
Une musique très douce résonne alors à mes oreilles, tandis que des personnes telles que Lindsay et Sheldon se rapprochent considérablement pour entamer une danse sensuelle et langoureuse. Même ma sœur est de la partie, avec Jeffer, bien qu’il est évident que ces deux là ne partagent pas les mêmes sentiments l’un envers l’autre. Mon frère s’ajoute à ces quatre là, tenant fermement Lesley par la taille. La magie de leur couple est morte, définitivement morte, c’est quelque chose que même moi, je peux pressentir. Honnêtement, je ne vois pas pourquoi ils s’accrochent tant, lui comme elle… Ces deux là ne s’aiment plus.

Je m’emplis au préalable d’une rancœur presque routinière à présent, m’attendant à surprendre Camilla pendue au cou de son blond, mais brusquement, une silhouette féline et solide se poste devant moi.
- Viens danser, me lance-t-il.
Ce n’est pas une question, mais un ordre. Alors qu’Andreas me force à me lever, je l’empêche de m’emmener plus loin.
- Non mais tu te prends pour qui ? Je lui lance au visage. Je n’ai pas d’ordres à recevoir de toi !

Je dois avouer que je suis tout de même surprise… Lui, qui s’est fait un plaisir de m’ignorer depuis ma malencontreuse rencontre avec son frère, et pire, de me mépriser, m’invite soudainement à partager un magnifique slow. Je le répète, quelque chose ne va pas chez lui… Et ce n’est apparemment pas pour me déplaire, vu l’allure à laquelle ma colère est réduite à néant devant son regard.
- Tu viens danser, s’il te plait, Lyra ? Répète Andreas en accentuant d’un air moqueur la dernière partie de sa phrase.
Je tente de ne pas baisser les yeux en affrontant les yeux, mais c’est peine perdue. Je soupire, lasse, et hoche la tête.
- C’est bon, j’arrive…

Cet habituel sourire narquois anime ses lèvres alors que sa main s’empare de la mienne pour me mener avec rapidité et adresse au milieu des autres danseurs. Il encercle doucement ma taille de ses bras fins mais musclés, et je fais mon possible pour ne pas me laisser aller et lui sauter littéralement dessus. M’emparer de ses lèvres si désirées en cet instant paraîtrait peut-être un peu déplacé, et plutôt masochiste…
Il ne faut pas que j’oublie que je danse avec Andreas, et non la réincarnation de la douceur.













