130  posté le samedi 08 mars 2008 16:32

 

Un an plus tard.

En fin d’après midi, un certain 7 Janvier. La rue ou habitaient les quatre garçons était déserte lorsque j’avais claqué la portière de ma voiture. J’étais venue rendre un CD que mon frère m’avait prêté. Il faisait sombre, trop sombre. C’était peut-être un présage. J’avais sonné, personne n’avait répondu. J’avais sonné une deuxième fois. La porte s’était ouverte.

Des valises attirèrent mon attention. Deux valises, et un visage aux yeux affreusement rougis.

 

- Emy… Avais-je murmuré. Où… Où tu vas ?

 

- S’il te plaît, Tess, ne rend pas la tâche plus difficile !

 

 

Cette phrase avait été la dernière que j’avais entendue d’elle. Prononcée sèchement, froidement. Les mots avaient été lancés pour faire du mal.

Puis, elle était partie, le son de ses talons contre le gravier à jamais ancré dans mon esprit. Quelques secondes plus tard, j’avais entendu un « reviens » lointain, déchiré.

Je m’étais précipitée à l’intérieur.

Clint était là, dans le salon, le visage rougis par les larmes qui coulaient encore, recroquevillé sur lui-même. Il n’avait même pas remarqué ma présence, il pleurait, il hurlait de rage et de peine, à s’en casser la voix définitivement.

 

 

- Reviens… Reviens… REVIENS ! Criait-il à une Emily qui n’était plus.

 

Il tendait les mains vers l’avant comme si elle s’était trouvée juste en face, à quelques centimètres de lui. Ses doigts se refermaient dans le vide, et à chaque fois qu’il le réalisait, il hurlait de plus belle. Une boule s’était formée dans ma gorge, et je m’étais jetée sur lui, le prenant par les épaules, et il s’était mis à sangloter.

 

- Elle va revenir… Avais-je dit d’une voix douce.

 

Il n’avait rien dit, s’était contenté de crier. Se doutait-il que je souffrais presque autant que lui ? Le voir aussi détruit m’affectait tellement plus que cela n’aurait dû…

 

- Non, elle ne va pas revenir, cette conne… Avait-il enfin répondu.

 

 

Ses sanglots n’avaient pas cessé, mais sa voix ne tremblait plus. La tristesse ne se traduisait plus que par ses larmes, tant son ton illustrait sa fureur. Qu’il parle d’elle comme ça m’avait coupé le souffle. Jamais je n’aurais pensé qu’il soit capable de tant de haine à son égard.

 

- Mais Clint, tu l’a…

 

- Je ne l’aime pas ! Avait-il rugi. Je ne l’ai jamais aimée, je lui faisais confiance, c’est tout ! J’avais simplement besoin d’elle, et elle a choisi de se tirer ! Je n’ai jamais aimé personne, Tess, ne cherche pas à comprendre ! Elle est partie, et c’est tout, elle ne va pas revenir, et je m’en fous ! Qu’elle se casse, cette pute ! Je veux ne plus jamais la voir, tu m’entends ? Même pas entendre parler d’elle, plus jamais ! Plus jamais, plus jamais…

 

Il avait presque paru convaincant… Si ce n’est que ses pleurs avaient redoublés d’une manière que je n’aurais jamais cru possible.

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131  posté le samedi 08 mars 2008 16:40

 

Retour au présent

 

Je rouvre les yeux, rien n’a bougé. Clint ne sourit pas, Clint ne pleure pas. Il ne rit, ni ne hurle. Il se tait, il attend, il empêche toute émotion de s’infiltrer en lui. Comme un bloc de glace. En cet instant, il imite Andreas à la perfection. Mis à part qu’il n’arrive pas à se fabriquer le masque d’indifférence qui ne quitte jamais le jeune blond. Les muscles de sa mâchoire sont contractés.

Les yeux d’Emily brillent.

Je devine que tous trois, nous avons en même temps pensé au jour de son départ. Nous avons toutes deux revu l’homme que nous aimons dans le désarroi le plus complet, et lui s’est à nouveau représenté cette silhouette tant aimée qui s’éloignait de lui alors qu’il la suppliait de rester.

 

 

- Casse-toi, siffle-t-il à nouveau entre ses dents.

 

- Pas sans toi. Répond-t-elle.

