111  posté le samedi 01 mars 2008 16:28

 

Je ne peux plus faire semblant de ne rien remarquer, il faut que j’intervienne.

Ce n’est pas de ma faute, mais voir une personne en telle détresse me touche, bien que je sais que vu mes talents pour réconforter, je ne vais absolument rien changer, voir rendre la chose pire.

Je me lève, et me dirige précipitamment vers elle. Elle ne bouge pas, et j’en ai presque l’impression qu’elle ne remarque pas ma présence. Je me mords la joue, gêné au possible, avant de passer un bras autour de son épaule.

 

 

- Hé ho… Je tente lamentablement d’une voix que je veux douce, pleure pas comme ça…

 

Je suis pitoyable. Vite, que quelqu’un m’apporte une corde, et de toute urgence ! Jamais je ne me suis senti aussi inapte à quoi que ce soit. Ma main se pose et s’enlève de son épaule comme un vulgaire yo-yo, tandis que mon autre bras pend le long de mon corps. Je ne sais pas quoi faire de mes membres, ni comment les utiliser. Je suis une réelle potiche au masculin.

 

- Que… Qu’est-ce qu’il se passe ? Mais merde, parle bordel !... Arrête, ça te ressemble pas de chialer comme ça ! Raaah, mais dit quelque chose !

 

 

Mon manque de tact fait presque peut à voir. Mais c’est comme ça, dès que je perds le control de la situation, je m’énerve, et je sors les pires conneries de la terre. N’empêche que voir quelque qui paraît toujours si fort craquer tout d’un coup, sans prévenir, c’est déroutant…

C’est presque aussi flippant que si c’était Andreas que je voyais verser des larmes… Mais bon, là, c’est carrément impossible à l’extrême.

 

- Je sais pas pourquoi je pleure ! Lance soudai Lyra d’une voix tremblante de rage. Je sais pas mais je n’arrive pas à m’arrêter ! Mais merde, je suis trop conne, putain !

 

 

Elle essuie ses larmes, mais au fur et à mesure qu’elle passe le dos de sa main sur ses joues, ses yeux sont humides à nouveau.

 

- Euh… Mais non, t’es pas conne… Enfin, si un peu, mais pas à cause de ça… Oh, et puis merde, c’est pas grave, t’as bien le droit de péter un câble de temps en temps, ça montre que t’es humaine ! Hein, Lyra ? Hé, Lyra, reste avec moi, hein ! Me refais pas le coup de je dégueule ou je tombe dans les pommes !

 

Note pour moi-même ; penser à prendre des cours de finesse.

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112  posté le samedi 01 mars 2008 16:33

 

Elle a un petit rire mouillé, et je reste là avec elle durant dix bonnes minutes, ma main toujours hésitante à lui tenir fermement l’épaule ou à se contenter de la frôler. C’est que je n’ai aucune idée de comment agir dans ce genre de cas, moi. Je n’ai jamais été réconforté, sans doute parce que aucune fois je n’ai montré que j’en avais besoin, alors comment suis-je censé savoir quel comportement adopter.

 

- T’inquiète pas, je ne vais pas gerber, m’assure-t-elle une fois qu’elle ait retrouvé l’intégrité de sa voix.

 

- Voilà une bonne nouvelle formulée avec une classe et une élégance digne d’une aussi belle femme, je plaisante, constatant avec soulagement que cette méthode semble fonctionner pour qu’elle arrête de se déshydrater.

 

 

- Ducon, va ! Rétorque-t-elle.

 

Miracle, l’emmerdeuse est de retour parmi nous ! Cette fois sans hésiter, je pose ma main dans son dos, et la pousse de manière à ce qu’elle avance vers le canapé qu’elle à quitté quelques minutes plus tôt. Elle m’obéit sans résistance, et s’avachit littéralement.

J’ai envie de lui parler encore un peu, mais me retiens quelque peu, trop apeuré de déclencher une nouvelle crise. Elle tourne la tête vers moi, et lance :

 

- Je ne t’aime toujours pas.

 

- Voilà, ça, c’est fait… Je marmonne, me retenant d’exploser de rire. Moi non plus ma vieille, je ne te supporte pas, mais j’étais sincère, je m’excuse, dorénavant, si je constate que je ne peux vraiment pas t’encadrer, ce sera à cause de ton attitude, pas simplement parce que tu fais du mal à Tess…

 

 

Elle prend une expression butée et incrédule. Apparemment, mon petit discours la surprend.

 

- C’est à cause de l’influence que j’ai sur ma sœur que tu ne peux pas me voir ? S’étonne-t-elle.

 

- Bah… Entre-autre, je réponds en me rendant compte à quel point je parais idiot.

 

- Tu l’aimes ?

