Strow recrute xD  posté le dimanche 02 mars 2008 18:13

Hiyaaaa !

 

Juste une petite annonce pour vous dire que... STROW RECRUTE xD

Pour ceux qui ne savent pas qui est Strow, c'est une créatrice qui a arrêté quelques temps, et qui a décidé de revenir, créatrice de Dn-peach, pour ceux qui connaissent

 

Je vous explique, elle va faire un blog dans lequel chaque mois, une petite histoire d'environ 10 pages sera postée, et elle souhaite faire ce blog avec trois autres personnes, seulement elle ne sait pas qui, donc si vous êtes intéressée, faites un petit tour sur son blog : Innocious =)

 

Voilà, pour le grand retour de Strow en force

 

Je t'aime ma chérie

 

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Edit du 7/03

 

Voilà, je peux enfin reprendre possession de mon ordi ^^ J'ai commencé à écrire la suite, peut etre que j'aurais fini en fin d'aprem donc si c'est le cas j'irai prendre des photos ce soir et publierai la suite samedi soir ou dimanche, et sinon, je vais faire de mon mieux promis

Seulement, j'ai des exams, donc bon evidemment, je vais (tenter de xD) privilégier les études, sans négliger ST ( je suis polyvalente )

Donc voolà, désolée pour l'attente, mais y a pas 36 000 solutions :p

Bisous, à bentôt pour la suite =)

Je vous aime

Gwen

 

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116  posté le samedi 08 mars 2008 14:43

 

Kendall

 

Deuxième sonnerie depuis huit heures du matin. La première visite ayant été effectuée par nul autre que ma sœur la plus hyperactive, j’ose espérer naïvement que la dépressive vient à présent calmer le jeu. Mes amis trouvent souvent mes propos cruels envers Tess et Lyra. Seulement, ils n’ont pas la malédiction – et à la fois bénédiction - d’être leur frère. Je les aime, certes, mais bon sang leur éternelle querelle me tape vraiment sur le système. Bien sûr, ce n’est même pas la peine de leur demander de me laisser en dehors de tout cela ; pour ce faire, encore faudrait-il connaître l’histoire entière.

Moi-même, je ne la connais pas. Lyra ne nous a pas fait l’honneur de nous la raconter.

Et je n’arrive pas à lui en vouloir, étrangement. Parce que pour devenir aussi renfermée, elle avait du vivre quelque chose de perturbant. Sans doute plus que ce que Tess ou moi nous imaginons.

 

 

Savoir cela me rend mal à l’aise, et doucement mais sûrement, un insupportable sentiment d’impuissance s’infiltre en moi pour prendre possession de mes membres, de mes tripes, et pour finir, de mon esprit. C’est comme si, minute par minute, j’étais victime d’une paralysie irréversible. Cette paralysie s’applique à moi parce que je me sens coupable de n’avoir rien vu venir, d’avoir agi trop égoïstement pour me rendre compte du malaise qui s’était emparé d’elle la nuit du trois septembre, un malaise qui allait bien au-delà de la mort de notre mère.

Je chasse de mon esprit ces pensées à l’arrière-goût de déjà-vu, puisqu’elles accaparent mon esprit presque vingt quatre heures sur vingt quatre, et ouvre la porte.

 

 

Devant moi se tient un jeune homme d’environ mon âge, peut-être un peu plus jeune, aux cheveux d’un blond très pale, et à la peau livide. Il braque sur moi ses iris d’un noir encre, icône même de l’agressivité. Tout, dans sa manière d’être, de sa posture jusqu’à sa façon de respirer lui donne une apparence de prédateur.

Et ce jeune homme ne devrait pas se trouver là.

Ma main reste stupidement accrochée à la poignée alors que la porte est grande ouverte. Je regarde Andreas avec une expression ébahie, un sourcil relevé.

 

- T’as vu un cadavre ? Lance-t-il en guise de bonjour. Bon allez, laisse-moi entrer ou on va me voir !

 

Je m’écarte comme un stupide robot. Non pas que je sois incapable de lui refuser quoi que ce soit, seulement sa conduite me sidère trop pour que je ne puisse réagir correctement. Qu’est-ce qu’il fout ici ?

 

- T’es pas censé être là ! Je vocifère, me reprenant un peu.

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117  posté le samedi 08 mars 2008 14:49

 

Il avance de quelques pas à l’intérieur, se retourne vers moi dans un mouvement théâtral digne d’un acteur, et me gratifie de l’inévitable regard blasé et amusé, celui qui montre que qu’importe ce que l’on s’apprête à lui dire, cela va lui passer largement au dessus de la tête.

 

- Oui, tu as raison, répond-t-il sur un ton qui montre directement qu’il me prend pour un con, je ne devrais pas. Là, je suis supposé me faire chier sur un lit d’hôpital à la suite d’un accident dont je suis ressorti indemne, à attendre sagement qu’un médecin de mes deux m’envoie en cure… Charmante perspective. Tu m’en veux si je préfère squatter quelques heures ici ?