 

Il ne répond rien, la fixe longuement et pour la première fois dans les yeux. Leur regard s’accroche, comme reliés par un lien invisible que je veux par-dessus tout briser sans y arriver. Le temps n’a pas estompé l’attirance commune qu’ils ressentent l’un pour l’autre. Malheureusement pas. J’ai peur qu’il ne craque, terriblement peur. Mais ça n’arrivera pas. « Sa première et dernière erreur »…

Il soupire, et fais un pas en direction du couloir.

 

- Va-t-en, Emy, lance-t-il beaucoup plus doucement.

 

- Non, Clint…

 

- CASSE-TOI SALOPE !

 

 

Il continue d’avancer en direction de sa chambre, d’un pas lent, régulier et furieux. Emily ferme les yeux, presse les lèvres l’une contre l’autre. Puis, elle ouvre la bouche, comme pour dire quelque chose, et la referme. Il actionne la poignée et rentre dans la pièce.

 

- Je t’aime, Clint ! Lance-t-elle d’une voix brisée.

 

Ces mots, ces terribles mots que je lui ai dit tant de fois, et qui n’ont jamais pu le faire sourire. Ces mots qui ne prennent sens pour lui que lorsqu’ils sont prononcés par elle, malgré toute la rancœur qu’il lui porte. Aussi faiblement a-t-elle prononcé cette phrase, je l’ai entendue comme si elle l’avait hurlée.

Bien qu’il soit entré dans sa chambre depuis plusieurs seconde, la poignée ne s’actionne à nouveau que maintenant ; il vient de la lâcher.

Et je sais que comme moi, il a entendu.

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Muhahahahahahahahaha

J'ai réussiiii à venir à bout de cette màj !! * Se sent fière * xD

Pulicationnage synchro avec Miza gniark gniark !

Pas taper, pas taper, c'est de sa faute si j'ai publié si tard, on s'était dit qu'on s'attendrai pour publier ensemble et madame prend toujours 4 ans (fufufu) Mais je t'aaaaaaaaaime

Noooon je ne viens pas de te balancer lâchement devant tous nos lecteurs communs fufufu xD

Et oui, encore une histoire qui va faire souffrir beaucoup de monde Comme vous avez remarqué, j'aime torturer mes persos xD

Voilà donc l'arrivée d'Emily, et pour dissiper tous les doutes, c'est bien elle sur l'image de fond avec Clint, et pas Lyra comme certains pensaient ^^

N'empêche, Clint, ou le seul homme qui était le seul à ne pas se rendre compte qu'il était amoureux d'une femme alors qu'il a souffert comme un dingue quand elle est partie C'est pour ça qu'on l'aime ce ptit chou

Pour la suite, je fais comme je peux,  mais j'ai des exams la semaine qui arrive, donc je vous promet rien ^^

Petite info pour ceux qui sont perdus avec tous les personnages, les trois follasses qui ont créé un blog fan pour Andreas ont décidé de faire des fiches récapitulatives des persos :p Merci follasses

Pour aller voir, c'est ici : love-andreas-st

 

Quatres montages absolument magnifiques de la part de Shi'

 

Tess et Lyra

 

 

Matt et Ken

( pauvre Lesley comment elle se fait haïr )

 

 

Andreas et Clint

( et moi comment j'ai trop rit quand j'ai vu ma tête dans le fond )

 

 

et un dernier magnifique de Jakounet

 

 

Merci

 

J'vous aiime !

 

Gwen

 

Ps : Suite sans doute demain ou Lundi, car ce soir j'ai un concert donc je vais rentrer tard et a part si j'ai un immense élan de motivation je ne pense pas que je me lancerai dans 2h de mettage de suite xD A demain normalement

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132  posté le dimanche 16 mars 2008 11:44

Avertissement aux perverses : autorisation de baver sur pratiquement toutes les photos ou des personnages masculins apparaissent pour cet épisode

 

 

Midi approche, le soleil ne daigne pas se montrer, inlassablement dissimulé derrière de gros nuages gris annonçant l’averse inévitable. Le temps est d’un maussade parfaitement accordé à l’humeur des deux jeunes hommes qui marchent côte à côté depuis maintenant presque une demie heure. Ils avancent à la même allure régulière, cependant, les pas de l’un semblent beaucoup plus réticents que ceux de l’autre.

C’est le plus grand, le blond, qui semble redouter la destination à laquelle il se rend. Le brun, lui, semble moins concerné, mais il ne cesse de jeter de rapides coup d’œil en direction de son ami.

