle… C’est fini.

 

Tu ne me fais aucun bien…

 

Non, aucun. Parce que depuis qu’il la connait, elle n’a fait que l’emplir de déceptions. Et il la connait depuis longtemps… Oh, oui, depuis longtemps…

 

 

Bien qu’elle ne le sache pas, bien qu’elle ne le sache plus. Elle ne se souvient plus de ce qu’il n’oubliera jamais. C’est trop tard maintenant.

Dans l’ombre de la nuit, il profère une promesse à l’adresse de celle qui l’a déçu.

Elle va payer, elle, à qui il ne pouvait se résoudre de faire du mal. L’homme est fou de douleur. Le spectre rit de cet état.

Le fantôme reprend possession de l’humain. Et tout s’apaise. Le vent cesse de souffler, la souffrance s’évapore. Le fantôme sourit. Pas de joie, de satisfaction. Quelque chose anime son existence monotone.

Cette promesse, cette menace.

De faire lui payer, par les mots, par les gestes, par une froideur encore plus dévastatrice.

Le spectre a un but.

 

 

Andreas n’est plus. Andreas n’est presque plus, bouffé par sa propre protection. Il n’a pas eu le temps de voir venir le danger. S’il lui reste une chance de vivre, il ne la connait pas. Il n’a pas su réaliser avant de se perdre.

Mais après tout, peut-être n’est-ce pas plus mal…

Demain, il sera le même que son entourage connaît. Puisqu’il ne se montre jamais en tant qu’homme. Rien ne changera.

Et si…. Et si… Et s’il lui restait une unique issue ?

_______________________________________________________________

Muhahahahahahahahahahahaha

 

Andreaaaaas quel torturé de la liiiife ce pauvre petit pixel Donc voilà, grande révélation, Andy connais Lyra depuis longtemps, d'après lui, mais elle ne se souviens plus... A-t-il raison ou est-il justez coooomplètement timbré ?

Bref, ces deux derniers articles sont assez important par rapport a Andreas, ils permettent ( normalement ) de mieux comprendre son état d'esprit ( non non il n'est pas du tout Schizophrène j'vous jure en plus ) qui est assez simple en fait, mais très torturé xD genre personne avait remarqué

Bref, et aussi, TESS SE REBELLE !! YATAAA C EST BIEN MA FILLE COMME DIRAIT MIZA

Alors, pro Tess/Clint ou Tess/Jeffer ? huhuhu

Puis Lyra, bah... c'est Lyra quoi toujours fermée dans ses mystères personnels, quand éclateront-ils ? Moi j'dis rieeeeeen {#}

La suite dès que je peux, comme toujours ^^ eeeet si je traine, ce sera de la faute de Miza parce qu'elle tarde a mettre la suite sur NA et que j'aurais décidé de lui faire l'habituel chantage : si tu suitounise pas, alors moi non plus !!!

Muhahaha j'aime balancer ma mamie d'amour

et aussi dans la prochaine màj vous aurez droit à ds personnages guests... Je vous laisse deviner qui

 

J'vous aiiime

Gwen

 

 

Place a un superbe montage de Shi' à nouveau

No comment, c'est Jake, regarder suffit

 

 

 

For Camille :

 

Hya

First of all, thanks for your comment, very respectful, I'm pretty impressed, as it is kinda not always the case... Anyway

Yeah I can understand why you might be getting bored while reading this story, as the text is kind of a "deep" and "philosophical" thing, but here is the thing ;

Even if I wanted to, I couldn't possibly change the way ST is written 

as when I’m writing it, it always sort of "reflects" my thoughts… How could I say that in a more specific way… 

I don’t feel like this story is a huge “suspense” thing, it’s more somewhat of a matter of feelings, torments, relationships… Yes there’s a slight mystery, about Lyra and stuff, but hey, it’s not like the "main theme".. Well to me it is not

Actually, this is kind of a universe… Wether you like it or not, I’m sorry but I can’t really control it…

If you’d rather read some “action” thing, ST is not really the story you’ve gotta hold on to.

It’s more likely to be a very “human tale”…

But once again, thanks for being honest and respectful, and for reading me in spite of all that. {#}

Thanks also for the song, I like it pretty much as well {#}

See ya =)

( you notice that I’m a huge fan of “sort of, kind of” and above all, of this little “” things )

 

 


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