140  posté le dimanche 16 mars 2008 12:48

 

Je prends une profonde inspiration, et hume l’air frais de cette belle soirée. Aujourd’hui, un élan d’optimisme s’empare de moi. Déjà quatre mois que je suis revenue.

Et depuis trois semaines, je ne peux pas ignorer les nettes améliorations qui se sont faites. Notamment l’évolution de ma relation avec mon cher colocataire roux du nom de Clint. Lui que je pensais détester jusqu’à la fin, nous devenons de plus en plus amis de jour en jour. Je ne m’en plains pas ; il est exactement comme moi. Nos mentalités sont tellement proches que parfois, les accrochages sont inévitables, cependant nous nous comprenons.

 

 

Petit à petit, je le sens devenir un ami, un vrai. Un homme avec qui j’entretiens des liens sans aucune ambigüité, sur qui je peux compter, bien que je ne me confie pas vraiment. Nous sommes tous deux trop fiers et trop stupides pour nous confesser. Peut-être cela viendra-t-il avec le temps…

Une amitié pure et simple, voilà ce dont j’ai le plus besoin. Et heureusement que Clint et Jake sont là pour me l’apporter. Car ce n’est pas avec Andreas que je risque de la trouver.

Trois semaines ont passé depuis son accident, qui ne l’a pas traumatisé le moins du monde. Il est resté deux ou trois jours chez Kendall de peur d’être trop vite rattrapé par l’hôpital où il était censé rester, puis était retourné vivre tranquillement dans sa maison qu’il partageait avec Jake et Matthias, pour reprendre ses bonnes vieilles habitudes avec son amie l’Héroïne…

Sa façon d’agir à la légère me sidère grandement. Je n’ai jamais vu quelqu’un négliger à ce point sa propre santé, c’en devient même effrayant. Il n’aime pas la vie, c’est quelque chose qu’il fait comprendre au premier regard.

 

 

Andreas. Je veux découvrir son secret. Je sens qu’il en a un, un lourd qu’il ne peut supporter. Mais également, je veux me détacher de lui. J’ai vainement essayé de l’éviter pendant trois jours, juste lorsqu’il s’était barré de l’hôpital…

Comment expliquer que j’ai lamentablement échoué ? Nous passons trop de temps ensemble, beaucoup trop. Parfois seuls, parfois entourés, mais nous sommes ensembles. Et le pire, c’est que je sais qu’il s’en fiche royalement. Je ne me fais aucune illusion.

Je me déteste, mais je n’y peux rien. Je suis irrévocablement attirée par lui comme un aimant. Attirée par sa beauté, par son côté mystérieux, sauvage et intouchable, attirée par sa souffrance.

Ce type respire le mal-être, en même temps qu’il respire l’indifférence. Il n’y a pas de mots pour qualifier cette impression qu’il donne, c’est unique.

Stupidement captivée par un homme à l’intelligence absolument incroyable. Est-ce vraiment moi ? Il faut croire que oui.

Et voilà, une fois de plus, je ne peux m’empêcher de penser à lui. J’ai peur. Peur de devenir dépendante et de voir mes illusions brisées. Et je parle bien uniquement de la dépendance, pas de l’amour.

 

 

Amoureuse, c’est quelque chose que je n’ai risqué qu’une seule fois dans ma vie, et que jamais je ne tenterai à nouveau. Même si je le voulais, ce serait impossible. Une carapace métallique s’est formée autour de mon cœur à la manière d’un bouclier. Toute émotion s’approchant de ce sentiment destructeur en est chassé sans pitié.

J’ai donc peur de la dépendance.

Je le suis déjà. C’est une réalité. Une journée passée sans lui me parait presque une journée inutile. C’est un besoin physique dont je veux me défaire.

Me défaire avant qu’il ne soit trop tard. Avant d’avoir mal, trop mal…

Tu causeras ma perte Andreas…


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141  posté le dimanche 16 mars 2008 12:55

 

Je ne sais pas exactement où je suis ni où je vais, mais je me rappelle le chemin que j’ai emprunté pour arriver ici, et je sais que je n’ai qu’à revenir sur mes pas pour retrouver ma route. Donc je n’ai pas peur le moins du monde.

J’aimerai vivre la nuit. J’aime ça.

Je me sens bien dans l’obscurité, lorsque le silence est roi. Je suis une créature de l’ombre.

Et je le revendique. Petite, j’avais peur du noir, maintenant, j’ai presque tendance à être effrayée par la lumière. Comme ci celle-ci révélait ma personnalité toute entière aux yeux de tous, comme une mise à nue.

