
Nous restons enlacés quelques secondes, puis, il tourne la tête vers moi, et en quelques secondes, je me retrouve sur ses genoux, et il m’embrasse avec une passion presque nouvelle. Instantanément, j’ai envie de sourire. Embrasser tout en éclatant de rire à la fois, c’est une sensation étrange. Je n’ai plus vraiment envie de penser à tout ça, maintenant. Quand je dis tout ça, je parle de Nikita. D’ailleurs, il est très rare que j’y pense, depuis que j’ai surmonté ma culpabilité.
Sheldon relâche mes lèvres et m’adresse un sourire radieux auquel je réponds avec enthousiasme.

- Tu ne veux toujours rien me dire ? Me taquine-t-il.
J’hausse les épaules avant de poser ma tête contre la sienne.
- Crois-moi, c’est sans importance, et puis, ça va déjà mieux…
- Mes baisers seraient-ils le remède ? S’amuse-t-il en empruntant une voix encore plus grave qu’elle ne l’est déjà, cherchant sans doute à jouer les séducteurs.
Je feins une profonde réflexion avant de sourire malicieusement, mon regard retrouvant enfin de sa vivacité. C’est presque effrayant de constater à quel point son caractère à un effet indéniablement bénéfique sur moi.

- Mm… Je ne sais pas, je crois que tu devrais réessayer pour voir…
- Je pense aussi, on ne sait jamais, des fois qu’on se tromperait…
J’étouffe un léger rire avant de l’enlacer un peu plus fort, et de rapprocher mon visage du sien. Sheldon s’avance légèrement, penche son visage et ses lèvres se rapprochent des miennes. Elles s’effleurent, mais n’entrent pas encore en contact. Mon fiancé prend un malin plaisir à reculer légèrement à chaque fois que le baiser est susceptible de s’approfondir. J’émet un très léger soupir de frustration, tandis que celui-ci éclate d’un rire franc, tout en resserrant son étreinte autour de ma taille.

- Putain, t’adore te faire désirer toi, je lance d’une manière désespérément franche.
Ah, pour sûr, niveau richesse du langage, mon frère n’a pas vraiment eu une excellente influence… D’un côté, comment pourrais-je aller très loin lorsque l’expression fétiche d’Andreas est « tu me casses les couilles », et celle de Will, « Quelle bande d’enculés ! »…
- Quelle élégance, mon amour, se moque doucement Sheldon.
- Oh, toi, tais-toi et embrasse-moi si tu ne veux pas que je te viole sur place !
- Oh, non, au secours, violé par ma future femme, quel supplice, rit-il avant de fondre sur mes lèvres.












