90  posté le mardi 26 février 2008 02:56

 

Lyra

 

Jake gare sa voiture sur le parking du studio d’enregistrement. Après avoir reçu un message d’Andreas l’invitant à prendre part à une répétition, il m’avait proposé de l’accompagner. Je sais que la seule raison pour laquelle j’ai accepté, mis à part le fait que j’apprécie cet homme, c’est parce que je sais que je vais revoir ce blond que m’obsède. Et je me sens pitoyable.

Maso, aussi, sans doute. Ce type me fait peur, et pourtant, il m’intrigue tant que j’ai envie de le contempler encore et encore, jusqu’à parvenir à cerner entièrement le personnage.

Je descends en silence, tandis que Jake m’attends, les bras croisés, apparemment amusé par ma lenteur.

Il pousse la porte, et un son de guitare parvient à mes oreilles. Par réflexes lorsque j’entends de la musique, je ferme les yeux. La mélodie est merveilleuse. Douce et énergique, je lui trouve un arrière gout d’espoir…. Non, je me trompe. Il n’y a aucune espérance dans cette partition. Une simple envie d’espérer, et c’est la plus grande différence.

Une voix grave, plutôt agréable parvient à mes oreilles. Ce n’est pas sa sonorité qui est épatante, non, c’est l’émotion qu’elle arrive à transmettre à travers de simples mots.

 

( ps : La chanson est de moi, mais on va faire comme si c'était digne d'un texte de John Lennon Ok ? )

 

Parce que jamais personne n’a pris la peine d’écouter quoi que ce soit

Je ferme mes yeux une dernière fois

Dans l’espoir si naïf qu’à l’intérieur du monde dans lequel je me mure,

Quelqu’un sera capable d’effacer mes blessures

 

Toi qui ne connait rien de la vie et qui fait semblant de souffrir

Juste parce que tu sais que sans ça tu n’attireras pas les regards

Je me demande parfois si derrière tes faux semblants tu réprimes ton envie de rire

Ou si tu tentes de te convaincre de la réalité de ton cauchemar

 

 

Prends conscience de ta chance, de ta putain de chance

De faire parmi de ceux sur qui la vie ne s’acharne pas

Cesse de te morfondre, et contribue à la renaissance

De toutes ces âmes errantes qui ont choisi de se tenir près de toi

 

Sauve-moi, sauve-moi de tout, sauve-moi de rien

Sauve-moi de ce néant qui me brûle, qui me rend sourd

Sauve-moi, mais n’attends rien en retour

Sauve-moi, et laisse-moi fuir vers de nouveaux lendemains

 

 

Ta sincérité m’échappe et m’obsède à en devenir fou

Je ne décèle dans tes yeux aucune authenticité

Pourtant je te crois, je te laisse m’emmener je ne sais ou

De toute façon j’ai tout perdu, il n’y a plus rien que tu puisses m’enlever

 

Tu vois j’ai toujours pensé à la vie comme une épreuve à surmonter

Maintenant que tu es là, je la perçois comme un long chemin de souffrances inutiles

Pourquoi t’échines-tu à rendre les choses si difficiles

Je sais que tu ne me fais aucun bien et pourtant j’ai besoin de toi pour me guider

 

 

Même s’il est trop tard

Même si je suis perdu depuis longtemps

Je veux que tu me sortes de ce trou noir

Je veux que tu laisses mon désespoir s’éparpiller aux quatre vents

 

Sauve-moi, sauve-moi de tout, sauve-moi de rien

Sauve-moi de ce néant qui me brûle, qui me rend sourd

Sauve-moi, mais n’attends rien en retour

Sauve-moi, et laisse-moi fuir vers de nouveaux lendemains

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91  posté le mardi 26 février 2008 03:06

 

Je mets quelques minutes à me rendre compte que la musique a cessé. Je rouvre les yeux, et rencontre son regard. Bien qu’il se trouve de l’autre côté d’une vitre à plus de quatre mètres de moi, je peux voir l’expression qui anime ces iris en ce moment.

Intense et inexplicable.

 

 

« Sauve-moi, sauve-moi de tout, sauve-moi de rien Sauve-moi de ce néant qui me brûle, qui me rend sourd... »

 

Ces mots le reflètent à la perfection. Il donne envie d’être sauvé. Mais de quoi ? De rien, justement. Sa vie est un immense… Rien. Un vide.