 

 

L’endroit où je suis me semble désert, et je décide de m’allonger juste sur le bord de la route. Ce n’est pas dangereux, et puis si une voiture arrivait, je l’entendrais.

Le temps passe, lentement, rapidement, je ne sais pas. Il passe, et j’attends. Ce n’est pas désagréable, et je commence à me dire que je devrais m’isoler plus souvent, le soir. Peut-être cela m’aiderait-il à faire plus souvent le vide, à me détendre… Car c’est ce dont j’ai besoin.

Mais trop de problèmes m’assaillent de tous les côtés. En tête de la liste, maintenant que j’y pense, l’argent.

 

 

A sec, complètement à sec, telle est ma situation financière. Il serait temps que je me trouve un travail… Ou que je recommence quelque chose d’immoral.

Nouveau problème ; je suis en rupture de marchandise. Le peu de drogue qu’il me restait de mes quelques années passées à Londres, je l’ai revendu quelques mois plus tôt. Je n’y ai jamais touché, je la revends. Je ne suis pas fière, sans pour autant être accablée par un insupportable sentiment de honte.

A la guerre comme à la guerre, pour vivre, on fait comme on peut.

Mais de toute façon, je n’ai pas envie de recommencer ça. Ce serait me rattacher à la vie que j’ai mené depuis que j’ai quitté la maison familiale, chose à laquelle je ne tiens absolument pas. Un boulot, un vrai, il va falloir que je me débrouille.

La vraie vie commence, à moi d’y faire face.

 

 

Tout d’un coup, au loin, j’entends le bruit des roues d’une voiture contre le gravier. Je me relève en quatrième vitesse, constatant que le véhicule ne prend pas non plus la peine d’aller lentement. En quelques secondes, deux phrases m’aveuglent d’une lumière blanche insupportable.

J’attends qu’il passe pour reprendre ma position, cependant, je me rends compte qu’il ralentit, jusqu’à s’arrêter complètement.

Brusquement, mon cœur se met à battre la chamade. Je suis seule, en plein milieu de la nuit.

 

 

S’il m’arrive quelque chose rien ni personne ne peut m’aider.

Je tente de me décontracter en riant de moi-même. Moi et ma tendance à voir le mal partout…

N’empêche, quelqu’un vient tout juste de s’arrêter à mon niveau, et mon instinct de survie me crie de prendre mes jambes à mon cou.

J’entends le bruit d’une vitre qui se baisse grâce à un système automatique.

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142  posté le dimanche 16 mars 2008 13:04

 

Une musique agressive parvient à mes oreilles, alors que je découvre deux hommes sans doute de mon âge, peut-être un peu plus. Celui qui ne conduit pas tourna la tête vers moi. Je ne connais pas son visage, mais le sourire qu’il arbore me déplaît grandement.

Il a un étrange regard de loup en rut, et pour tout dire, il pue l’alcool à trois kilomètre.

 

- Tu prends combien ? Demande-t-il d’une voix vacillante.

 

Je crois les bras, presque amusée, et nullement choquée par cette question. En gros, il vient gentiment de me traiter de pute, quoi… Au lieu de m’offusquer et de lui administrer une gifle grandiose, je le prends de haut. Ils me dégoûtent, ces mecs, c’est plus fort que moi, ils me dégoûtent… Ceux qui pensent avoir un quelconque pouvoir par rapport aux autres, ceux qui existent grâce à leur fric et rien d’autre. Des loosers.

 

 

- Bien trop cher pour toi, je rétorque d’une voix tranchante. Cassez-vous.

 

Et là, à la lueur qui passe dans ses yeux, je comprends que je n’aurais pas dû dire ça. Il ouvre la bouche te une forte odeur de vodka remonte jusqu’à mes narines. Le conducteur, à peine plus sobre pose son bras sur l’épaule de son ami en lui chuchotant d’une voix titubante de laisser tomber, mais l’autre le repousse, impulsif. Il sort de la voiture, et je prends peur.

Immédiatement j’esquisse un pas en arrière, dans la nette intention de me carapater vite fait bien fait, mais une poigne bien trop forte se resserre autour de mon bras.

 

- Tu bouges pas, petite conne ! Rugit le type.

 

 

- Lâche-moi, connard ! Je hurle en tentant de me défaire de son emprise.

 

Il se contente de ricaner, et me contourne pour se planter a nouveau devant moi, collant presque son visage contre le mien, son haleine nauséabonde me donnant la nausée. J’ai peur.