 

Je soupire, lève les yeux au ciel, et le laisse se diriger vers la cuisine. De toute façon, qu’est-ce que je pourrais faire… Si on l’obligeait à entrer en cure de désintoxication, il trouverait un moyen de se barrer, un jour ou l’autre, et en profiterait pour se faire un fix d’enfer. Alors à quoi bon s’échiner à vouloir l’aider lorsque de toute façon, ce type d’attention envers lui sera rejeté ? Je n’ai pas envie de remuer ciel et terre pour un mec qui se fout de tout, aussi cher soit-il pour moi.

 

 

Je gravis les marches de l’escalier d’un pas lourd, passe devant Drake qui s’acharne sur sa batterie depuis déjà deux bonnes heures afin de rejoindre Lyra qui attend innocemment sur le canapé devant la télé. Elle m’aperçoit, me sourit, et fronce les sourcils pour illustrer sa curiosité.

 

- Qui c’était ? Demande-t-elle.

- Un emmerdeur, je réponds d’un ton las.

 

- Bénis sois-tu, toi et ta manie de toujours expliquer les choses avec tant de précision, se moque ma sœur avec un rictus.

 

 

Je grimace. Je n’ose pas vraiment lui dire qu’Andreas est là. C’est plus fort que moi, elle a beau être une femme responsable, ou en tout cas une femme, je me fais comme un devoir de la protéger. Elle et Tess, d’ailleurs.

Mais ayant compris que mon ami s’était fixé un but, celui de la baiser, ni plus ni moins, je restais vigilant.

J’élude donc la question en relançant le sujet original de notre discussion ; sa semi-réconciliation avec Clint, à laquelle elle avait préféré donner le nom de « première approche civilisée ». Je suis ravi que le roux ait enfin prit sur lui afin de formuler des excuses convenables. Et puis, venant de lui, ce n’était pas rien. Personnellement, j’aurais juré qu’il choisirait de se pendre plutôt que de reconnaître ses erreurs. Comme quoi… croire aux miracles ne fait jamais de mal.

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118  posté le samedi 08 mars 2008 14:56

 

Derrière nous, Drake pousse un juron, s’arrête de jouer quelques secondes pour réfléchir, puis se remet à faire le malin avec sa bien aimée batterie. J’aurais dû prendre un colocataire manchot, ça aurait évité ce genre de bordel. Et encore, j’ai de la chance, il joue bien.

Lyra lui adresse un sourire encourageant auquel il répond brièvement avant de se replonger dans sa musique. Elle est appréciée.

Surtout par lui et Jake, ils s’entendent à merveille. Sheldon ne l’a jamais vu, mais il a la faculté extraordinaire de se découvrir des affinités avec la terre entière, alors je ne me pose même pas la question.

Jeffer aussi, l’aime bien. Ce matin, lorsqu’elle est arrivée, il s’est assit quelques minutes avec elle dans la cuisine, et je les avais entendus rire.

Et puis Andreas… Mais lui, c’est un cas à part.

 

 

Toujours est-il que je ne peux pas ignorer le changement de comportement de ma sœur. En à peine quelques jours, elle a troqué son air renfrogné pour une expression ouverte et joviale. Oh bien sûr, elle conserve sa forte tendance à emmerder le monde, et Tess est toujours victime de ses sautes d’humeurs, cependant elle paraît moins aigrie qu’au début.

Je me demande souvent si elle est réellement plus heureuse ou si elle fait simplement semblant, à la manière d’une actrice. Mais après tout, à quoi cela la mènerait-elle ? Faire croire que tout va bien, si c’est pour s’effondrer soudainement, sans que personne ne l’ai soupçonné ? Je ne sais pas… Je préfère me dire qu’elle ne fait pas semblant, cela me simplifie grandement les choses.

J’entends quelqu’un monter les escaliers, et les pas sont trop lourds pour appartenir à la frêle Camilla. Jeffer étant également à l’étage, je ne peux qu’identifier cette personne comme un certain blond ayant frappé quelques minutes plus tôt. Lyra tourne également la tête.

 

 

- Tiens, t’es encore vivant toi ? Crache Drake.

 

Je suis étonné de la vélocité de ses propos. Je crois simplement qu’il est furieux contre Andreas. Comme Clint, il lui en veut de se détruire, mais surtout, de s’en foutre royalement.

 

- T’as l’air déçu, mon chou, ironise le blond, la prochaine fois j’essayerai la même chose sur l’autoroute, j’aurais plus de chances de crever, et tu seras content.

 

Les bras du batteur se mettent à trembler, ses mâchoires aussi. Il est furieux, il est frustré. Je le comprends. Parfois, je me demande si un jour, quelqu’un sera capable de faire réaliser quoi que ce soit au jeune homme, que ce soit par les mots, que ce soit par les gestes. Andreas plaisante sur sa propre mort, et ça peut sembler inoffensif, au premier abord. Cependant, cela va bien plus loin. Je crois vraiment que… qu’il s’en fout. Je crois qu’il se fout de la mort, et même pire, qu’il l’attend, comme une amie de longue date qui peine à arriver. Et ça, je ne comprendrai jamais pourquoi, à mon avis. J’ai trop d’estime pour l’existence humaine pour chercher à le comprendre.

