175  posté le dimanche 06 avril 2008 03:51

 

Je prends place en face de lui, me disant que mes réticences l’approcher sont pires que stupides. Pourvu d’un minimum d’éducation, j’ai du mal à l’imaginer se jeter sur moi comme un loup en rut.

Je jette un regard vers le bureau de la femme que j’aime, et je constate à mon grand regret que je n’arrive pas à penser à elle plus d’une seconde, ce qui est bien insuffisant pour que je cesse de me représenter le visage de Matthias.

 

- Lesley est là ? Je demande alors, dans l’espoir de recevoir une réponse affirmatif.

 

 

Matt pose sur moi un regard soudain très grave et étrange, avant de fixer le parquet d’une manière aussi insistante que Sonny dans Remain a dream, et toute expression le quitte, laissant place aux pensées intérieures. Je fronce les sourcils face à ce silence presque inquiétant et relance le jeune homme brun.

 

- Heu… Matt, est-ce que Lesley est là ?

 

Il sort de son mutisme et me considère une fraction de seconde avant d’ouvrir la bouche pour déclarer d’une voix incroyablement froide ;

 

- Non, elle n’est pas là, non.

 

 

Je suis déstabilisé par ce soudain changement de ton, et je n’arrive pas une seule seconde à croire que ce soit seulement à cause du fait que Lesley soit ma petite amie alors qui lui aussi est… amoureux. Ces termes sont un peu durs à formuler dans ma tête, mais peu importe.

Il adopte maintenant un visage aux traits profondément irrités, presque assoiffés de violence et aussi de déception. Je m’alarme de plus en plus. Que s’est-il passé ?...

Lesley va-t-elle bien ? Est-ce qu’il… est-ce qu’elle a eu un problème ? Est-ce qu’il… Est-ce qu’elle se trouve dans une situation grave ? Est-ce qu’il… Est-ce qu’elle… Il… Elle… Lesley… Matthias…

Matthiasmatthiasmatthiasmatthiasmatthiasmatthiasmatthiasmatthiasmatthias…

 

 

Je me rends à l’évidence que je ne veux pas admettre. Ce n’est pas l’éventuel état de ma petite amie qui me préoccupe. C’est celui de ce jeune homme au visage horriblement séduisant qui m’obsède dès que j’y pense… Et j’y pense malheureusement toujours.

 

- Tu vas bien ? J’ose enfin m’enquérir.

 

Le jeune brun acquiesce d’un air absent, puis se mord la lèvre inférieure, embêté. Cette mimique me détend quelque peu… Ce n’est peut-être pas si grave que ça, après tout, il est simplement gêné par quelque chose… Quoi ?

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176  posté le dimanche 06 avril 2008 03:59

 

– Kendall, il faudrait que je te parle d’un truc, m’avoue-t-il enfin.

 

- Bien sûr, je réponds du ton le plus encourageant dont je suis capable.

 

Loin de moi l’idée de le faire sentir encore plus embarrassé. Je devine d’ores et déjà que ce qu’il a à me dire ne sera pas des choses les plus agréables à entendre, et me fais une raison au préalable.

Matt cherche ses mots, ne sachant apparemment pas vers où commencer. Il ouvre la bouche et la referme, sans doute insatisfait de la phrase qu’il a retourné de nombreuses fois dans sa tête.

 

 

Je suis pris d’une violente envie de le presser. Quoi qu’il ait à me dire, je risque de vite perdre mon calme s’il passe son temps à hésiter, et pire, tourner autour du pot. Je suis sur le point de lui dire d’aller droit au but lorsque sa voix incertaine se fait enfin entendre.

 

- C’est pas quelque chose de génial à dire ni à entendre je te préviens… Commence-t-il.

 

- Accouche, Matt.

 

- Euh ouais… Tu… Par rapport à Lesley, tu ne trouves pas qu’elle est assez souvent absente ?... Enfin, toujours fourré au bureau…

 

Je fronce les sourcils, incapable de comprendre où il souhaite en venir.

