
Il est tard, tard dans la nuit. Je pense, pense à la lumière du jour. Celle qui me donne l’impression de s’être éteinte.
Celle qui, je pense, ne feras plus jamais surface. Pas tant que je suis ici, avec eux. J’ai toujours eu peur de la solitude, et voilà qu’aujourd’hui, elle s’impose à moi comme une passe inéluctable de ma vie. Je pourrais ne pas l’être. Si je continuais de m’accrocher à Tania, seulement… A chaque fois que je regarde dans les yeux de celle que j’aime, j’y vois s’y refléter ma propre culpabilité. Je crois bien que nous sommes trop fusionnels. Ce que je ressens, elle le ressent aussi, et notre relation étant ainsi, je ne pourrai jamais me détacher de ces sentiments destructeurs qui me rongent.

Comme si j’étais l’assassin de toute une vie. Pire, de deux vies. Deux vies perdues, sans que je n’ai rien pu faire… Je n’y suis pour rien, et maintenant je le sais, pourtant, je ne peux m’empêcher de m’en vouloir.
J’ai honte, terriblement honte, j’ai mal, il fait froid ce soir. En cette nuit d’hiver, tout va mal. Que suis-je censé faire ? Ma décision est-elle la bonne ? Car oui, j’en ai pris une… Pourtant j’hésite.
Je lance un regard à la valise posée un peu plus loin. Celle qui est remplie de mes affaires. Partir… Fuir tout ce que j’aime et je désire…. Est-ce là la vraie solution ?
Tout recommencer à zéro… Je peux aller chez Andreas, il me l’a proposé. Peut-être pourra-t-il m’aider ? Il a eu mal avant moi. Peut-être saura-t-il m’empêcher de trop souffrir ?

Il est trop tard pour regretter quoi que ce soit. Bien trop tard. Et ma présence ici n’a plus de raison d’être. Même mon amour ne peut me retenir… Parce qu’il finira détruit par la douleur et la culpabilité. Je veux disparaître, avant d’assister à la décadence de mes propres sentiments. Je veux disparaître avant que Tania n’ait eu le temps d’en souffrir.
Je me lève, et me dirige vers ma voiture, valise à la main.
Le coffre claque brusquement, et je me hâte. Elle a le sommeil léger. Trop léger.
Je m’engouffre à l’intérieur du véhicule, et démarre le moteur. Derrière moi, la porte d’entrée s’ouvre.
J’appuie sur l’accélérateur, incapable de lui parler, ni même de la regarder une dernière fois.

Dans le rétroviseur, je m’empêche de l’observer courir derrière moi. Sa silhouette frêle se fait de plus en plus petite et floue. Je continue de rouler le plus vite possible, tandis que Tania n’est plus qu’un petit point à l’horizon.
Je vais tout droit, empruntant la route pour me rendre chez Andreas.
Je cours me réfugier chez lui… parce que je refuse d’être seul.
Plus bas. Plus bas. Toujours plus bas. Je tombe. Encore.














Sa serait bien qu'on retrouve Tania et Jake enssemble a la fin ( soyer pas jalouse les filles mdr )