160  posté le lundi 24 mars 2008 19:53

 

Je mets un peu de temps à trouver le sommeil. Ou du moins, c’est ce que je crois…

Je me retourne sans arrêt dans mon lit, et pourtant, ce que je vois devant mes yeux n’a rien d’une chambre…

C’est une pièce vide, noire, sans porte, sans fenêtre, sans rien.

J’avance lentement, chacun de mes pas me donnant l’impression de me décomposer. Je ne sais pas vers quoi je me dirige, mais je le redoute préalablement.

 

 

Puis, soudainement, une silhouette se dessine, au loin. Une silhouette sûre d’elle et imposante.

J’aimerais rebrousser chemin, retrouver la sécurité de mes draps, mais il est trop tard…

Mes jambes n’en font qu’à leur tête, et se précipite vers cet inconnu que je soupçonne de ne pas l’être tant que ça…

Il se retourne lentement, tandis que je cesse enfin de courir. Le voir, lui, son visage me donne des frissons. Des frissons d’horreur.

Il est si beau, paraît si doux…

Illusion. Simulation parfaite de la tendresse, cachant une âme des plus noircies. Je tente un mouvement de recul sans y parvenir.

 

 

Il se rapproche de moi, et je ne peux rien faire. Cependant, je n’ai pas peur… Pourquoi ? Parce que je me rends compte que je suis en train de rêver.

Je suis bloquée dans un monde imaginaire, cependant, je n’arrive pas à en sortir. Je ne peux pas ouvrir les yeux.

L’homme à la peau mate se met à sourire.

Il est si beau, paraît si doux…

Je veux dire quelque chose, mais les mots semblent mourir au fond de ma gorge. Lui, continu de sourire inlassablement, et prend mes mais dans les siennes, dans un geste rassurant.

Il est si beau, paraît si doux…

Il est si maléfique…
 

 

Je me force à observer cet homme que je n’ai jamais aimé, mais qui m’a tant aidée, pour ensuite me faire sombrer dans une vie que je ne voulais pas.

 

- Je te cherche, Lyra, déclare-t-il d’une voix grave.

 

- Je sais, Diego…

 

Ma voix parait si faible à côté de la sienne…

 

- Je te retrouverai, me promet-il. Tu ne pourras pas m’échapper… Tu sais que tu ne pourras pas… Je vais tout détruire autour de toi, tout. Tu n’auras plus rien, seulement moi.

 

 

Je ferme les yeux, emprisonnée par le poids des paroles qu’il vient de prononcer. Tout ça n’a beau être qu’une illusion, mon rêve est animé par un arrière gout de réel que je ne peux supporter. Il va me traquer jusqu’à me rendre à nouveau prisonnière…

 

 

Je soulève les paupières, et découvre un visage aux traits animés par une beauté folle. La couleur blonde de ses cheveux est la seule chose que le relit à l’homme qui se trouvait à sa place quelques secondes avant… Et pourtant, je trouve qu’il lui ressemble tant… Pas à cause des expressions qu’il arbore, non, mais parce que lui aussi, semble si calme et tendre.

Andreas penche son visage vers moi et me murmure d’une voix chantante ;

 

- Pars, pars Lyra, marche en ligne droite, ne t'arrête jamais. Avance sans te retourner, c'est la clé pour repousser la souffrance. Va, Lyra, Va...


lien permanent

161  posté le lundi 24 mars 2008 20:03

 

Je me réveille en sursaut, une goutte de sueur perlant à mon front. Je ferme les yeux quelques instants, le temps de reprendre un rythme de respiration normal. La tête me tourne légèrement, mais je n’y prends pas garde.

Seuls mes souvenirs m’importent.

Je ne sais pas quelle heure il est, sans doute le milieu de la nuit. Je me lève avec précaution et me dirige avec le plus de discrétion possible vers la salle de bain.

Là, j’asperge mon visage d’eau glacée et sors lentement de mon état comateux.

Une phrase résonne insupportablement dans mon esprit. « Je te retrouverai. Tu ne pourras pas m’échapper… Tu sais que tu ne pourras pas… Je vais tout détruire autour de toi, tout. Tu n’auras plus rien, seulement moi. »

 

 

Une promesse. Une menace… Cela lui ressemble tellement. C’est exactement le genre de paroles qu’aurait employé Diego.