 

 

- Si, mais elle travaille, c’est normal, je réponds d’un ton naturel. Tu crois quoi, que ça va nous éloigner l’un de l’autre ou quelque chose comme ça ?!

 

Je l’agresse sans le vouloir, mais je suis exaspéré d’avance. Je ne suis pas d’humeur pour supporter une nouvelle tentative de sa part. Matthias reprend instantanément ;

 

- Non, non pas du tout, mais… Tu ne trouves pas ça bizarre ?

 

Là, c’est carrément incompréhensible. Que veut-il dire ? Quel est la fonction de cette conversation ? Me faire perdre la tête à m’échiner à comprendre le sens de ses bavardages ? Je fixe le garçon avec une expression sceptique et interloquée. J’ai le forte impression que celui-ci est en train de rougir, au summum de sa gêne.

 

 

- Non, je ne trouve pas ça bizarre Matt. Maintenant dis moi ce que tu as en tête et sans détour, s’il te plaît, que ce soit désagréable ou pas, je m’en fous, je survivrai.

 

Mon interlocuteur se lève impulsivement, peut-être dans l’incapacité de me regarder, puis, se retourne vivement, contredisant mon hypothèse.

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177  posté le dimanche 06 avril 2008 04:19

 

– Tu veux la vérité, Ken ? Ben la voilà ! Le fait est que tu es l’homme le plus aveugle de la planète !

 

- Pardon ? Je m’étonne tout en m’enfermant dans une certaine froideur. Je pense ne pas avoir bien entendu.

 

Pour qui se prend-t-il ? Et puis en quoi cette phrase est-elle censée m’aider à mieux comprendre ce qu’il a en tête. Cela commence à m’exaspérer très sérieusement. S’il continue à parler par sous entendus, je sens que je vais le laisser seul face au mur, même celui-ci semble plus enclin que moi à écouter Matthias.

 

- Ce que je veux dire c’est que… Elle te trompe, Kendall ! Lesley te trompe, et toi tu ne vois rien !

 

 

Un léger silence s’installe. Trois secondes, peut-être quatre durant lesquelles nous nous regardons dans les yeux, lui horriblement gêné, et moi, totalement inexpressif. Puis je secoue imperceptiblement la tête de droite à gauche, avant d’éclater de rire à gorge déployée.

 

- C’est tout ce que tu as trouvé pour nous séparer, Matthias ? C’est vraiment lamentable ! La prochaine fois, trouve au moins un mensonge plausible !

 

Dans le regard du jeune homme, une frustration grandissante se laisse voir, et ne m’atteint pas. Il vient de proférer un mensonge éhonté sans le moindre scrupule, et ose en plus me faire croire qu’il n’est qu’un pauvre garçon innocent que je refuse d’écouter.

 

 

- Mais merde, non je ne fais pas ça pour vous séparer, je ne m’abaisserais pas à ça ! Je te jure que je dis la vérité Kendall, tu n’as pas remarqué que dès qu’elle est sûre que tu seras au travail ou quelque part d’autre, elle en profite pour partir ? Tu crois vraiment qu’elle passe sa vie au boulot ? Elle te ment sans arrêt Ken, et tu ne vois rien ! La dernière fois que je suis venu chez toi et qu’elle est partie sous prétexte qu’un travail monstre l’attendait, tu penses vraiment qu’elle est allée aider Camilla ?! Mais merde, ouvre les yeux !

 

- C’est vraiment bas, Matt. Je suis déçu.

 

Oui, je suis horriblement déçu, même. Accuser Lesley de la sorte de quelque chose qu’elle n’a pas commis est d’une stupidité et d’une bassesse rare. Comment peut-il en arriver à un niveau aussi lamentable ?

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178  posté le dimanche 06 avril 2008 04:22

 

– Putain, je te dis la vérité !

 

- Prouve-le !