Du moins, c’est l’impression qu’il dégage.

J’ai conscience d’être égocentrique, mais ces paroles raisonnent inlassablement dans ma tête, si bien que j’ai l’impression qu’il me les adresse.

 

 

- Je… Cette chanson est très belle, je lance à Jake, cherchant à dissimuler mon malaise, mais également à lui faire part de mes impressions.

 

Il se renfrogne, et je fronce les sourcils. Qu’ai-je encore dit ?

 

- Je ne l’ai jamais entendue avant, marmonne-t-il. Je crois que c’est ce qu’il écrivait cette nuit, à la table du salon.

 

Je ne masque pas mon étonnement. Alors il composait une chanson entière, paroles et mélodie en une seule nuit ? Était-il un véritable génie ?

 

- Il écrit tout le temps, m’informe Jake impulsivement. Il a un peu foiré l’air du refrain, ça colle pas du tout, puis je n’aurais pas ouvert le stéréo à ce point, mais après c’est une question de goût… et puis le chant, c’est vraiment pas ce qu’il fait le mieux !

 

 

 

Je le regarde, effarée qu’il puisse trouver une seule critique à faire sur ce que je venais d’entendre. Mais après tout, c’était eux les musiciens, par moi.

J’entends alors quelqu’un pester depuis la salle d’enregistrement, et étant donné que le blond est la seule présente, je devine que ces cris si mélodieux proviennent de lui. Il sort d’un pas vif et sec.

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92  posté le mardi 26 février 2008 03:18

 

 

Il se braque devant nous, porté par un charisme presque indécent.

 

- Ca va Jake, tu t’éclates à ramener tout le quartier assister aux répétitions ? Bravo, bel esprit de partage ! Pourquoi t’as pas invité ton frère tant qu’on y est ?!

 

Je sens le jeune homme brun serrer les poings, imperceptiblement. Cette remarque lui fait très mal, pour de simples mots lancés en toute ironie. Je devine qu’il y a un message caché que seuls les deux garçons peuvent comprendre.

 

 

- Et toi frère à toi, il est où ? Il préfère toujours se pendre plutôt qu’être ici, ou c’est déjà fait ?!

 

Andreas lève le poing, sa mâchoire contractée au possible. Et bizarrement, en le voyant comme ça, je n’ai pas peur. Pourtant, il est effrayant.

Mais le fait de le voir enfin réagir à quelque chose lui donne ce côté humain que je lui ai cherché. Cependant, je viens de penser trop vite.

Il laisse retomber mollement son bras le long de son corps, et esquisse un sourire insupportable.

 

 

- Qui te dit que son corps ne se balance pas déjà au bout d’une corde ? Choisit-il l’humour noir. Bon, tu me la vires, moi je vais pisser.

 

- Ouais, c’est ça, va te piquer, tu trembles ! Cingle le brun. Allez, qu’est-ce que tu fous encore là ! Vas-y espèce de camé de mes deux, va te détruire encore un peu, t’en as pas déjà assez eu !

 

Andreas se fige, nous tournant le dos, mais ne fait pas volte face. Il se contente de pivoter légèrement le visage sur sa gauche.

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93  posté le mardi 26 février 2008 03:25

 

- Je suis sevré, Jake.

 

Sa voix tremble, ses bras aussi. Il ment, et c’est évident. Je sais reconnaître les façons dont le manque de drogue se manifeste chez quelqu’un. Je ne suis même pas surprise, ni choquée.

Simplement, profondément triste. Triste pour lui.

 

- Mon cul, ouais, peste son ami.

 

 epte

Andreas s’enferme dans les toilettes, et y reste longtemps, trop longtemps.

Le mystère déjà présent autour de lui s’épaissit considérablement. Il y a deux types de personnes dans ce monde. Ceux qui se limitent aux constatations des actes, et ceux qui tentent d’en comprendre les significations.

Certains diraient ; Il se drogue. C’est un petit con qui cherche à se sentir supérieur une fois dans sa petite vie de merde.

D’autres, comme moi, se demanderont ; que s’est-il passé de si atroce dans sa vie pour qu’il ne voie aucune autre issue possible ?

 

 epte

Sauve-moi…

 

J’ai peur pour lui, pour cette énigme vivante.

epte

Sauve-moi de tout…

 

Mais quel est ce tout, Andreas ?

 

Sauve-moi de rien.

 

Le néant est le fils du chaos. Je ne peux rien faire.