Celui que je fuis, celui qui me traque. Celui que je crains et que je redoute, celui qui à contribué à ma descente aux enfers.

Celui qu’Andreas me rappelle tant depuis le début, sans que j’arrive réellement à savoir pourquoi…

Je ne veux plus jamais penser à lui, je ne veux plus jamais voir son visage. Et je sais d’ores et déjà que c’est impossible.

Parce que tant que je n’aurais pas la certitude qu’il ne me retrouvera jamais, je vivrai constamment dans la peur de le voir ressurgir.

Je n’oserai jamais fuir, ne sachant pas sur qui je risque de tomber en terrain inconnu. Ici, je me sens bien, entourée de personne en qui je place ne serait-ce qu’une infime part de ma confiance. Mais je ne suis pas en sécurité.

 

 

Trop de gens cherchent à échapper, soit à leur destinée, soit à leur passé.

Je suis pire qu'eux.

Moi, je tente de fuir les deux.

Cependant, il y a deux choses dont je suis sûre.

Premièrement, la ressemblance entre Diego et Andreas, que je suis la seule à percevoir, et que j’avais toujours considéré comme une malheureuse coïncidence n’en est pas une.

Ils sont liés, d’une manière ou d’une autre, que ce soit en bien ou en mal.

Deuxièmement, l’entrée du jeune homme blond dans ma vie n’est pas non plus un hasard. C’était prédestiné. Il est celui qui me sauvera du désespoir tout en me détruisant, comme il l’a déjà fait par deux fois.

Que ce soit dans la vie réelle ou dans mes rêves, il est toujours présent.

Toujours…

______________________________________________________________

Muhahahahahahahaha

Enfiiin j'ai pu poster cette màj xD quatre heure de majification quand même

J'espère que vous avez aimé, et désolée pour l'attente xD

Donc voilà, on m'avait demandé d'avancer un peu du côté de Matt et Kendall, so, moi j'écoute

Et puis désolée pour les antis-Emily, mais comme vous avez pu le constater Clintounet n'a pas encore fini de penser a elle

Puis Andreas, fidèle à lui même... C'est Andreas quoi

Le mystère autour de Lyra se désépaissit petit à petit n'est-ce pas ? Veuillez accueillir Diegoooooooo

Bon bah maintenant, je vais faire de mon mieux pour mettre la suite, je tâcherai de pas trop tarder ^^

 

Bisouus all

J'vous aime

 

Gwen

 

Place a un nouveau montage de Shi' ( très motivationnée ces temps ci ) sur la famille Young

 

 

Trop splendide, merci beaucoup

 

Joyeuses pâques a tous

 

Ps : Message a Miza d'amour : J'ai raison, t'as tort, cherche pas Jt'aime espèce de têtue

 

Ps2 : Une petite pub pour la nouvelle histoire géniale de ma Twinnie d'amour

ps-i-love-you

 

 

 

Edit du 05/04

 

Suite ce soir tard ou demain, PROMIS =)

 

lien permanent

162  posté le dimanche 06 avril 2008 02:11

 

Lyra

 

Mon regard alterne. Lentement, il se pose sur les personnes qui m’entourent, toutes lovées dans un canapé ou fauteuil que nous offre le studio d’enregistrement du groupe The Artyfacts. Les deux seules personnes sur qui il ne m’est pas difficile de poser le regard sont un jeune homme aux cheveux noirs, ainsi qu’un couple de futurs mariés, un homme châtain et une rousse, par-dessus tout magnifique, aux iris si noirs et spéciaux qu’ils me rappellent inévitablement le seul être humain que je connaisse à posséder les mêmes.

 

 

Cette même personne qui en cet instant se trouve assis non loin de moi, proche, très proche, d’une jolie blonde aux allures angéliques. On en verrait presque l’auréole…

Mais il ne la touche pas. Pourtant, le fait de poser mes yeux sur ce couple occasionnel passant du stade d’amants à amis me fait très mal. Oui, très.

Parce que je me demande ce qui les unit. Une très forte amitié, sans aucun doute. Mais s’il y avait plus ?... Chaque fois que ces deux là couchent ensemble, tout le monde sourit légèrement, et n’y voit qu’une pure et simple partie de jambe en l’air…

Et si tout le monde avait tort ? Si Andreas était réellement amoureux de cette jeune femme si pure et douce ?