 

- Je…

 

Matthias se tait. Évidemment. Il n’a aucune preuve, et de toute façon, le mensonge n’est absolument pas croyable. Je le fixe, ne cachant ni ma déception, ni mon mépris.

 

- Je les ai vus ensembles, Ken, finit-il par dire. Mais je suppose que ma simple parole ne te suffit pas.

 

- En effet, pas du tout. Tu es ridicule, Matt. Lesley ne me trompe pas et ne m’a jamais trompée, figure-toi qu’elle est amoureuse de moi !

 

 

- Et bien il serait peut-être temps que tu ranges ton ego de côté, et ton arrogance avec, parce que c’est ça qui t’empêche de me croire, pauvre con ! Un jour tu vas t’en rendre compte par toi-même, soit parce qu’elle te quittera pour lui, soit parce que tu les auras surprise, et ce jour là je te souhaite de t’en prendre plein la gueule ! Et ne viens pas te plaindre auprès de moi, je t’aurais prévenu !

 

- Ne t’en fais pas Matthias, je ne risque pas de venir te voir de si tôt ! Casse-toi, je ne veux plus te voir !

 

- Génial, moi non plus, connard !

 

- Enfoiré ! Mais barre-toi, putain !

 

 

Et il le fait. Enfin, il le fait. Il se dirige à pas furieux vers la porte qui claque bruyamment derrière lui. La musique s’est arrêtée, je pense que les musiciens nous ont entendus, mais qu’importe. Je me rassois, fulminant de rage.

Quel con…

Lesley ne me trompe pas, et je le sais. Il peut trouver tous les arguments les plus idiots du monde, il n’arrivera jamais à me faire avaler cette connerie.

Je ferme les yeux un instant, presque soulagé.

Et dire qu’un instant, un instant seulement, j’avais cru l’aimer…

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Muhahahahahahahahaha

 

Que de personnages torturés de la life dans ST, ça rattrape presque NA

Putain, je suis ENFIN venue a bout de cette màj quoi !! Dites vous que hier (samedi) a 14h j'ai commencé à écrire la màj, j'ai fini a 20h13 pour être précis ( ) puis j'ai pris les photos, ce qui a aussi prit du temps, puis j'ai classé et modifié les photos, puis j'ai commencé à faire les artciles en HL, et la, JV QUI BUG je dois quitter et revenir sur le site tous les 2 artciles {#} Bref, gros pétage de cable, MAIS, j'ai réussi Désolée pour l'attente, j'ai fait de mon mieux, et je tenterai de ne pas reproduire ce retard, mais en ce moment, je ne peux rien vous promettre a 100% ^^

Sinon, j'espère que ça a valu le coup d'attendre et que vous avez aimé cette màj

Notre Andy nationnal, martyrisé par Will Et Lyra qui s'en prend pleni la gueule

On ne parle pas de Matt et Ken, ces deux là, on est habitués, à chaque fois qu'ils se voient, ça part en couille

Jfais un gros bisous a ma Miza que j'aime qui a attendu jusqu'à 4h10 du mat plus ou moins pour la maj ( ET TAPOUILLER UN PEU NA QUAND MEME X3 ) et qui a craqué pour aller dodoter (ptite nature xD) Je t'aime mamie

 

J'vous embrasse, et à bientôt pour la suite

 

Je vous aime

 

Gwen =)

 

Deux montages splendides par Elodie, toujours aussi douée, ma parole

 

Le premier, magnifique sur Clint et Emily ( pour une fois que cette pauvre Emy a une fan )

 

  

Et le deuxième, splendide sur notre Andreas AKA Andy Nationnal, qui reflète excatement la personnalité "ange/démon" de ce dernier, vue d'ailleurs dans la màj d'aujourd'hui

  

 

  

Merci énormément

 

 

 

 

 

 

 

 

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179  posté le samedi 12 avril 2008 12:11

 

Tess

 