 

- Non ! Non, enfin, pas comme elle…

 

- Ah…

 

Un silence de mort s’installe, et je m’en veux soudainement de me montrer aussi expressif de mon état d’esprit. Ca ne me ressemble pas ; j’ai une réputation de glaçon par excellence que je n’ai jamais reniée, puisque de cette façon je ne souffre pas, ou moins, et il n’est pas question que je quitte cette protection ! Merde, je ne vais pas me laisser amadouer par une belle gueule et trois larmes ! Déjà que ça m’arrive avec Tess, si en plus je m’y mets avec sa sœur…

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113  posté le samedi 01 mars 2008 16:37

 

Lyra pousse un soupir un peu las et observe la pièce, comme si elle voulait en mémoriser les moindres détails. Puis, elle m’observe attentivement, son regard s’attarde sur mon visage, je le sens s’attarder sur mon front, parcourir le prolongement de ma mâchoire, pour enfin se braquer dans mes iris. Je fronce de plus en plus les sourcils, plus perdu que jamais.

Puis, elle détourne la tête aussi facilement qu’elle avait commencé cet examen, et déclare :

 

- Cette maison te ressemble. Ca à l’air simple, joli à première vue, assez calme, mais finalement, hyper glacial. C’est l’exacte image que tu donnes de toi.

 

 

J’ouvre la bouche pour formuler quelques paroles qui se borne à ne pas sortir, un peu dérouté par cette remarque inattendue. Je serre mes lèvres l’une contre l’autre pour les desserrer, et entreprendre l’exploit de bégayer royalement.

 

- Je… Euh… tu… Ca te prends souvent de faire des discours philosophiques à quatre heures de l‘après-midi, toi ?!

 

Je tente un humour plutôt désastreux qui évidemment ne remporte aucun succès. Pire, le regard de ma colocataire se fait de plus en plus oppressant et inquisiteur.

 

- Qu’est-ce qu’il t’es arrivé, Clint ? Me demande-t-elle d’une voix si basse qu’elle n’en est plus qu’un murmure.

 

- Et toi ? J’élude, presque instinctivement.

 

 

Ses traits perdent le peu de convivialité que j’avais réussi à lui faire gagner. Aussi nettement qu’un bout de bois qui se casse, son visage se fige et se durcit. Comme si quelque chose se brisait.

 

- Je t’ai demandé la première, rétorque-t-elle d’une voix sèche.

 

Je pince les lèvres, et me renfrogne de la même façon. Elle ne veut pas dire son secret et je ne compte pas parler du mien une seule seconde. Deux anges déchus tels que nous doivent comprendre les réticences de l’autre à révéler sa source de souffrance première.

 

- Ca ne te regarde absolument pas, et quand bien même ça serait le cas, tu n’en saurais pas plus, je lui crache tel du venin.

 

 

Soudainement, c’est comme si ces quelques minutes n’avaient pas existées. Le mur épais et presque indestructible qui nous séparait vient de ressurgir à nouveau entre nous. Je crois que c’est la force des choses qui veut cette distance. Je souffre, elle souffre, chacun des maux que nous éprouvons n’est qu’un écho des faiblesses de l’autre. Si nous nous mettions à partager nos tourments, nous n’en serions pas apaisés, mais au contraire, encore plus détruit. Je crois que c’est pour ça que ce mur s’obstine à exister. Intérioriser, voilà le seul remède que je connaisse qui montre un semblant d’efficacité.

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114  posté le samedi 01 mars 2008 16:43

 

– En fait, lance Lyra, on revient au point de départ. Ca n’a servi à rien que tu t’excuse, de toute façon on est incapable de nourrir une conversation agréable plus de deux minutes.

 

Je me lève, considérant cette conversation comme terminée. Je fais quelques pas, n’ayant tout d’abord pas l’intention de répondre, puis je m’arrête, et sans prendre la peine de me retourner, je déclare ;

 

- Si ça a changé quelque chose, Lyra. Au moins, quand tu recommenceras à faire chier le monde, je saurais que tu as une bonne raison, bien que je ne la connaisse pas. T’es pas si différente de moi que ça finalement. D’ici peu j’arriverai peut-être à te comprendre et t’apprécier.

 

 

- Oh, l’aubaine, se moque-t-elle.

 

Mon début de sourire donne suite à un éclat de rire. Mademoiselle Gray à trop de fierté pour admettre que j’ai totalement raison. Mais je suis sincère en disant cela, peut-être que finalement, son arrivée ici ne sera pas aussi néfaste que je le pensais initialement. De toute façon, le temps le dira.

J’avance, cette fois déterminé à rejoindre ma chambre, mais la porte d’entrée s’ouvre à la volée.

 

 

Tess entre en trombe dans la pièce, une expression affolée et perdue accroché obstinément au visage. Elle m’aperçoit et se rue vers moi pour se pendre à mon cou. Sa respiration est haletante et irrégulière. Je remarque immédiatement que quelque chose ne va pas, et même Lyra s’en aperçoit, car elle se lève précipitamment.

 

- Qu’est-ce qu’il y à ?! Demande celle-ci à sa sœur. Oh, Tess, qu’est-ce qu’il y a ?

 

Elle ne répond pas, elle se contente de me serrer le cou avec une force que je ne lui soupçonnais pas, elle semble totalement sous le choc. Je pose une main rassurante dans son dos et la serre contre moi quelques secondes pour la mettre en confiance.

