
L’après midi passe, j’en arrive à oublier mes tourments de début de journée pour profiter de cette après midi ensoleillée, au sens propre comme au figuré. Les futurs mariés respirent la bonne humeur, ça se sent, c’en est même contagieux.
Je ris sans avoir besoin de me forcer, et c’est agréable.
Mais le temps passe vite, même lorsqu’on a l’impression que les secondes ne défileront jamais.
Toutes les bonnes choses ont une fin, et celle-ci se termine trop tôt à mon gout. Mais je ne peux pas rester enfermée chez eux, loin de toutes complications éternellement. Il faut que je rentre chez moi, et que j’affronte le regard des personnes qui pourrissent et enchantent ma vie en même temps. C’est triste de penser à eux de cette manière, et pourtant, ce n’est que pure vérité.

- Je te raccompagne, Jeffer ? Je propose à mon ami.
- Ouais, c’est pas de refus ! Bondit-il sur l’occasion. Mais à une condition !
- Laquelle ? Je m’étonne.
- C’est moi qui prends le volant ! Ca n’a rien de personnel, mais ta manière de conduire me donne envie de gerber ! J’oublierai jamais la première et seule fois ou je suis monté en bagnole avec toi…
- Je venais à peine d’avoir mon permis ! Je me défends.
- Rien à foutre, rit-il, en avant ma belle, tu monte à la place passager aujourd’hui !

Je lève les yeux au ciel pour témoigner mon exaspération, et esquisse un sourire qui lui se charge de traduire mon amusement. J’avais oublié qu’il était capable de me faire ressentir deux sentiments bien contraires en même temps.
Lindsay nous lance un au revoir chaleureux, et Sheldon lance un regard entendu à Jeffer qui me fait douter l’espace de quelques secondes.
































