
- Lindsay, je vais te dire un truc, commence-t-il d’une voix lente, déjà au collège, j’étais amoureux de toi, mais je ne faisais rien, d’abord parce que tu étais la sœur de l’un de mes meilleurs amis, et qu’en plus, très sincèrement, tu n’en avais pas grand-chose à foutre de moi. Et puis on a grandit, t’as rencontré ton premier amour, et moi j’ai rencontré Nikita. Pendant toute cette période, tu n’étais plus qu’une simple amie, et puis, petit à petit, avant même que Nikky ne… Il déglutit avec peine. C’est toujours quelque chose de difficile à dire, ce genre de phrases. Avant même que Nikky ne meurt, j’avais recommencé à ressentir des choses pour toi, mais je l’aimais elle aussi, et la question de qui choisir entre vous ne se posait pas pour l’instant. J’étais avec elle, tu étais avec Samuel, point. J’étais réellement amoureux de vous deux. Puis quand elle est morte, tu sais bien le choc que ça m’a fait, les quelques années sombres que j’ai vécues… Et j’ai fini par me torturer, parce que plus le temps passait, plus je pensais à toi, à trouver un moyen d’être avec toi… Et je me dégoûtais, parce que l’une de deux femmes que j’aimais était morte, et que je pensais déjà à une autre. Mais tu n’étais pas tout simplement « une autre » Lindsay… Tu étais bien plus qu’une simple « autre »… Et puis, j’ai fini par comprendre. J’ai fini par comprendre que je t’aimais plus que tout, même plus qu’elle. Plus que Nikita, et qui si elle avait été en vie, cela n’aurait rien changé, parce que je sais que j’aurais fini par aller vers toi. Alors j’ai arrêté de m’n vouloir et j’ai décidé de me relever… Je ne peux pas dire qu’elle n’occupe pas une place particulière, ce serait mentir. Et je ne peux pas non plus dire que la perdre ne m’a pas détruit, ce serait faux aussi. Mais tu as su être là, et tu as su me reconstruire à toi toute seule, toi toute petite, toute frêle et toute fragile. Ne doute jamais de mon amour pour toi, parce que je crois bien que c’est le sentiment le plus sincère que j’ai jamais éprouvé.

Il termine cette longue déclaration avec un très léger sourire, et se relève de tout son haut. Déjà que quand je suis débout en face de lui, je dois me dévisser le cou pour lui parler, tellement il est grand, maintenant que je suis assise, c’est encore pire. Je n’esquisse pas un mouvement, les yeux dans le vague. Je ne réalise pas vraiment qu’il vient de faire l’une des plus belles déclarations d’amour que j’aurais pu espérer. En revanche, je réalise que mes yeux sont humides.
- T’es trop con… Je marmonne en m’essuyant les yeux. Je pleure maintenant…

Je me sens bien pathétique après son discours des plus sincères et touchants, mais je suis vraiment incapable de dire quoi que ce soit d’autre. Sheldon me tend les mains afin que je me relève pour l’embrasser une nouvelle fois, mais à la place, je le tire vers moi, et nous tombons sur le canapé en riant aux éclats. Je crois bien que c’est ça qui me manquait, qui m’empêchait de croire pleinement à notre relation… J’avais juste besoin qu’il me dise quelque chose comme ça, tout aussi simplement. Maintenant, je sais que tout ira bien.





c'était la meilleurrìe histoire de Gwen je crois...

