
Clint
- Bande de salopards égoïstes et cons comme leurs pieds !
Telles sont les paroles ma foi fort pacifiques et distinguées que je lance à Jake, Sheldon et Andreas. Deux d’entre eux me regardent avec un air surpris, tandis que le dernier, le blond, éclate de rire.
- Doucement Clint, tu vas exploser, me conseille-t-il d’un ton détaché.
Je le gratifie d’un regard de tortionnaire tandis que je fais tout pour éviter de poser mes yeux sur une brune. Une jolie brune. Une très jolie brune. Une connasse.

Celle-ci se tient en retrait, les mains jointes dans son dos. Au moins, je sais d’ores et déjà qu’Andreas me soutiendra dans ma haine, lui qui n’a jamais apprécié Emily.
Cependant, je leur en veux quand même atrocement. M’appeler pour les aider à préparer la soirée donnée en l’honneur de l’anniversaire de Jake, très bien. Joindre cette fille à nous, pas très bien. J’esquisse un geste vers la porte, immanquablement tenté par l’envie de sortir. Je m’arrête soudainement, et pose pleinement mon regard sur elle, son visage que je connais encore par cœur, son nez, sa bouche, et son corps que j’ai exploré d’une manière bien plus intense qu’avec n’importe qui d’autre. Donc je reste, cette fois immanquablement tenté par le diable.

Je m’arrache à cette contemplation prononcée pour inspecter la pièce d’un œil critique. Les canapés ont été reculés, la table basse aussi. Aucun grand changement à première vue, en fait.
- Vous aviez besoin de moi pour quoi ? Je demande, soudain pris de doute.
- Pour rien, se marre Andreas. On voulait juste de faire chier !
- Putain Andy, t’es pas fin ! Le réprimande immédiatement Sheldon dont la gêne évidente me rend encore plus furieux.

Mes poings se serrent alors que je me tourne à nouveau vers Emily, et cette fois, ce n’est pas pour admirer son petit cul. Je vois ses yeux s’agrandir sous la peur, et je me demande à quel point ma démence s’affiche en cet instant sur mon visage, mais après tout, je m’en fous comme de l’an quarante. J’en envie de cogner. Fort.
- C’est toi qui leur a demandé de m’appeler, hein ? je cingle d’une voix féroce.
Sa peur semble s’envoler. Elle se plante devant moi et me fixe d’un air que je ne peux supporter plus longtemps.
- Oui, avoue-t-elle d’une voix assurée.

Ma main par toute seule. Avant même que je ne m’en rende compte, elle porte une main à sa joue et m’assassine du regard. Une chose est sûre, elle n’a pas changé. Toujours aussi impulsive et caractérielle, je pense que si elle ne m’avait pas poignardé dans le dos en bonne traitresse, elle m’aurait frappé à son tour. J’en suis même sur.

















Bon ok je sors, je sors !! 