Il sait combien cela coûte à Andreas de se rendre là où ils se rendent. C’est pourquoi il a accepté de l’accompagner. Jamais il n’oserait laisser son meilleur ami seul face à une pareille situation. Le jeune homme blond ne le montre pas, mais au fond de lui, Jake sait pertinemment qu’il a peur, terriblement peur, et surtout qu’il a mal. Ils se connaissent trop pour n’être pas capable de sentir une telle chose.

 

 

La tête de son ami est légèrement inclinée vers le sol, comme si l’idée de lever les yeux et d’avancer tête haute le paralysait, lui qui se montre toujours si fier et sûr de lui.

Andreas ne prête même pas garde à la sensation de chaleur qui l’envahit lorsqu’un léger rayon de soleil ose franchir la limite des nuages pour éclairer la route qu’ils longent avant de redevenir captif derrière cette prison des cieux. A vrai dire, il ne prend garde à rien, excepté l’itinéraire qu’il doit suivre. Il avance à la manière d’un robot programmé. Il ne veut pas y aller, il redoute cet endroit plus que tout au monde, parce qu’il sait pertinemment qui il va devoir affronter. Il sait, et il veut fuir. D’ailleurs, qu’est-ce qui l’en empêche ?

Le tiendrait-on pour responsable de quoi que ce soit s’il décidait de rebrousser chemin ? Non, bien sûr que non. Il sait qu’il en serait capable, il sait qu’il n’a pas de morale, il sait que c’est mal. Et il s’en fout.

 

 

C’est sans doute pour ça qu’il a demandé a Jake de l’accompagner, non seulement pour ne pas être seul, mais par-dessus tout parce qu’il est certain que son meilleur ami le ramènera à la raison en lui rappelant son devoir. Le seul qu’il puisse avoir envers quelqu’un.

Alors il ne fait pas demi-tour, et se contente d’hésiter de temps à autre, le temps d’un battement de cœur, le temps d’un battement de son cœur. Ce battement qui met si longtemps à arriver. Depuis longtemps, cette chose qui soi-disant guide les sentiments humains n’est rien de plus pour lui qu’un simple organe, vital, certes, mais organe tout de même. Il ne ressent pas grand-chose, presque rien, même. Rien qui aille au-delà du physique.

Il ressent la douleur que provoquent les coups. Il connaît les sensations du plaisir charnel.

Mais cela ne va pas plus en profondeur.

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133  posté le dimanche 16 mars 2008 11:52

 

L’attitude réticente de son ami crève pratiquement les yeux à Jake. Celui-ci se demande d’ailleurs quand est-ce que le jeune homme blond se décidera-t-il à parler, n’ayant pas décroché un mot depuis qu’ils sont partis. Il n’ose cependant pas troubler ce silence qui s’est installé d’un accord commun entre eux, et qui n’a absolument rien de froid ou de tendu. Il a même quelque chose d’apaisant, ce qui est rare

Soudainement, Andreas s’arrête, les yeux dans le vague. Jake met quelques instants à s’en rendre compte, et se retourne quelques mètres plus loin, croisant les bras. Il contemple son meilleur ami qui lui ne semble même pas se rendre compte qu’il est fixé. Il est perdu dans ses pensées, et dans sa propre obstination. Le jeune homme brun émet un raclement de gorge, et son compagnon à l’allure angélique se borne enfin à lever le regard vers lui.

 

- Tu as intérêt à ne pas te défiler, le prévient enfin Jake. Je ne t’ai pas accompagné jusqu’ici pour rebrousser chemin.

 

 

Le concerné ne répond pas, se contente de soupirer avant de se remettre à avancer. De toute façon, il le doit, il est trop tard maintenant.

Alors ils s’enferment à nouveau dans ce silence si plaisant. La personnalité de Jake a toujours eu un semblant d’emprise sur Andreas, lorsque celui-ci se trouvait dans une situation qui l’angoissait. Son ami a la faculté de l’aider à se calmer, ne serait-ce qu’un tantinet.

De nature calme, presque réservé, il surprend parfois les gens de voir que deux jeunes hommes tellement opposés partagent une amitié si forte. Pourtant, Jake est loin d’être effacé par rapport à son meilleur ami.

 

 

Comme dirait ce dernier, ils ont simplement une manière différente de voir les choses. De voir la vie.

Oui, une manière très différente, même. Jake la vénère, Andreas la maudit. Parce que sa naissance n’a jamais rien apporté de bon. Il sait pertinemment qu’il sème le trouble et la tempête partout ou il passe. Il sait qu’il détruit le peu de personnes qui ne comptent ne serait-ce qu’une demie seconde pour lui.