 

 

Je ne sais pas quoi penser. Sans qu’il ne le sache vraiment, il est devenu mon sauveur. Le seul que je ressens le besoin de voir le plus souvent possible… Et du temps ensemble, nous en passons. Beaucoup, même.

Et il n’a jamais rien fait, ce qui est effrayant et rassurant. Mon éternelle méfiance envers les hommes que je n’éprouve pas une seconde pour lui le repousse peut-être, l’interprétant comme un sentiment le concernant également… Ou peut-être qu’il se fiche réellement de moi.

A chaque fois qu’il me touche, je m’enflamme. Si sa main effleure mon épaule, mon bras, ma joue, ma peau s’électrise. Il y a des moments ou je ne vois que lui. Et d’autres ou je le déteste et le maudis, pestant contre son indifférence blessante.

Il est impossible à cerner, éternellement indéchiffrable. Il s’enferme dans une bulle de verre incassable, mais dont je m’échine pourtant à trouver une fissure… Une faiblesse, quelque chose qui me montrerait qu’il vit, qu’il respire, qu’il souffre, qu’il rit… Qu’il est humain.

 

 

Mais il agit comme un robot. Tout en lui est mécanique. Que ce soit larme ou sourire. Mais il ne pleure jamais. Il hurle rarement, mais son ton glacial suffit à remettre n’importe quelle personne à sa place.

Mais ses yeux… Eux sont sincères. Ce résidu, cet écho de peine, il est là, et je le constate à chaque fois. Oui, là est sa faiblesse.

Son regard. Qui ne ment jamais. Dans lequel je peux même lire… De l’amour ?

Mais un amour bien particulier. Un amour qu’il réserve à des personnes comme Lindsay, un amour fraternel.

Cet homme n’a jamais aimé, et n’aimera sans doute jamais autrement. Alors pourquoi m’obstiner ?

lien permanent

163  posté le dimanche 06 avril 2008 02:20

 

Camilla tourne brusquement son visage vers moi, et me surprend en train de l’observer. Ses lèvres forment un très léger sourire que je trouve un peu forcé mais auquel je réponds poliment, avant de reporter mon attention sur Jake qui discute avec la sœur d’Andreas. J’aime bien cette fille, qui semble à la fois très semblable et différente de son frère. Même tempérament de fer, même franchise, pour sûr. Autrement, jamais je n’ai pu constater une telle douceur émaner de quelqu’un. Elle est heureuse, et ça se voit.

 

 

Soudain, la compréhension m’atteint. Oui, telle est la chose qui les sépare tant. Elle aime la vie. Lui, la déteste.

Andreas Young n’est pas un homme heureux.

C’est quelque chose que je viens de comprendre et qui me serre le cœur d’une force désespérément trop imposante. Je ne devrais pas réagir avec tant de ferveur, et pourtant…

Je ne devrais pas comparer mon propre mépris sur mon existence avec le sien, et pourtant… Je m’identifie brusquement à lui. Je ne sais pas ce qu’il a vécu, et peut-être que c’est un secret qu’il emportera dans la tombe, mais cependant, je suis soudainement prise d’un élan de compassion qui n’avait jamais réellement réussi à se faire voir, dissimulé dans l’ombre de cette intrigue vivante qu’est Andreas. Non, je ne sais pas ce qu’il a traversé, et quoi que ce soit, c’est sans doute quelque chose d’assez traumatisant pour justifier son état actuel.

 

 

Justifier son état, oui, mais pas ses gestes. Je ne peux m’empêcher de désapprouver sa façon de se comporter vis-à-vis des autres. Cette haine préalable qu’il leur porte alors que leur seule faute est celle d’avoir voulu l’aider et le comprendre, certains même de l’aimer… A l’instar de Camilla....

Il a le droit de souffrir, mais pas de reporter sa colère sur les autres. Ce n’est pas sain, et pire, c’est injuste. Du moins, il n’a pas le droit de la reporter sur ceux qui n’ont rien fait.

Mais qui oserait le lui dire ? Qui oserait le contredire quand il est évident qu’on lui a déjà enlevé tant de choses ? Il devient une victime aux yeux de tous à son insu, et je ne suis pas sûre que l’apprendre l’emplirai de joie.

