
Mais tout devient vite très flou. Je ne vois plus que lui et sa beauté atypique qui me rend totalement incapable de toute pensée pourvue d’un minimum d’intelligence. Et cet air torturé qui ne le quitte jamais…
Mes sens semblent se décupler de manière surprenante. Je respire son odeur enivrante qui m’emplit les narines, j’explore le bas de son dos par de timides caresses qui osent à peine s’intensifier…
A vrai dire, je suis déjà bien assez obnubilée par ses yeux d’un noir qui a toujours su retenir mon attention, par sa proximité excitante. Je crois bien que jamais je n’ai eu l’occasion de le sentir si près de moi, aussi longtemps…

C’est à son tour d’être entreprenant. Je sens ses mains expertes caresser mes hanches et mon dos, lentement, doucement…
Je n’ose plus le regarder, sentant mes joues s’empourprer considérablement. J’ai soudain l’impression d’avoir treize ou quatorze ans, et de découvrir pour la première fois le côté plaisant des contacts physiques.
Sa main gauche s’envole de ma taille pour se poser délicatement sur ma joue, et me forcer à lever le visage, bien contre mon gré. Mais là, maintenant, tout de suite, je sais à peine comment je m’appelle… Alors il est bien évident qu’il peut obtenir ce qu’il veut de moi. Absolument ce qu’il veut.

Tout se passe à la fois extrêmement lentement et rapidement. Sa bouche entre en contact avec la mienne et sa langue force le barrage de mes lèvres, sans que celles-ci ne lui aient offert une réelle résistance. Je m’agrippe à lui cette fois sans une once de timidité, me foutant bien du monde autour de nous, de ceux qui nous regardent sans doute.
Un baiser avec Andreas ressemble à tout, sauf ce à quoi j’avais pu imaginer. C’est un million, que dis-je, un milliard de fois plus extraordinaire.
Et je n’ai absolument aucune envie de reculer mon visage de celui de cet homme qui m’embrasse. Je sens que mon cœur implose… Réellement. Il implose et sort de ma poitrine pour aller se réfugier juste à côté de sien, celui qui bat si faiblement et que j’espère aider par cette marque de soutien.

L’amour… Un sentiment que je m’étais jurée de ne plus jamais ressentir vient de me submerger avec plus de force qu’il ne l’a jamais fait. J’en suis prisonnière, pour mon plus grand malheur. Parce qu’aussi passionné ce baiser soit-il, je n’arrive pas, non, vraiment pas à déceler une ombre de sentiment de la part de celui qui me le donne…
Et pourtant je lui réponds avec assez d’émotion pour deux.
J’espère de toutes mes forces qu’il ne percevra pas cette dévotion toute entière, mais cela ma paraît dur, très dur… Sachant que je suis en train de m’offrir à lui avec une sincérité des plus troublantes.

- Viens, me murmure-t-il alors tout en lâchant mes lèvres uniquement quelques secondes.














*a chaud, très chaud, toute excitée comme une gamine amoureuse* x'D Gniaaaa, je l'aimeeeeee <333