Comme Camilla, par exemple. Il n’arrive pas à se sentir honteux, puisque c’est le but de son existence ; faire souffrir. Du moins, c’est ce qu’il a toujours interprété.

 

 

Il blesse Clint, il blesse Drake, Jeffer, Sheldon, et même Jake. Ce n’est même plus volontaire, il n’a pas besoin de se forcer. Il n’est qu’un monstre, une machine humaine, destinée à tuer.

Il a parfaitement conscience de l’effet qu’il produit chez les femmes, chez Lyra surtout. Oh, oui, il s’en est rendu compte ! Mais il voit aussi qu’elle est différente des autres ; elle ne se laisse pas tomber dans ses bras comme une mouche, elle fait tout pour résister. Elle est déjà dépendante, mais tente de se détacher. Elle essaye de voir au-delà de sa beauté, elle tente de comprendre cette souffrance qu’il porte dans ses yeux. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que cette souffrance est morte. Il ne ressent plus rien depuis longtemps. Mais la douleur s’accroche pour refléter le résultat qu’elle a créé ; un homme détruit. Oui, c’est ça.

Andreas Young, icône de l’homme détruit par excellence.

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134  posté le dimanche 16 mars 2008 11:59

 

Ils arrivent enfin. Devant… rien.

Devant une sorte de grande cabane aux airs délabrés, une maisonnette abritant deux être. L’aimé, et le détesté.

Il a deux faiblesses en ce bas monde. Lindsay et Cloe. Ses sœurs, celle qu’il ne peut jamais se résoudre à blesser, celles sur qui il ne peut pas crier sans se sentir atrocement coupable pendant des heures, jusqu’au moment ou il a obtenu leur pardon. Elles sont les seules choses qui le rattachent encore à l’espèce humaine. Si elles n’existaient pas, il n’aimerait plus. Il deviendrait un monstre à part entière.

 

 

Il a pourtant une troisième faiblesse. Une jeune femme blonde qu’il connaît depuis si longtemps… Mais avec Camilla, tout est si différent. Il la blesse et la déchire à chaque fois qu’il la voit, à chaque fois qu’il la touche. Il se comporte comme le pire des salauds avec elle, et le pire, c’est qu’il ne le contrôle pas. Il l’embrasse, il la touche, il la saute, et il la jette.

Elle l’embrasse, elle espère, elle pense être aimée, et elle est victime de la désillusion, comme à chaque fois. Et sur le coup, il n’arrive pas à s’en sentir coupable. Non, il ne peut pas. Qu’elle crie, qu’elle hurle, qu’elle lui démontre par a + b l’être minable qu’il est n’y change rien. Mais après viennent les larmes. La pire punition qui soit. Elle pleure, et il regrette. Elle pleure, et il l’aime.

 

 

Pas comme un amoureux, comme un frère. Il ne peut pas faire mieux, et ne pourra jamais. Avec elle comme avec une autre, il en est sûr.

 

- Tu m’attends ici ? Lance Andreas à son meilleur ami.

 

- Ouais, répond Jake en s’adossant contre le mur de bois. Je ne bouge pas.

 

Il à le temps de sentir son cœur battre un peu plus rapidement qu’à l’ordinaire avant d’abattre son poing sur la porte et de frapper d’une manière agressive.

Soudain, ses pensées s’envolent, alors qu’il entend des pas marteler le sol. Il ne réfléchit plus, il n’est plus. Tout d’un coup, tout l’indiffère. Comme à chaque fois lorsqu’il sait qu’il risque de souffrir.

Oui, tout l’indiffère. Il se fout de voir cette femme qu’il hait. Il se fout que Jake soit là ou non, de toute façon, aussi entouré soit-il, il sera toujours seul. Mais ce n’est pas grave. Rien n’a d’importance.

 

 

La porte s’ouvre. La femme qui lui ouvre est encore relativement jeune, aux alentours de quarante cinq ans. Rousse, pâle, et belle.

Mais cette beauté ne l’atteint pas, puisqu’elle est la même que la sienne, puisqu’elle est dans ses gênes. Au contraire, elle le repousse presque. Presque.

Parce qu’en fait, il s’en fiche.

 

- Salut, maman, lance-t-il d’un ton narquois.

 

Il sait bien qu’elle n’aime pas lorsqu’il l’appelle ainsi. Il aime voir le visage d’Elizabeth Young se tordre lorsque son propre fils lui adresse un signe de reconnaissance. Oui, il aime ça, voir les autres torturés par sa faute, il doit l’admettre.

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