 

 

Et pourtant, il n’est jamais pris en pitié. Parce qu’en étant persécuté, il oblige les autres à se transformer en martyrs eux-mêmes. Il occupe deux rôles bien distincts, mais qui chez lui, ne semblent pas aller l’un sans l’autre.

Le blanc, le noir.

Le bien, le mal.

L’ange, le démon.

Une nouvelle fois, je ne sais différencier l’un de l’autre. Il change tellement d’attitude, et en si peu de temps, que parfois je me demande si le mot schizophrène n’a pas été spécialement inventé pour lui. Mais peu importe.

Peu importe puisque de toute façon, plus j’y pense, et plus les questions fusent sans l’once d’une réponse.

Ange à corne. Diable à auréole. Ce type est un oxymore à lui tout seul.

lien permanent

164  posté le dimanche 06 avril 2008 02:27

 

Lindsay me lance une phrase dont je ne comprends pas vraiment le sens, trop rêveuses pour y prêter attention, ce que je regrette néanmoins de ne pas avoir fait en entendant soudainement le frère de celle-ci éclater de son habituel rire si peu joyeux qu’il connote plus à un cri de rage qu’autre chose. Ils plaisantent ensemble, et j’aurais pu me mêler à cette discussion.

J’aurais pu en apprendre plus sur lui, bien que je n’ai pas besoin d’entremetteurs, j’aurais pu deviner quelles sont les choses capables de le faire sourire, aussi fausse cette mimique sonne-t-elle…

 

 

Parce qu’Andreas peut rire dans n’importe quelle circonstance, ainsi que se renfrogner. Tout dépend de son humeur générale, et c’est cela, le plus troublant.

 

- J’en connais une qui nous a quitté depuis longtemps, me glisse discrètement Jake avec une moue narquoise mais dépourvue de méchanceté.

 

Je réplique avec un sourire quelque peu irrité que je tente de rendre le plus amical possible. Si les gens se rendent compte que l’on est dans les nuages, pourquoi ne nous y laissent-ils pas ? Un minimum de rationalisme serait le bienvenu en cet instant.

La jeune femme rousse est toujours plongée en grande discussion avec son frère, et aucun des deux n’a intercepté les paroles du chanteur. Ce qui n’est pas le cas d’une troisième personne.

 

 

Une nouvelle fois, je croise le regard de Camilla. Ce regard ponctué d’une angoisse incernable. Je fronce les sourcils et prends un air intrigué pour lui demander par le biais de ce silence anxieux son état de santé, mais la jeune femme secoue vivement et légèrement la tête comme pour me dire de ne pas prêter attention. J’acquiesce imperceptiblement alors que le frère et la sœur finissent de parler.

Mes yeux se posent alors sur une scène que j’aurais préféré ne pas voir. Camilla se rapproche de son meilleur ami d’une manière lente et délicate, avant de lui enlacer tendrement le cou et de se déposer sur ses genoux. Lui, reste de marbre, ne la repoussant ni ne l’encourageant pas, il fixe un point abstrait en face de lui.

Puis, son visage se tourne en ma direction et ses iris noirs entrent brutalement dans un contact imprévu avec les miens.

En quelques fractions de secondes, un grand nombre de choses se passent. Il sourit – le premier -, je fais de même, il soupire, je ferme les paupières le temps d’un battement de cœur et au moment de les rouvrir, il repousse sa meilleure amie avec force. Aucun mot ne franchit la barrière de ses lèvres, les gestes sont ses paroles. Les gestes sont ses attaques.

 

 

- Je n’ai pas envie Cam, lance-t-il d’une voix affreusement morne.

 

- J’ai cru comprendre, rétorque celle-ci férocement.

 

Elle en a marre, elle sature face au comportement de son amant. Elle craque l’espace de cinq secondes et choisit de le haïr durant ce laps de temps. Puis, sa dépendance la ramène à ce qu’elle pense être la raison. Elle se rassoit et respecte sans broncher la distance de proximité qu’il vient d’installer entre eux, sans avoir besoin de le préciser.

Un aura décidé à rejeter toute personne jugée intruse brille avec insistance autour de lui, et s’adresse, je le pense, à tous ceux présents en cet instant.

Moi incluse, bien que l’admettre me fasse mal, plus que je ne l’aurais escompté.

lien permanent