 

- Tess, je lui souffle d’une voix très calme et régulière, qu’est-ce qu’il s’est passé ?

 

Elle me lâche, et s’éloigne de quelques centimètres, semblant reprendre ses esprits. Elle titube quelques peu en reculant, puis lève la tête directement vers sa jumelle.

 

- Andreas… Lance-t-elle.

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115  posté le samedi 01 mars 2008 16:51

 

– Andreas ? Quoi Andreas ? Je commence à m’affoler.

 

Oui, tout d’un coup j’ai peur, oui, tout d’un coup mon sang se glace, oui, tout d’un coup je me soucie de la santé de quelqu’un d’autre que moi-même. Toute catastrophe liée à mon ami implique sa dépendance à l’héroïne, neuf cas sur dix. Tess se borne à ne pas répondre, et je perds totalement le contrôle.

 

- Merde, qu’est-ce qu’il a Andreas ?! Je crie lui crie dessus.

 

 

- Il a eu un accident… en bagnole, j’ai pas… J’ai rien pu faire, il…

 

Elle déglutit avec peine, je tente de ne pas me ruer hors de chez moi pour me rendre immédiatement sur les lieux. C’est sûrement inoffensif, il faut que ça le soit !

 

- J’ai fais le plein à une station service ! S’exclame-t-elle alors. Il était là, lui aussi, j’ai reconnu sa voiture ! Je suis allée le voir et il était complètement défoncé, je te jure, il… Il se marrait pour que dalle, vraiment, enfin, comme quand il est défoncé quoi… je lui ai dit de monter avec moi, parce qu’il avait l’air de vouloir partir, et il m’a dit que je l’emmerdais, et il s’est barré à toute vitesse à contre sens ! Il s’est prit une autre caisse, je… Des gens ont appelés les secours, alors je suis rappliquée ici pour vous le dire !...

 

 

Mon cœur bat à tout rompre. C’est arrivé. Il a vraiment fait une grosse connerie. Il va en payer les frais, d’une manière plus ou moins désastreuse. Il n’y a rien que je me sente en mesure de faire. J’ai trop peur d’affronter la réalité, et trop honte d’admettre que je n’ai rien fait pour l’aider. Je refuse de faire face à mes erreurs, je refuse d’aller sur les lieux de l’accident, en lâche que je suis. Mais la peur est là, elle me paralyse, m’octroie les muscles, je suis incapable d’esquisser le moindre geste. Je tremble à peine, mais ce ne sont pas des tremblements contrôlé. Je me transforme en statue, espérant que mon cœur devienne à son tour une simple sculpture, pour ne pas ressentir cette détresse qui s’infiltre en moi. Je ne réalise pas. C’est Andreas, l’homme éternellement brisé, mais qui s’en sort toujours… Alors il va s’en sortir, c’est obligé… C’est inscrit. Il ne va rien lui arriver… Pas vrai qu’il ne va rien lui arriver ?

 

 

- C’est de ma faute, murmure Tess d’une voix emprunte d’une culpabilité qui semble si pesante que je doute qu’elle ne soit liée qu’à cet accident.

 

- Non, la dément Lyra contre toute attente. Tu peux te reprocher pas mal de coups salauds, volontaires ou pas, mais là tu n’y es strictement pour rien.

 

Et elle se rue hors de la pièce, nous laissant seuls tous les deux, chacun enfermé dans sa propre paralysie, dans sa propre peur.

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Muhahahahahahahahaha

 

J'ai vraiment cru que j'allais jamais pouvoir poster cette suite, avec le clique droit pour faire copier coller qui marchait une fois sur deux {#}

Mais bon j'y suis arrivée ! Une màj vierge de toutes pensées de Lyra xD Je préférais faire un peu plus de Tess, ça faisait longtemps qu'elle avait pas exprimé ses pensées la pauvre, et puis Clint, bah parce que c'est Clint quoi

Clint et Andreas sont nos idoles, à Miza et moi

A propos de ça, jeunes filles, changement de programme, Andreas appartient a Miza, et elle vous laisse Jake, pour celles qui le veulent

On fait la glaçon team, avec Andreas et Tyler

N'empêche Lyra qui craque, qui l'aurait cru ? OMG elle est humaine en fait xD

Et Andreas.... L'est mourru, pas la peine de revenir... Hééééé non partez paaas boutaaaade ! F'in vous verrez ... =) My god, I'm completely mad {#}

Bref, j'espère que cette màj vous a plu, et je vais faire de mon mieux pour poster la suite dès que je peux, mais ça va être chaud cette semaine, donc je vous promet rien, mais bon, sait-on jamais, peut être que j'y arriverai ^^ Sinon, ce sera ce week end =)

 

Je vous aime

 

Gwen

 

PS : UN BLOG FAN SPECIAL ANDREAS A ETE CREE

BANDE DE FOLLASSES

le lien : love-andreas-st

 

Merci

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