 

 

- ‘tain, mais t’es vraiment con ! Fulmine Drake avant se marteler son précieux instrument de coups de baguette, comme un branque complet.

 

Andreas croise les bras, et le regarde s’exciter avec un détachement sans doute rageant, les sourcils levés. Je l’entends même émettre un petit rire.

Lyra regarde le jeune homme avec un air ahuri. Elle se demande ce qu’il fait là, et sans doute pourquoi il a quitté l’hôpital. Je ne la vois pas affolée ou quoi que ce soit ; le soir de l’accident, deux jours plus tôt, elle n’avait absolument pas paniqué, contrairement à Tess. Elle s’était rendue sur les lieux, m’avait téléphoné, et avait même attendu à l’hôpital, tout ça avec un calme dont je ne la pensais pas capable.

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119  posté le samedi 08 mars 2008 15:06

 

– Andreas ? Lance-t-elle soudainement.

 

- Oui ? Répond-t-il en faisant vivement volte face.

 

Elle se lève et s’avance vers lui de quelques pas, et je le vois la reluquer sans retenue. Un sourire appréciateur anime ses lèvres. Ma sœur se poste devant lui, s’appuyant plus sur sa hanche droite que gauche, et lève la tête vers lui.

 

- Est-ce que tu es prêt à passer un sale quart d’heure ?

 

Il explose de rire, et moi-même je ne peux m’empêcher de l’imiter. Lyra se rend complètement ridicule ; si elle pense avoir un quelconque pouvoir sur lui, elle se met le doigt dans l’œil jusqu’au coude.

Elle attend patiemment que cette crise de rire soit finie et continue d’un ton léger ;

 

- Je ne parlais pas de moi, et je sais très bien que tu vas t’en foutre complètement, n’empêche que j’en connais une qui va pas te rater quand elle va te voir…

 

 

A cet instant, une porte d’ouvre, et Camilla déboule dans la pièce, et reste figée devant son meilleur ami. Ses lèvres sont légèrement entrouvertes tandis que ses yeux s’emplissent d’éclairs, et qu’elle parcourt la distance qui la sépare d’Andreas à grands pas, et le gifle avec une force insoupçonnée. Il ne vacille pas, ne cligne pas des yeux, même, il sourit. Ce type est masochiste, c’est la seule explication.

 

- Qu’est-ce que tu fous là ? L’agresse-t-elle. Tu ne devrais pas être ici, imagine que…

 

- Je suis entier, lui coupe-t-il la parole froidement, entier, en bonne santé, et même pas défoncé ! Profites-en, c’est pas souvent, ajoute-t-il en imitant à la perfection ce que l’on pourrait appeler un rire sincère.

 

Sauf qu’il ne l’est pas. A cet instant, Camilla se déchaîne l’assaille de tapes sur les épaules, lui hurle dessus à la manière d’une hystérique. Ils s’enferment dans sa chambre, et la dispute continue. La jeune fille se met dans tous ses états, et pas une seule fois on ne peut entendre Andreas répliquer. C’est sans doute cela qui la fait crier encore plus.

Je lance un regard en coin à Lyra qui arbore un sourire moqueur. Elle sait aussi bien que moi que cet accrochage n’aura jamais aucune répercussion sur le comportement du jeune homme, cependant, elle est sans doute celle qu’il écoutera le plus.

 

 

Tout à coup, la voix de Camilla s’éteint. Un long silence se prolonge, atteint les cinq ou six minutes. Drake a également arrêté de jouer, et nous lance un regard intrigué.

Puis, le sourire de Lyra se fige, avant de fondre et disparaître comme glace au soleil. Je tends l’oreille, et entends à mon tour.

A présent, ce sont des soupirs et des gémissements que Camilla produit. Une nouvelle fois, je ne peux pas m’empêcher de rire. Andreas commence à la faire monter au septième ciel après seulement cinq minutes. Ce type est un phénomène.

Mais cela arrive tellement souvent que nous ne sommes même plus choqués ou surpris.

 

- Ce serait quand même bien que tu ne transformes pas en baisodrome chaque endroit ou tu fous les pieds !Je crie à son adresse.

 

 

Pour toute réponse, un râle de plaisir parvient à mes oreilles. Andreas prend son pied aussi, apparemment.

Brusquement, Lyra se lève. Ses traits ne trahissent aucune colère, mais son pas raide traduit une crispation dont je ne mets pas longtemps à cerner les origines. Je soupire. J’avais espéré qu’elle fasse preuve d’intelligence, et qu’elle ne lui tombe pas dans les bras… J’avais eu tort. Face à lui, elle est aussi démunie que les autres. Il sait comment les utiliser, toutes, les manipuler, jouer avec leur nerfs jusqu’à les faire craquer. C’est un jeu, sa seule distraction en dehors de la musique. Comme un gamin. Un gamin brisé qui pleure sans cesse, mais qui est tellement las de n’être point écouté qu’il choisit de faire payer sa souffrance aux autres. Et il s’amuse. Finalement, je cerne plus le personnage que ce que je ne le pensais. Dans un sens…

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