 

- Je suis sûr que tu peux bien t’occuper de moi, continue le bourré d’une voix terrifiante.

 

Je tente de crier, mais il fourre sa langue dans ma bouche brusquement pour me faire taire, et m’embrasse avec violence, m’empêchant de tourner la tête. Il me tient la nuque fermement et je ne peux pas bouger. Je tente de crier, faisant des bruits de gorge qui me déchirent les cordes vocales et tout d’un coup je tremble.

Je ferme les yeux qui s’embuent de larmes de désespoir, alors que le salaud passe sa main libre sous mon jean et se met à me tripoter sans état d’âme.

 

 

Je suis paralysée. Je ne peux même plus crier tant j’ai peur. Mes membres restent statiques. De l’intérieur, je me débats et je hurle, de l’extérieur, je ne suis qu’une statue. Une marionnette, la marionnette d’un inconnu.

Je pleure. Je suis terrifiée. Mais je ne suis qu’un pantin, depuis toujours. Ce soir est sur le point de se produire un drame à l’insupportable arrière goût de déjà vu, et j’en suis simple spectatrice. Je veux mourir.

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143  posté le dimanche 16 mars 2008 13:11

 

J’entends au loin la voix de son copain qui l’interpelle à nouveau. Tout se joue en une seconde. Troublé, il desserre un peu son étreinte, et mon corps réagit plus vite que mon esprit.

Avant même que je n’ai le temps de réaliser, je lui administre un coup de pied magistral en plein dans les parties génitales et je me sauve à toute allure.

 

 

Cette fois, je suis perdue. De rage, j’essuie mes larmes, et me maudis intérieurement. Je suis trop tremblante et troublée pour me rappeler du chemin. Je ne sais plus où je vais. Tout ce qui compte maintenant, c’est de fuir, et c’est la seule chose que je sois capable de faire.

Je cours inlassablement, et au bout d’un instant, j’entends sa voix m’appeler. Il me poursuit.

Une dose d’angoisse force mon adrénaline, et je me mets à sprinter d’une manière dont je n’aurais jamais été capable sous aucune autre circonstance.

Le salaud me rappelle, il m’insulte, vocifère, et pire que tout, il me rattrape. Je laisse échapper un court hurlement, espérant qu’un éventuel passant m’entende, je guette une voiture qui n’arrive pas, je tourne frénétiquement ma tête de droite à gauche pour ne voir personne, j’ai peur, je panique, tout devient trouble, mes jambes refusent de me porter plus longtemps, je vais m’effondrer et être à sa merci à nouveau, je vais…

 

 

Je heurte quelqu’un de plein fouet et me retrouve cul par terre.

Je suis d’abord trop sonnée pour réaliser, puis petit à petit, j’entends une voix marmonner et vociférer. Pas de la même manière que ce type qui me poursuit. Non, d’une façon plus… détachée.

Le rapprochement se fait en un éclair, et brusquement, je n’ai plus peur.

 

- C’est un réflexe chez toi de me foncer dedans à chaque fois que tu me vois ? Marmonne Andreas en m’aidant à me relever sur mes jambes tremblantes. Ho, Lyra, t’as vu un mort ou quoi ? Hé, répond !

 

 

Il s’immobilise. J’en déduis qu’il est arrivé. Brusquement, je sens le bras d’Andreas se passer dans mon dos et il me serre contre lui. Je me laisse aller, paralysée par les vestiges de ma peur, et hume son odeur masculine et rassurante à plein nez.

 

- Sauve-moi… Je murmure faiblement.

 

Je n’ai pas besoin de répéter. Il me lâche à mon grand regret, et par réflexe, je ramène mes bras autour de mon corps pour me protéger, maintenant qu’il ne me serre plus.

 

 

Il s’avance vers le type qui lui ne bouge pas, sans doute effrayé d’être démasqué, et ralentit par les effets de l’alcool. Le jeune bond considère le salaud d’un coup d’œil presque amusé, et sans prévenir, lui administre un coup de poing très violent en pleine tête.

Le type s’effondre, sans doute assommé.

 

- Ca tombe bien, marmonne Andreas d’une voix haineuse, j’avais très envie de cogner quelqu’un depuis ce matin…

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144  posté le dimanche 16 mars 2008 13:18

 

Je constate petit à petit que le type ne bouge vraiment plus. La peur me gagne. Pas pour lui, mais pour mon sauveur. La peur qu’il vienne de faire une connerie.

 

- Qu’est-ce que t’as fait ? Je murmure.