Je regarde Jeffer me fixer. Ce qui en revient à le fixer à mon tour. Nous nous dévisageons depuis quelques secondes, et je ne sais même plus pourquoi. Notre sujet de conversation n’était pas particulièrement sérieux, nous nous contentions de nous intéresser l’un à l’autre… Mais depuis ce silence qui s’est installé, l’atmosphère s’est considérablement alourdie. Pour moi, du moins. De son côté, je ne sais pas ce qu’il en est. Ses iris sombres sont lourds de sens. Toujours aussi profonds, toujours aussi attirants. Et pourtant je ne suis pas en quelconque émoi. Je n’y arrive tout simplement pas. Les mots comme le temps n’y changent rien. Je pousse un profond soupir, rompant ainsi cette intimité gênante qui se glisse innocemment entre nous. La dernière chose dont j’ai besoin, c’est d’un mal entendu.

 

 

Jeffer comprend le message et tourne à son tour la tête. C’est fini pour lui, les sourires en coin, les coups d’œil furtifs, les sous-entendus. Il se rend compte que cela ne marche plus… J’ai l’impression qu’il s’éloigne de moi.

Et dire que j’ai besoin de lui…

Mais ça, je ne pourrais jamais le lui dire. Le connaissant, sa personnalité profondément et tout simplement gentille le pousserait à me soutenir. Soutenir par rapport à quoi ? Par rapport au retour d’Emily, qui provoque le rejet de Clint à mon égard. M’aider, donc, à faire face à quelque chose qui lui aussi, lui fait mal. Il ne s’en cache pas, sans pour autant l’étaler. C’est l’une des choses que j’aime le plus, chez ce beau brun. Sa faculté à ne pas imiter ses amis, tous froids au possible, du genre de Clint ou d’Andreas, sans pour autant chercher à se morfondre et se faire plaindre. C’est un homme équilibré, l’un des rares. Un homme capable d’apporter le bonheur… L’un des seuls.

 

 

Et moi qui m’accroche au plus enclin à me faire souffrir, lorsque cette perle rare m’avoue son amour ? Le monde est mal fait… A moins que je ne sois l’erreur.

Je ne sais pas vraiment. En ce moment, tout tourne de travers. Moi qui pensais que mes relations avec ma sœur avaient commencé à s’améliorer, voilà que depuis quelques jours, les répliques cinglantes et les regards haineux fusent de toutes parts…

Sans parler de sa miraculeuse bonne entente avec Clint, qu’elle avait dit détester… C’est bête à avouer, mais je suis jalouse au possible. Elle a toujours eu les gens de son côté, tôt ou tard. Moi, comme à mon habitude, je passe après. Mon meilleur ami me rejette parce qu’il sait que je l’aime. Ces derniers jours, il ne voue pas de culte à l’amour. Je me sens stupide de lui avoir tout révélé, quelques mois plus tôt… Tellement stupide… Tout pourrait être différent en cet instant. Je pourrais le soutenir, sans chercher à gagner ses faveurs, simplement l’aider, parce qu’au-delà de mes sentiments, je souhaite qu’il aille bien. N’est-ce pas là l’un des symptômes de l’amour aveugle ? Sans aucun doute, oui.

 

 

Et le plus grand de mes problèmes est que Clint va très rarement bien. Trop rarement. J’aimerais ne pas être rongée en même temps que lui par ses douleurs, mais c’est impossible. Tout ce qui l’atteint m’atteint indirectement. J’ai toujours eu une tendance effacée, à vivre à travers les autres… Une tendance poussée vers la transparence. Effacée, petite fille en retrait depuis des années, je n’ai jamais pu me sortir de cet état d’esprit. Et je déteste cela. Je suis tout simplement passive, la plupart du temps.

Avec Jeffer, ce n’était pas pareil. Avec lui, je parvenais mieux à m’affirmer en tant que femme, je gagnais de la personnalité… Avec lui, j’osais, puisque je n’avais pas peur de détruire les sentiments qu’il pouvait éprouver. Je ne l’aimais pas, et ne l’aime toujours pas, bien qu’il soit important pour moi.

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