Et pourtant, j’ose de promettre d’essayer.

 

Même s’il est trop tard

Même si je suis perdu depuis longtemps

Sauve-moi…

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Muhahahahahahaha

 

Dans la famille, je publie a des heures pas possible, je voudrais la suite x)

Désolée, j'y suis pour rien, je voulais publier plus tôt, MAIS je me suis retrouvée à regarder Match Point par coup de 30 secondes car je faisais une conversation audio trèès très intellectuelle avec Miza sur msn, et donc ça coupait mon film que j'ai regardé en deux fois plus de temps que normal XD Bref, passionant ma vie n'est-ce pas ?

Est-il nécessaire de préciser que mon personnage préféré est Andreas ? Je ne pense pas fufufu !

J'espère que cette màj vous a plu, moi j'ai galéré pour la faire, entre les quatre heures que je prenais a écrire un article et le temps de faire les photos ou mon jeu ramait particulièrement... Tuez moi maintenant et sortez moi de ma misère

La suite ? Je fais comme je peux =)

Pendant cette première semaine de vacances (pour moi fufufu) je peux publier, donc je fais de mon mieux xD

 

Je vous aiime

 

Gwen

 

Ps : Juste une petite déclaration d'amour ;

 

Miza je t'aime ma IW chérie, rencontre de l'année !

CHAMPAAAAAAAGNE =D

Tu es une fille géniale, un peu JSBEJM'A, RDLL, CDDL, et CA sur les bords, mais bon, je te pardonne xD

Tu me fais rire, et je suis contente que tu partages ma tendance a me conduire en parfaite IW xD On trouvera un moyen de se voir, même si pour uen week end c'est mort, on se rattrappera sur les vacances, je viendrai a bout des 11 heures ( ou 6 xD) de train rien que pour toi, si c'est pas beau

Merci d'écrire Never Again, merci de me faire rire, merci d'être la Marinette =D

Je t'aime

 

Ps2 : Un blog bonus a été créé par une lectrice, ici ! Merci énormément

 

Comme promis, voilà les montages

 

Celui de Nell'

 

Celui de Stay

 

Celui de Little Cherry

 

Celui de Camella

( qui est a fond sur le yaoi et qui pense qu'Andreas est Gay ! Nawak follasse )

 

Et enfin celui de ma Miza d'amour que j'aime

 

Merci à tous ils sont magnifiques

Cliquouillez dessus pour agrandir

 

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94  posté le samedi 01 mars 2008 15:01

 

Tess

e  m’enferme dans ma voiture, et démarre à toute vitesse.

J’en ai marre, marre que tout aille mal au point d’en avoir envie de crier. Depuis que ma sœur est ici, je n’ai pas connu un seul foutu jour de bonheur. J’explose, sans que personne ne l’ai soupçonné.

Mais de toute façon, je suis comme ça. J’intériorise, encore et toujours, puis soudainement, un détail vient détruire tout mon self control. Je crie, je hurle, je m’en prends à la terre entière pour ne pas pleurer.

Un rien peu me faire craquer. Et en cet instant, ce rien porte un prénom. Clint.

be

be

Je le hais, au plus profond de mon être, je le hais.

Et je me maudis de ressentir quelque chose de si fort pour lui. La haine est malheureusement trop proche de l’amour, seule une ligne invisible départage ces deux sentiments. Une ligne qu’on franchit très, voire trop, facilement, et derrière laquelle je ne cesse de basculer.

Tout chez lui m’insupporte. De sa manière de se comporter en salaud invétéré avec les femmes jusqu’à sa froideur impossible à briser.

Cette froideur qu’il a fait devenir sienne depuis déjà bien longtemps. Je crois que je ne comprendrai jamais d’où elle provient. Sans doute de son enfance, ou de son adolescence… D’une part de sa vie où je ne le connaissais pas encore.

be

be

D’une part de sa vie qui l’a brisé.

Il semble se chercher de jour en jour, il semble se battre pour garder la tête hors de l’eau, et continue pourtant d’afficher un sourire sur son visage. Figé, certes, mais un sourire quand même.

Il s’en sortira, je le sais, ce n’est qu’une question de temps.

J’espère seulement faire parti de sa renaissance.

Une fois de plus, je me prouve à moi-même cette réalité à laquelle je ne veux pas faire face.

Je suis indéniablement, profondément, et dangereusement amoureuse de lui.

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