 

- Bah, tu voulais que je t’aide, alors je t’ai aidé, rétorque simplement le jeune homme d’un ton désinvolte.

 

- Mais tu… Tu l’as tué… Je bafouille très, très stupidement.

 

 

A cet instant, le blond explose d’un grand rire et je me sens encore plus honteuse. Évidemment qu’il ne l’a pas tué ! La panique rend con. Très même. Je n’ose même plus le regarder de peur d’intercepter son regard impitoyablement moqueur.

 

- J’en connais une qui est bien sonnée, ce soir, lance-t-il alors. Bien sûr que non, je ne l’ai pas tué, il est juste ivre mort ! Allez, grimpe dans ma voiture petite anxieuse.

 

Je le regarde, interloquée, et constate en effet un véhicule garé sur la chaussé.

 

- T’étais en bagnole ? Je m’étonne.

 

- Mais oui, j’étais en bagnole, soupire-t-il, j’étais descendu pour pisser et j’allais repartir quand tu m’es tombée dessus… Ah t’es vraiment une chieuse quand même !

 

 

Pour la première fois, sa moquerie n’est pas cruelle. Amicale. J’irai presque jusqu’à dire affectueuse, si je ne le connaissais pas. Alors que je le dépasse en direction de son véhicule, il pose légèrement sa main dans le haut de mon dos pour me guider, prêt à me soutenir si jamais mes jambes décidaient de lâcher à nouveau, et son contact m’électrice.

Un frisson me parcourt tout le corps, et je lève les yeux au ciel, exaspérée par moi-même.

Il s’engouffre à mes côtés et met le contact. Tout d’un coup, la fatigue s’abat sur moi comme un raz de marée.

 

 

Je tente de répondre à ses quelques questions qu’il prend la peine de me poser, mais ma tête est bercée par les vibrations de la vitre sur laquelle je la laisse reposer et très vite, mes paupières se ferment.

J’entends au loin les sarcasmes d’Andreas, mais il est maintenant bien trop tard pour que j’espère refaire surface. Tant pis.

 

 

Je pénètre doucement dans l’état de la somnolence, cet instant où l’on comment à sombrer dans le sommeil, mais où l’on entend encore vaguement ce qu’il se passe autour de nous. La voix suave du jeune homme me berce, et dans mon début de rêve, je l’aperçois.

Je ne sais que trop bien que c’est une passion à sens unique qui commence là.

Quoi qu’il se passe par la suite, cela me détruira.

Une phrase qui ne m’est pas totalement inconnue traverse presque innocemment mon esprit avant que je ne m’endorme réellement.

Tu causeras ma perte, Andreas…

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Muhahahahahahahaha

désolée, j'ai pas pu résister a la scène typique de la fille qui se fait secourir par le mec de ses rêves ... c'était trop tentant ^^"

Bon en tout cas j'espère que vous avez bien bavé bande de perverses parce que moi quand je prenais les photos eeeuh

On peut dire que c'est LA màj d'Andreas ^^ Pauvre torturé le coco, il se prend pour une machine a tuer xD Aaaah je suis méchante

ne me jetez pas des tomaaaaaates

Brefouille, j'espère que vous avez aimé cette màj, quant à la suite, je ne sais pas du tout quand elle arrivera, patience, mais comme d'hab, je ferai comme je peux ^^

J'vouuuuus aiiiiiiiime =D

 

Gwen

 

Place aux montages

 

un nouveau de Shi', qui a craqué sur les mecs torses nus de la maj précédente

 

 

Et maintenant, place aux pro-Andreas, avec en premier celui d'Ephy

 

 

Celui de chocolate

 

 

et un dernier superbe de cachou

 

 

Merci a tous il sont magnifiques

Dites-moi surtout si j'en ai oublié ^^

Je vous aiiiime

 

ps : les trois follasses de love-andreas-st ont publié une interview de moi si ça vous intéresse

 

Ps2 : Une lectrice m'a créé un autre blog fan *o* Merci a toi -> heart-gwen

 

 

Edit du 21/03

 

J'ai fini d'écrire la prochaine màj mais il me manque encore plus de la moitié des photos (pas tapeeeeeer pas tapeeeeer ) donc si j'arrive a prendre les photos qu'il me manque d'ici ce soir, je publierai la suite très tard auourd'hui, ou très tôt demain ça dépend comment on voit les choses et sinon bah étant donné que je serai pas chez moi ce week end, je publierai mardi ou mercredi xD Je ferai de mon mieux promis

Bisouuus

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